09/04/2013

175 - Blog en pause

Bonjour à toutes et tous

En février dernier je vous informais que je mettais mon blog en pause car je n'avais plus le temps de venir répondre aux questions posées, surtout que beaucoup de réponses à ces questions  se trouvent sur le blog, il suffit de faire quelques recherches dans les archives et de lire les articles.

J'aurai pu bloquer les commentaires mais dans ce cas vous n'auriez plus eu accès aux réponses déjà données, je vous demande donc de consulter les commentaires précédents avant de poser une question.

Si vous avez une urgence, vous pouvez me joindre sur mon adresse mail, mais ne posez plus de questions ici, lisez et je suis certaine que vous trouverez la réponse.

Je vous remercie de respecter ma demande.

Je reviens très bientôt.

Cordialement  289j19np.gif

19:01 Écrit par Martine dans Divers | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook | |  Imprimer

17/02/2013

174 - Je fais une pause sur mon blog.

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Bonjour à toutes et tous,

Je vais bientôt commencer la reproduction de mes canaris et de ce fait je manque de temps pour m'occuper de mon blog.

Toutefois, tous les articles restent accessibles.

Je vous remercie sincèrement pour vos commentaires et la confiance que vous me témoignez.

En cas de réelle urgence vous pourrez toujours me joindre sur mon adresse mail.

Je vous souhaite bonne continuation.

A très bientôt.

Cordialement,289j19np.gif

 

15:24 Écrit par Martine dans Divers | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer

31/12/2012

173 - Bonne année 2013

Je vous souhaite à toutes et tous une excellente année 2013, qu'elle vous apporte bonheur, santé et prospérité ainsi qu'à vos proches et à vos petits oiseaux.

 

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19:50 Écrit par Martine dans Divers | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer

27/12/2012

172 - Joyeux Noël

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00:25 Écrit par Martine dans Divers | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer

01/11/2012

171 - Mes nouveaux canaris

Bonjour,

En août dernier je suis allée dire bonjour à un ami éleveur qui m'a très gentiment fait cadeau de ces superbes canaris.

Les voici, je ne leur ai pas encore trouvé de nom mais ça va venir...Rigolant

Le premier est un joli mâle jaune intensif 

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Le deuxième est un mâle jaune schimel

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 Le troisième est une femelle jaune schimel

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Personnellement je les trouve très beaux, ils sont, depuis quelques jours, dans la volière avec mes glosters et tout se passe bien, je suis contente car j'avais peur de devoir garder une cage en plus de la volière surtout que je n'ai pas beaucoup de place.

Encore un tout grand merci à mon ami.

Désolée pour la piètre qualité des photos mais ces petites merveilles remuaient beaucoup, ils avaient peur de l'appareil photo donc je n'ai pas trop insisté.

 

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00:41 Écrit par Martine | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer

03/08/2012

170 - Foniogold - Paddy

Aujourd'hui, je vous présente une toute petite graine qui pour certains ne sert à rien mais personnellement je pense que cette graine donne de l'énergie à nos oiseaux, en Juin dernier mes oiseaux ont été malades, j'ai mis tout en oeuvre pour les soigner et quand ils ont été convalescents je leur ai donné cette graine en me disant que ça ne pouvait pas leur faire de mal au contraire.

Effectivement, non seulement ils adorent ces graines, mais ils ont retrouvé une belle énergie et apparemment ont repris du poids.

Ci-dessous vous trouverez la composition de ces graines et le témoignage d'un éleveur de canaris et juge de canaris de posture.

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Foniogold est une graine naturelle (paddy). C'est une graminée d'Afrique (Ouganda), réputée pour ses vertus médicinales (des propriétés antibiotiques naturelles), notamment pour aider à lutter contre les problèmes digestifs. Elle est très appréciée des indigènes, exotiques et canaris.

Le fonio est en effet réputé pour ses fortes teneurs en acides aminés soufrés: méthionine et cystéine. Il est riche en magnésium, zinc, manganèse, soufre, fer, calcium.

Administrez Foniogold dans une mangeoire séparée, étant donné que les graines sont très fines, mélangées à d’autres graines, elles risqueraient de se retrouver au fond. Vous pouvez aussi mélanger les semences à la pâtée légèrement humidifiée. Il est impossible de suralimenter les oiseaux.

Valeur nutritive par 100 gr :
Protéine brute 9 grammes
Carbohydrate 75 grammes
Matières grasses 1,8 grammes
Cellulose brute 3,3 grammes
Cendres brutes 3,4 grammes
Valeur d'énergie 1541 KJ

Minérales par 100 gr :
Calcium 44 mg
Phosphore 177 mg
Fer 8,5 mg

Vitamines par 100 gr :
Thiamine (B1) 470,5 mg
Riboflavine (B2) 100,1 mg
Niacine (B3) 190,9

Acides aminés :
Cystéine 2,5 %
Isoleucine 4,1 %
Leucine 11,4 %
Lysine 2,5 %
Méthionine 4,5 %
Phénylalanine 6,3 %
Thréonine 3,7 %
Tryptophane 1,6 %
Tyrosine 3,5 %
Valine 5,5 %

Conditionnement :
Sac de 1 kg

 

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FONIOPADDY* UNE GRAINE MIRACLE ?

 

Au début du mois de JUIN 2001, j'ai lu avec un très grand intérêt, dans une revue ornithologique allemande, un article émanant d'un éleveur et concernant l'utilisation de la graine FONIOPADDY.
D'après son récit, il aurait entendu parler de cette graine lors d'une exposition en Hollande en fin d'année 2000.
Cette graine serait en fait une semence sauvage originaire d'Afrique et plus précisément de l'Ouganda.
C'est un importateur hollandais, que j'ai eu l'occasion de rencontrer en NOVEMBRE 2001 lors de l'exposition Internationale IPOS à LORRACH en Allemagne, qui a découvert tout à fait par hasard cette graine aux vertus particulières.
En fait, alors que ses employés ougandais venaient de capturer divers espèces de granivores africains et que lui-même était en déplacement, les graines habituellement utilisées faisaient défaut.
Les employés n'ont eu d'autres solutions que de ramasser des graminées et semences sauvages afin de les nourrir.
A la surprise générale, tous les oiseaux y compris ceux atteints visiblement de COCCIDIOSE étaient en pleine forme au bout d'à peine une semaine d'utilisation.
En fait, la vertu principale du FONIOPADDY est de prévenir mais surtout de guérir les oiseaux atteints de COCCIDIOSE.
Durant trois longues années cette graine fût plantée par l'importateur hollandais et analysée par les autorités vétérinaires en Ouganda.
Pendant cette période, une analyse hebdomadaire des fientes de l'ensemble des oiseaux capturés fût diligentée.
D'après les déclarations desdites autorités vétérinaires, les résultats étaient époustouflants !
Après à peine une semaine d'utilisation du FONIOPADDY, toute trace de coccidiose dans les fientes avait disparu !
De même, les oiseaux visiblement sains mais ayant été en contact avec des oiseaux malades, n'avaient pas développé cette maladie !
D'après les essais effectués, cette semence de couleur brun clair qui est fine est très petite doit être donnée 2 à 3 fois par semaine à raison de 5 à 7 grammes par oiseau.
Etant d'un naturel plutôt sceptique mais ayant pu avoir l'opportunité d'acquérir dès le mois de JUIN 2001 directement auprès de cet importateur hollandais 2 kilogrammes de cette graine, j'ai voulu en tenter l'expérience et la donner à mes canaris de posture.
S'agissant d'une semence sauvage, je ne craignais pas de perdre mes oiseaux en raison d'un éventuel surdosage de ma part.
A sa réception, j'ai immédiatement, selon les indications communiquées, distribué cette graine à mes oiseaux dans des mangeoires séparées.
En effet, de par sa taille et son poids, si elle était ajoutée au mélange de graines traditionnel, elle ne tarderait pas à se trouver au fond de la mangeoire et les oiseaux ne pourraient la manger.
Aussitôt, mes canaris de posture en ont véritablement fait un festin et en moins d'une demi-journée l'ensemble des mangeoires contenant du FONIOPADDY étaient vides !
Au bout de quelques jours, j'ai pu constater qu'un certain nombre de mes oiseaux et tout particulièrement les plus âgés et ceux semblant malades et que je ne pouvais me résoudre à euthanasier, avaient des fientes légèrement plus liquides que les autres.
En fait, au bout de quelques jours d'attentes supplémentaires tous les oiseaux avaient recouvré une excellente santé, y compris les plus âgés et les " malades ".
Depuis, mes oiseaux ont des fientes biens formées et de bonne consistance sans trace de diarrhée ou de constipation.
Tous les oiseaux nouvellement acquis ont également été soumis à ce " traitement " et ont présenté au bout d'une semaine les mêmes symptômes que décrits plus haut mais ont très vite récupéré.
Afin d'être sûr que le FONIOPADDY soit mangé par tous les oiseaux j'ai décidé de mélanger les semences à ma pâtée légèrement humidifiée.
Pour ma part, et après six mois d'utilisation de cette graine je n'y vois que des avantages et surtout l'état de santé de mes oiseaux s'est visiblement amélioré et je n'ai pas perdu un seul oiseau atteint par la coccidiose !
D'après des éleveurs allemands qui utilisent cette semence depuis plus d'une année et avec lesquels j'ai pu m'entretenir, les résultats en matière de reproduction semblent être tout à fait spectaculaires.
En effet, les risques de diarrhées des jeunes au nid étant écartés, leur développement rapide fait plaisir à voir.
A voir certains éleveurs de canaris donner à leurs oiseaux avant la saison d'élevage une " cure " d'antibiotiques pour éviter la coccidiose, mais également, par la suite, être obligé de leur apporter des complexes multi-vitaminés afin de contre-balancer les effets secondaires de cette utilisation ; alors qu'il nous est possible en utilisant une semence naturelle et sauvage n'ayant subi aucun traitement d'éviter tous ces désagréments !
Je dois avouer que j'ai été, tout comme les autres utilisateurs du FONIOPADDY, véritablement stupéfait par ses effets sur l'état de santé de mes canaris de posture.
Bien entendu, FONIOPADDY n'est pas réservé qu'aux seuls canaris mais également à tous les autres granivores et tout particulièrement ceux plus sensibles au développement de la coccidiose.
A présent que l'effet de cette semence semblait être prouvé , il serait à peu près certain que d'autres éleveurs allaient me solliciter en vue d'en acheter.

 

En raison des frais de timbres très importants pour les colis postaux entre la Hollande et la France il était urgent de trouver un grainetier français.

C'est lors du NATIONAL de l'UOF. COM France qui s'est tenu à BELFORT les 8 et 9 Décembre 2001 et auquel j'ai eu le plaisir de pouvoir participer en tant que bénévole, que j'ai découvert qu'une société de Franche Comté commercialisait le FONIPOPADDY.
De plus, elle pratiquait un prix nettement inférieur à l'importateur néerlandais et expédiait par la poste en colis simple les commandes prépayées à un tarif normal !

 

Cette société est EXOTIC 2000, 127 Grand Rue à 25550 BAVANS téléphone 03 81 31 16 18, télécopie 03 81 31 16 19.

 

Je tiens à indiquer que je n'entretiens aucune relation commerciale avec cette société.

 

Pour ce qui est de son utilisation, je distribue le FONIOPADDY systématiquement tous les jours et ce tout au long de l'année, mélangée à une excellente pâtée légèrement humidifiée à raison d'une valeur d'un pot de yoghourt pour environ un kilo de pâtée.

 

Dès que je remarque qu'un oiseau est légèrement malade (somnolent, plumes ébouriffées, etc…) je n'hésite pas à doubler cette dose voire même à donner la semence pure dans un petit godet en lieu et place des graines et de la pâtée.

 

S'il la mange, tant mieux, par contre s'il la refuse, je la mélange à forte dose (deux tiers) à la pâtée ou aux graines (un tiers).

 

De même, en période de reproduction, je n'hésite à augmenter sensiblement la part du FONIOPADDY.

 

En période de repos, alors que la distribution de pâtée n'a plus lieu d'être, je présente la semence pure dans de petits godets dans les cages de vols ou volières et ce à raison d'environ une cuillère à café par jour et pour une vingtaine d'oiseaux.

 

Ce qui prouve bien qu'il n'est pas nécessaire d'acheter une grosse quantité de cette semence.

 

Pour ma part, j'en utilise en moyenne de kilogrammes pour environ 200 oiseaux sur une période de six mois.

 

De même, j'ai remarqué qu'en distribuant à petite dose du charbon de bois en poudre à mes canaris, ceux-ci ne présentaient plus la légère diarrhée que j'avais notée en début de période d'utilisation de la semence.

 

En tous les cas, il n'y a aucunement lieu de modifier quoi que ce soit d'autre dans le régime des oiseaux.

 

Pour ma part depuis que j'utilise le FONIOPADDY je n'ai plus perdu aucun oiseau par maladie.

 

Bien entendu, cela ne nous autorise pas à relâcher la vigilance et il faut impérativement veiller à l'hygiène parfaite de la pièce d'élevage et à apporter tous les soins nécessaires à nos oiseaux que nous aimons tant.

 

QUELQUES REMARQUES A PROPOS DU FONIOPADDY

 

Mon premier article paru sur le FONIOPADDY a suscité beaucoup d'engouement, de questions et de réflexions venant de très nombreux éleveurs.
C'est ainsi que j'ai réceptionné des courriers venant d'Europe, des Etats-Unis, d'Australie mais également du continent africain.

 

Après réflexions, il m'a paru utile de vous livrer quelques détails complémentaires que j'ai pu glaner sur Internet avec l'aide de Mme Suzy LIEBHART.

 

Ainsi, j'ai pu relever que le FONIOPADDY, appelé plus communément FONIO et dont le nom latin est Digitaria exilis, est une céréale rustique qui pousse à l'état sauvage et qui a la particularité de s'adapter à presque toutes les conditions climatiques.
La tige fait une quarantaine de centimètres de hauteur.
Il y a lieu de distinguer deux types de FONIO.
Une variété hâtive qui arrive à maturité en trois mois, et une autre tardive à cycle plus long qui dure quatre mois.
Cette plante n'a pas besoin d'engrais chimique pour se développer.

 

Le FONIO est cultivé exclusivement en Afrique de l'Ouest et pousse sur des terres marginales.

 

Un seul grain de cette semence peut produire jusqu'à 400, voire même 600 pieds. Cette plante rampante n'est pas facile à sarcler ou encore à récolter.
Son rendement est de l'ordre de 450 à 500 kilogrammes par hectare.

 

Les neuf pays sahéliens produisaient en 1994 de l'ordre de 34.000 tonnes de FONIO par an, soit à peine un demi pour cent de leur production céréalière.

 

Il est à noter que sa consommation est en plein essor, en particulier dans les villes d'Afrique de l'Ouest.

 

Les recherches faites sur cette semence n'ont fait que de commencer, mais dès à présent il a été relevé qu'elle avait des qualités diététiques exceptionnelles.
La semence une fois décortiquée ne contient pratiquement aucun lipide. Ceci en fait un aliment recommandé aux personnes atteintes d'obésité ou de diabète.

 

Son goût est très délicat et pourrait conduire à la réduction de la consommation du riz importé.

 

De plus en plus de femmes africaines l'utilisent dans la confection de leurs plats en raison de sa digestibilité et de sa saveur.

 

Comme pour le mil, il se mange essentiellement en bouillie accompagnée de sauces diverses.
Ses valeurs nutritives sont incontestées, au point que certains nutritionnistes le comparent à l'œuf.
Il est très riche en méthionine, un acide aminé très recherché.
De par sa richesse en fibre, il est facile à digérer.
Contrairement au riz et au mil, le FONIO n'augmente pas le taux de sucre (glycémie) dans le sang.
De plus, ayant les mêmes qualités gustatives que le riz, bon nombre de restaurants dans les grandes capitales africaines telles que, Abidjan, Dakar, Conakry, n'hésitent pas à le proposer à leurs menus.

 

Devant cet engouement, les pays francophones de l'Afrique de l'Ouest ont très sensiblement augmenté leurs productions.
C'est ainsi qu'en 1999, 170.000 tonnes de FONIO ont été récolté.

 

Pour ce qui est de nos oiseaux, et d'après les très nombreux témoignages que j'ai pu recueillir, bon nombre d'éleveurs en ayant fait l'expérience en ont été satisfaits.
Bien entendu, et contrairement à ce que j'ai pu entendre ou voir, il n'y a pas lieu de distribuer le FONIO de façon permanente et de surcroît en forte quantité.

 

Pour ma part, je le distribue à raison d'une cuillère à café pour environ cinq canaris tous les deux jours en période de repos.
En phase de préparation puis de reproduction, j'augmente sensiblement cette quantité et la distribue éventuellement de façon plus rapprochée.
Pour des oiseaux fatigués par les expositions ou ayant des désordres intestinaux, je n'hésite pas à leur présenter la semence pure et retire toute autre nourriture pendant une durée variant d'un à trois jours.
Il va de soi que je surveille très étroitement mes oiseaux à ce moment-là.

 

Le FONIO peut être mélangé à la pâtée d'élevage ou encore distribué pur dans les sucriers éventuellement mélangé avec un peu de charbon de bois en poudre.

 

Pour ma part, je n'ai pu que relever des effets bénéfiques de cette semence sur mes oiseaux.

 

Et à en croire le nombre de grainetiers étrangers s'intéressant à la distribution du FONIO, je ne dois pas être le seul dans ce cas

 

Avec la bénédiction écrite de :
Didier FAESSEL, Juge CNJF section Canaris de Posture,
2 rue des Hirondelles 67116 REICHSTETT
Téléphone, fax et répondeur: 03 88 33 91 27
e-mail :
didier.faessel@libertysurf.fr

 

et la collaboration de votre webmaster : Mureau Marc (ex juge posture à l'A.O.B.)

 

Ce produit est distribué dans notre province par la maison:

 

AU MOINEAU DORE, rue de Chatelet 15 à 6030 Marchienne au pont

 

Tél: 071/51.63.87 ou mail : moineaudore@skynet.be;

 

http://users.skynet.be/col/coi%20maladies.htm

 

 

 

 

 

 

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22:03 Écrit par Martine dans Alimentation | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer

01/07/2012

169 - Coupe des ongles de vos oiseaux

 

Coupe des ongles de vos oiseaux

 

Si vos oiseaux ont des ongles trop long ou en tire-bouchon cela va les empêcher de  bien se percher ou risquer qu'ils restent accrochés au grillage.

 

Il faut donc leur couper les ongles régulièrement.
Surtout bien faire attention car à l’intérieur de l’ongle il y a un petit vaisseau sanguin qui ne va pas jusqu’au bout de l’ongle, en coupant il faut toujours  faire attention de ne pas couper ce vaisseau car il risque de saigner et provoquer une hémorragie entraînant la mort de l'oiseau.

 

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12:35 Écrit par Martine dans Elevage | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer

23/06/2012

168 - Je suis désespérée !!!

Bonjour à toutes et tous.

Tout d'abord mille excuses à tous ceux et celles qui m'ont appelée à l'aide, et à qui je n'ai pas encore répondu, mais j'ai tous mes oiseaux (28) que ce soient les canaris, les diamants mandarin, les diamants de gould et les moineaux du japon qui maigrissent et attrapent un bréchet saillant.

Tous les conseils que je vous donne lorsque le cas se présente chez vous, je les ai appliqués sans succès alors que je sais que cela fonctionne en d'autre temps.

Je leur ai donné de l'Océcholine pour nettoyer leur foie, du Fungizone au cas ou leur état serait dû à un champignon, et là je viens de terminer une semaine de probiotiques pour refaire leur flore intestinale. Ils sont toujours dans le même état.

Ce qui est bizarre c'est qu'ils n'ont pas du tout l'air malade, il n'y en a pas un en boule, ni la tête sous l'aile, les mâles canari chantent à tue tête, tous vivent leur petite vie tranquille, mais dès qu'on les prend en main, c'est la cata, ils sont maigres, la peau de leur ventre est rouge foncé et leur bréchet est plus ou moins saillant selon les individus.

J'ai vraiment peur de les perdre tous.

Je leur donne un mélange de graines Versele Laga canaris Prestige auquel je rajoute 1/3 de graines d'alpiste.

Les exotiques recoivent le mélange Prestige prémium pour oiseaux exotiques de Versele Laga.

Je leur donne 1 godet de graines Fonio gold une fois par semaine.

Ils reçoivent du concombre, du brocoli, de la pomme etc, 2 à 3 fois par semaine.

Leur eau est changée tous les jours, (je prends de l'eau de source en bouteilles de 2 litres chez Lidl car l'eau du robinet contient trop de chlore).

De temps en temps je leur mets une grappe de millet.

Je ne sais vraiment pas quoi faire de plus.

Avant d'avoir ce petit élevage, j'ai toujours eu des canaris qui ont vécu jusqu'à un âge respectable de 10 à 11 ans, et je ne faisais pas autant attention que maintenant étant donné que je n'avais pas toutes les informations dont je dispose aujourd'hui, je leur donnais des friandises au miel, ce que tous les éleveurs déconseillent, et ils s'ont jamais été malades.

J'en déduis donc que :

- soit les souches actuelles sont beaucoup plus fragiles qu'il y a une quinzaine d'années

- soit les mélanges de graines ne sont pas réellement adaptés et que leur santé en subit les conséquences.

Toujours est-il que je ne sais plus quoi faire pour que mes oiseaux retrouvent la santé et reprennent un peu de poids.

Si certains d'entre vous ont déjà rencontré ce problème et ont pu sauver leurs oiseaux je suis preneuse de tous les conseils qu'ils pourront me donner.

A très bientôt.

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13:12 Écrit par Martine dans Santé | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer

04/05/2012

167 - Mirage des oeufs

 

 

L’évolution de l’embryon et le mirage

 

 Un embryon de canari se développe en 13 jours.

 

Le jeune poussin grandit tout d'abord à l'intérieur de l'oeuf.

 

Le jaune de l'oeuf représente sa nourriture, et la couche environnante du blanc de l'oeuf, appelé albumen, le protège des mouvements brusques ou des changements soudain de température.

 

Une coquille dure enferme et protège le contenu de l'oeuf.

 

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Au bout de 5 ou 6 jours, on commence déjà par apercevoir les vaisseaux sanguins par transparence.

C’est à ce moment qu’il est important de mirer les œufs pour vérifier qu’ils sont bien fécondés. En effet, s’ils sont « clairs », il vaut mieux retirer le nid et laisser la femelle se reposer pour un nouvel essai (repos d’une semaine environ).

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Oeuf fécondé après 6 jours de couvaison

 

 

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Oeuf clair (non fécondé) après 6 jours de couvaison

Il existe dans les commerces pour oiseaux des lampes à mirer, genre stylo à bille; néanmoins on peut concrètement se servir d'une petite lampe de poche (lampe torche) qui aura le même effet.

 

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Evolution des oeufs féconds

 

Le poussin

Les jeunes oisillons naissent nus, aveugles et sans défense.

Ils sont dépendants de leurs parents jusqu'à ce qu'ils aient toutes leurs plumes pour pouvoir voler.

L'évolution du poussin :

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23:52 Écrit par Martine dans Reproduction | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer

166 - Femelle canari qui couve

Voici mon deuxième couple de canaris de qui j'espère avoir 3 beaux petits.

 

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Onyx, le mâle gloster consort vert

 

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Ilona, la femelle gloster consort cinamon

 

Elle couve 3 oeufs qui théoriquement auraient du éclore le 3, aujourd'hui toujours rien, j'espère qu'ils vont éclore et que ce ne sera pas un coup pour rien.

Croisons les doigts.

 

 

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20:05 Écrit par Martine dans Mes oiseaux | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer

25/04/2012

165 - Mort de ma Fifille

Ce matin j'ai trouvé Fifille, petite canarette Gloster Corona morte dans sa cage.

Vers le 7 Avril elle avait fait un superbe nid, à l'époque elle était toute dodue, avec un beau ventre rebondi et bien jaune, donc prête pour nicher.

Les 10 et 11 avril elle a pndu 2 oeufs, sans plus, que je lui ai remis à couver le 15.

Le 21 avril je décide de mirer les oeufs, ils sont clairs, je lui enlève le nid mais elle n'était déjà plus dedans, comme si elle savait que ses oeufs n'étaient pas féconds.

Dès qu'elle a quitté son nid, elle avait tendance à se tenir en boule, la tête sous l'aile, les 2 premiers jours j'ai pensé qu'elle était fatiguée d'avoir couvé pendant une semaine.

Hier matin elle était en boule au fond de la cage, je l'ai attrapée sans difficulté et ai soufflé sur ses plumes pour voir son ventre et là horreur, celui-ci était tout rouge violacé.

Je l'ai de suite mise dans une petite cage avec de l'eau additionnée de vinaigre de cidre, j'ai saupoudré légèrement le sable avec du charbon de bois, (celui-ci absobe l'inflammation des intestins) mais elle ne bougeait déjà plus beaucoup.

Le soir j'ai regardé où elle se trouvait dans la cage et elle dormait près de la mangeoire, c'est là que je l'ai trouvée ce matin, morte.

Je suis très triste car elle avait tout juste 1 an et était née chez moi l'année dernière.

Je pense qu'elle a du avoir une hépatite aigüe pour être dans cet état.

Voici les photos que j'ai prises ce matin. c'est impressionnant, son bréchet est vraiment en lame de couteau, ses pattes sont violacées ainsi que son bec.

 

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13:40 Écrit par Martine dans Santé | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer

08/04/2012

164 - Joyeuses fêtes de Pâques

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21:45 Écrit par Martine dans Divers | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer

08/03/2012

163 - Les principales maladies et troubles affectant les oiseaux

Les principales maladies et troubles affectant les oiseaux
Un oiseau malade peut facilement ne présenter aucun symptôme puisque, dans la nature, si un oiseau se montre faible et malade, il sera tout de suite pourchassé par des prédateurs. À cause de cela, il n'est pas toujours évident de reconnaître les symptômes d'une maladie, il faut donc être très vigilant.

Certains symptômes vagues laissent présager que l'oiseau est malade : anorexie, léthargie, plumage ébouriffé, etc. Pour aider un oiseau à se remettre d'une maladie mineure, où pour l'aider le temps de se rendre chez le vétérinaire, voici quelques règles :

  • Tenir l'oiseau au chaud (sauf dans un cas de coup de chaleur).
  • Élever la température ambiante autour de 27°C à 30°C.
  • Si l'oiseau saigne, arrêter l'hémorragie.
  • Nourrir de force tout oiseau qui refuse de s'alimenter.
  • Maintenir l'oiseau dans un milieu discret à l'abri du moindre stress.

Ces conseils ne sont que des règles générales, pour plus de détails, voir la liste de maladies spécifiques citées ci-après.

 

Les maladies nutritionnelles et les problèmes digestifs:

Déficience en calcium (hypocalcémie)

La déficience en calcium est un problème très grave et malheureusement encore trop fréquent. Il est causé la majorité du temps par des déficiences dans la diète. Une diète mal balancée trop faible en calcium ou en vitamine D3 (nécessaire pour l'absorption du calcium) ou trop riche en phosphore est généralement la cause de ce trouble d'origine nutritionnelle. Les Gris d'Afrique sont plus susceptibles que les autres perroquets à développer une hypocalcémie.

Symptômes :

Causes :

Mauvaise alimentation trop riche en phosphore et trop pauvre en vitamine D3 et en calcium

Traitement :

Corriger la cause. C'est-à-dire fournir à l'oiseau une alimentation équilibrée. Si l'oiseau mange des grains, il faudra passer celui-ci sur la moulée ou, du moins, lui fournir des suppléments vitaminiques « Prime » régulièrement. Il est également important de fournir régulièrement à l'oiseau en hypocalcémie des légumes verts riches en calcium et de lui accrocher un os de sèche dans sa cage.

Le traitement devra être réalisé par un vétérinaire aviaire. Il consiste en des injections calcium et de vitamine D3 et en la réparation des fractures s'il y a lieu.

Prévention :

Fournir à l'oiseau une alimentation équilibrée, si possible de la moulée et lui fournir autant que possible plusieurs fruits et légumes.

Déficience en vitamine A

La déficience en vitamine A est causée par une absence ou une déficience en vitamine A dans la diète. Les oiseaux qui mangent de la moulée ont moins de risques d'avoir cette déficience. Elle arrive plus fréquemment chez les sujets ne mangeant que des graines et à qui on ne donne jamais de légumes. Les oiseaux qui sont nourris à la moulée devraient quand même pouvoir manger des légumes. La vitamine A se trouve dans les légumes jaunes (la courge, les épinards, les endives...). On la retrouve également dans les jaunes d'œufs. Cette condition est très fréquente.  

Symptômes :

Causes :

Mauvaise alimentation trop faible en vitamine A

Traitement :

Corriger la cause. C'est-à-dire fournir à l'oiseau une alimentation équilibrée. Si l'oiseau mange des grains, il faudra passer celui-ci sur la moulée ou, du moins, lui fournir des suppléments vitaminiques « Prime » régulièrement. Il est également important de fournir régulièrement à l'oiseau en déficience en vitamine A des légumes jaunes.

Le traitement devra être réalisé par un vétérinaire aviaire. Il consiste en des injections de vitamine A.

Prévention :

Fournir à l'oiseau une alimentation équilibrée, si possible de la moulée et lui fournir autant que possible plusieurs fruits et légumes. 

Déficience en vitamine K

La vitamine K est la vitamine qui aide la coagulation sanguine. Elle est présente dans la nourriture des oiseaux, mais est également produite par les bactéries de l'intestin. Cependant, si un oiseau est sous l'effet d'antibiotique pendant une longue période, il est possible que la flore intestinale en soit perturbée. Les antibiotiques utilisés pour traiter une infection peuvent tuer des bactéries bénéfiques du système gastro-intestinal. Cela peut entraîner des problèmes de production de vitamine K. Un excès de vitamine A peut également interférer avec la disponibilité de la vitamine K et causer une carence.

Symptômes :

  • hématome (épanchement de sang dans les tissus sous-cutanés)
  • temps de saignement prolongé
  • pétéchies (éclatement de vaisseaux sanguins en petites têtes d'épingle rouges)
  • saignement possible des narines

Causes :

  • Mauvaise alimentation trop faible en vitamine K
  • Utilisation prolongée d'antibiotique
  • Surplus de vitamine A

Traitement :

Corriger la cause. C'est-à-dire fournir à l'oiseau une alimentation équilibrée. Si l'oiseau mange des grains, il faudra passer celui-ci sur la moulée ou, du moins, lui fournir des suppléments vitaminiques « Prime » régulièrement. Il est également important de fournir régulièrement à l'oiseau en déficience plusieurs fruits et légumes.

Le traitement devra être réalisé par un vétérinaire aviaire. Il consiste en des injections de vitamine K et de cesser l'utilisation abusive d'antibiotique.

Prévention :

Fournir à l'oiseau une alimentation équilibrée, si possible de la moulée et lui fournir autant que possible plusieurs fruits et légumes.

Goitre

Le goitre est en fait une déficience en iode dans la diète.

Symptômes :

  • vomissements
  • dyspnée (difficulté à respirer)
  • déglutition constante
  • changement de voix
  • perte de la voix

Causes :

Déficience en iode dans la diète

Traitement :

Corriger la cause. C'est-à-dire fournir à l'oiseau une alimentation équilibrée. Si l'oiseau mange des grains, il faudra passer celui-ci sur la moulée ou, du moins, lui fournir des suppléments vitaminiques « Prime » régulièrement. Il est également important de fournir régulièrement à l'oiseau en déficience plusieurs fruits et légumes.

Les cas en début de maladie peuvent être traités à la maison en fournissant à l'oiseau un supplément d'iode par voie orale. Les cas plus graves devront nécessiter des injections d'iode. Le traitement oral est mélangé à l'eau pour une semaine ou jusqu'à ce que les symptômes disparaissent. Il est conseillé de continuer de donner ce supplément à l'oiseau guéri deux fois par semaine pour prévenir les éventuelles rechutes.

Prévention :

Fournir à l'oiseau une alimentation équilibrée, si possible de la moulée et lui fournir autant que possible plusieurs fruits et légumes.

Anorexie

L'anorexie se manifeste par le refus de s'alimenter.

Cause :

L'anorexie est la première manifestation de plusieurs pathologies

Traitement :

Corriger la cause. Souvent l'anorexie est liée à un autre problème. Il faut donc corriger ce problème. Il est cependant important de ne pas laisser l'oiseau mourir de faim pendant ce temps. Il est donc souvent nécessaire de gaver l'animal pour éviter une perte de poids considérable et même la mort. Le gavage peut se faire à l'aide de purée pour bébé oiseau.

Prévention:

Fournir à l'oiseau une diète de bonne qualité et un milieu de vie non stressant.

Constipation

La constipation est une condition rare chez les oiseaux, puisqu'ils font des fientes (liquide) et non des excréments (solide). Cette condition ne sera pas vue en détail vu sa faible incidence. Par contre, il est important de savoir qu'un oiseau qui semble forcer et qui a une masse rouge au niveau du cloaque n'est pas constipé. Il s'agit probablement d'une femelle en rétention d'œuf.

Stase du jabot

L'obstruction du jabot est une condition fréquente chez les nouveau-nés nourris à la main. Ce phénomène peut tout de même se produire à l'âge adulte chez les sujets plutôt gourmands ou les sujets qui reçoivent du gravier en supplément. On peut voir le jabot dilaté sous sa mince couche de peau

Symptômes :

Causes :

Traitement :

Corriger la cause. Mettre au jeûne et voir s'il y a amélioration. Si le jabot ne se vide pas, il faudra faire affaire avec un vétérinaire compétant en médecine aviaire. Souvent, il faudra vider le jabot et ensuite y introduire des antibiotiques et des antifongiques oraux.

Prévention :

Ne jamais donner de gravier aux oiseaux. S'assurer que les oiseaux mangent de façon convenable. Ne pas nourrir trop rapidement en trop grande quantité les bébés oiseaux nourris à la main.

Obésité

L'obésité est une condition assez commune chez les oiseaux en captivité. Elle peut toucher tous les oiseaux, mais elle est très fréquente chez les amazones.

Symptômes :

  • L'oiseau est gras, son bréchet est bien enrobé
  • Peut avoir des lipomes (amas de gras localisé) sur le corps
  • L'oiseau est rapidement exténué au moindre effort
  • L'oiseau a de la difficulté ou même une incapacité à voler

Causes :

  • Nourriture trop grasse (beaucoup de graines de tournesol, de carthame ou beaucoup d'arachides)
  • Excès de nourriture (gourmandise)
  • Manque d'exercice
  • Hypothyroïdie
  • Ennui

Traitement :

Corriger la diète et augmenter l'exercice. L'important est d'y aller graduellement. Il sera important de diminuer le gras dans la diète. Il faudra éliminer du régime alimentaire les graines de tournesol, les arachides et le carthame. Augmenter la taille de la cage ou placer l'oiseau dans une large volière contribue à augmenter le niveau d'activité. En plaçant son bol de nourriture très loin de son bol d'eau et de ses perchoirs préféré, cela force l'oiseau à bouger un peu pour s'alimenter. L'idéal est d'avoir une balance pour peser l'oiseau à chaque semaine. Un oiseau ne devrait jamais perdre plus de 3% de son poids par semaine.

Prévention :

Fournir à l'oiseau une diète équilibrée et de bonne qualité. Ne pas donner ou qu'en très petite quantité des aliments gras tels que les arachides, les graines de tournesol et de carthame. L'oiseau devrait constamment être stimulé à faire de l'exercice. Les amazones devraient toujours être surveillées de près, car ils ont une forte tendance à l'obésité

Diarrhée

La diarrhée peut avoir de multiples causes. Il est important de déterminer laquelle. Il est aussi important de savoir si l'animal est réellement en diarrhée ou s'il présente de la polyurie. La diarrhée consiste en une quantité plus importante de fèces liquides (composé vert ou noir de la fiente qui habituellement est solide). La polyurie consiste en une augmentation de la partie liquide de la fiente. Cette polyurie peut être due à plusieurs facteurs (alimentation riche en fruit, problèmes rénaux, oiseaux qui boit beaucoup, etc.) Le stress est une des causes les plus importantes de diarrhée. Il faut donc le limiter au maximum. Souvent, lorsqu'on élimine la cause du stress, la diarrhée arrête. Il existe par contre plusieurs autres causes possibles.

Symptômes :

  • L'oiseau produit une quantité anormalement abondante de fèces.

Causes :

Traitement :

Pour traiter la diarrhée, il faut traiter la cause du problème. Toutes les causes ne se traitent pas de la même façon. Si on ignore la cause de la diarrhée, mais que l'oiseau semble tout de même en forme et qu'il continue de s'alimenter et de s'abreuver, il est possible de commencer un traitement maison. Ce traitement consiste à éliminer les sources de stress. L'idéal est de placer l'oiseau dans une pièce tranquille et à la chaleur. Si la condition ne s'améliore pas ou qu'elle se détériore, il est important de consulter. Un vétérinaire compétant en médecine aviaire saura diagnostiquer la cause exacte du problème et ainsi commencer un traitement approprié.

Prévention :

  • Fournir à l'oiseau une alimentation de première qualité adaptée à son espèce.
  • Ne pas effectuer de changements trop brusques d'alimentation.
  • Prévenir toute ingestion de matériaux toxiques en les éliminant du milieu de vie de l'oiseau.
  • Ne jamais donner de gravier aux oiseaux.
  • Fournir un milieu de vie non stressant à l'animal
  • Visiter le vétérinaire annuellement pour prévenir les maladies courantes

Vomissement et régurgitation

Vomissement n'est pas synonyme de régurgitation. Chez l'oiseau, la régurgitation est le processus qui fait en sorte que la nourriture sorte du jabot vers la bouche tandis que le vomissement est en fait une expulsion de nourriture de l'estomac (ventricule, proventricule) ou même des intestins vers la bouche.

 

Certains oiseaux ont l'habitude de régurgiter sur leur jouet préféré ou sur leur maître. Ce phénomène est tout à fait normal. L'oiseau imite le comportement qu'il aurait dans la nature avec son partenaire sexuel. En effet, en période de reproduction un oiseau peut nourrir son partenaire qui reste au nid pour s'occuper des bébés. Ce type de régurgitation est relativement fréquent chez les oiseaux en captivité et il n'y a pas lieu de s'alarmer. Lorsque cette régurgitation a lieu, il est possible d'observer l'oiseau se secouer la tête comme lorsqu'on nourri des bébés à la main et par la suite, on voit remonter le contenu du jabot dans le bec.

Symptômes :

  • L'oiseau a de la nourriture qui lui remonte dans le bec
  • L'oiseau se secoue la tête pour se vider le bec
  • L'oiseau a les plumes du visage ou de la poitrine souillées de vomis

Causes :

  • Ingestion de corps étrangers
  • Intoxication
  • Nourriture avariée
  • Ingluvite infectieuse (inflammation du jabot de nature virale ou microbienne)
  • Jabot blessé ou obstrué
  • Suralimentation
  • Insuffisance rénale
  • Hépatopathie (maladie du foie)
  • Hyperplasie thyroïdienne (plus fréquente chez les perruches)
  • Certaines médications (Les sulfas et la doxycycline ont tendance à causer des régurgitations)
  • Allergie alimentaire
  • Gastroentérite de nature infectieuse
  • Obstruction gastro-intestinale

Traitement :

Il faut commencer par trouver la cause des régurgitations pour pouvoir la corriger adéquatement. S'il s'agit d'une première régurgitation et que l'oiseau est en forme, il est possible de retirer la nourriture pendant deux heures. Si les régurgitations se répètent ou si l'oiseau ne semble pas en forme, il est très important de consulter un vétérinaire aviaire.

Prévention :

  • Fournir à l'oiseau une alimentation de première qualité adaptée à son espèce.
  • Prévenir toute ingestion de matériaux toxiques en les éliminant du milieu de vie de l'oiseau.
  • Ne jamais donner de gravier aux oiseaux.
  • Fournir un milieu de vie non stressant à l'animal
  • Visiter le vétérinaire annuellement pour prévenir les maladies courantes

Storage en fer

Le storage en fer est une condition fréquemment rencontrée chez les Softbills (touraco, toucan, toucanet, mainates, etc.), mais qui peut également se retrouver chez d'autres espèces. Cette condition est plus fréquente chez les oiseaux frugivores que les carnivores ou les granivores. Cette condition est causée par une trop grande quantité de fer dans la diète. Autrefois, cette condition n'était pas bien connue et les toucans souffraient à peu près tous de storage en fer. Maintenant, les diètes pour Softbill sont adaptés pour ces espèces et contiennent moins de fer qu'avant.

Symptômes :

  • Dyspnée (difficulté à respirer)
  • Distension abdominale
  • Perte de poids
  • Faiblesse générale

Causes :

Une trop grande quantité de fer dans la diète (plus de 100ppm)

Traitement :

Corriger la diète et consulter un vétérinaire compétant en médecine aviaire. Ce dernier pourra administrer des injections de féroxamine. Pendant le traitement de 4 semaines, une diète extrêmement faible en fer sera offerte.

Prévention :

Bien se renseigner sur les besoins nutritifs d'une espèce avant de se la procurer. Faire particulièrement attention à la diète des Softbills.

 

Les problèmes respiratoires et oculaires:

Problèmes respiratoires

Les troubles respiratoires sont relativement fréquents chez les oiseaux étant donné la complexité de leur système respiratoire. Il y a plusieurs conditions relatives aux troubles respiratoires. On retrouve les sinusites, les rhinites, les trachéites et les pneumonies. Selon la condition, il est possible de retrouver un ou plusieurs symptômes. La sinusite peut être une petite condition isolée qui se présente quelques fois dans la vie d'un oiseau, mais elle peut aussi être signe d'une maladie plus grave des voies respiratoires. Si l'oiseau enfle des sinus, qu'une de ses deux narines ou les deux coulent et font des sécrétions ou bien qu'un de ses deux yeux ou les deux coulent, il s'agit sans doute d'une sinusite. Certains oiseaux vont faire des sinusites à répétition.

 

Symptômes :

  • Anorexie
  • Dyspnée (difficulté à respirer)
  • Tachypnée (respiration rapide)
  • Décharges nasales
  • Éternuements fréquents (les éternuements sont généralement normaux s'ils ne sont pas accompagnés par d'autres symptômes)
  • Toux
  • Sons anormaux à la respiration
  • Ptyalisme (production excessive de salive)
  • L'oiseau se secoue fréquemment la tête
  • Respiration la bouche ouverte

Causes :

Il y a plusieurs causes aux troubles respiratoires. Il y a également plusieurs facteurs prédisposant : les irritant comme la fumée de cigarette, les toxines dans l'air (mauvaise ventilation), une mauvaise alimentation, un taux d'humidité environnant trop faible, etc. L'important pour traiter un trouble respiratoire est de connaître adéquatement la cause de ce problème. Voici les principales causes pour les principales conditions rencontrées lors de troubles respiratoires :

Traitement :

Corriger la cause si possible. Il est important de fournir à l'oiseau souffrant de troubles respiratoires un bon taux d'humidité et une alimentation adéquate. Il faut retirer tout irritant respiratoire présent dans la vie de l'oiseau. Il faudra nettoyer les narines adéquatement s'il y a des décharges nasales et donner un traitement adéquat selon le pathogène en cause s'il y a lieu.

Prévention :

La prévention consiste à éliminer les facteurs prédisposant. Fournir à l'oiseau une bonne moulée de qualité ainsi qu'une bonne variété et fruits et légumes. Éviter de fumer dans la maison près de la cage de l'oiseau. Visiter le vétérinaire annuellement peut aussi aider à prévenir ce genre de problème. Il est possible de tester l'oiseau contre les maladies infectieuses les plus communes comme la psittacose.

Conjonctivites

Il existe une panoplie de problèmes oculaires. Par contre, il ne sera traité ici que du plus commun d'entres-eux : la conjonctivite. La conjonctivite est par définition l'inflammation de la conjonctive. La conjonctivite peut se présenter seule, mais peut aussi faire suite à une infection des voies respiratoires ou une sinusite non traitée.

Symptômes :

  • Blépharospasme (l'oiseau ouvre et ferme constamment ses paupières)
  • Photophobie (l'oiseau est sensible à la lumière)
  • L'oiseau peut avoir les paupières fermées, collées ou à demi-ouvertes
  • L'oiseau a des décharges oculaires mucopurulentes (ressemble à du pus)
  • L'oiseau se gratte les yeux et a les paupières boursouflées

Causes :

  • Déficience en vitamine A
  • Trauma (combat avec d'autres oiseaux, objet dangereux dans la cage, etc.)
  • Virus
  • Fongus
  • Vers
  • Mycoplasme

Traitement :

Il faut toujours commencer par corriger la cause. Il est possible de tenter de traiter les conjonctivites soi-même à la maison. Par contre, l'oiseau doit en être au début de sa conjonctivite et il doit être en pleine forme (se porte bien, mange bien etc.).

Il est important de ne pas utiliser n'importe quel produit dans les yeux d'un oiseau. Le seul produit vendu en pharmacie sans ordonnance et sécuritaire pour les oiseaux est le Polysporin ophtalmique (pour les yeux) en goutte. Pour les oiseaux, il est préférable d'utiliser les solutions en goutte plutôt que les onguents, car lorsqu'un onguent est mal appliqué et qu'il se répand sur les plumes, il peut faire en sorte que l'oiseau perde sa chaleur corporelle.

Si la condition ne s'améliore pas au bout de 4-5 jours ou si la condition se détériore entre temps, il est très important d'aller consulter un vétérinaire aviaire.

Prévention :

La prévention consiste à éviter les troubles alimentaires en fournissant à l'oiseau une alimentation riche et équilibrée. L'oiseau doit également avoir une cage sécuritaire pour éviter tout trauma. Une visite annuelle chez un vétérinaire aviaire permet de prévenir certaines conditions, comme par exemple en déparasitant l'oiseau ou en testant celui-ci contre les principales maladies.

 

Les maladies infectieuses:

Les parasites

Un parasite est un être qui vit au dépend d'un autre. On peut retrouver chez les oiseaux en captivité deux principaux types de parasites : les parasites internes et les parasites externes. Les parasites internes vivent directement dans l'animal. Souvent, il s'agit de parasites intestinaux, mais il existe également des parasites sanguins ou sous-cutanés. Les parasites externes vivent quant à eux directement sur la peau ou les plumes de l'oiseau.

Le cycle de vie d'un parasite

Il existe deux types de cycle. Le cycle direct et le cycle indirect. Les parasites qui ont un cycle direct ne nécessitent qu'un seul hôte (l'oiseau). Ils passent donc par contact direct d'un oiseau à un autre. L'oiseau peut même se re-contaminer lui-même si la volière ou la cage n'est pas adéquatement désinfectée. Les parasites qui ont un cycle de vie indirect ont besoin d'un ou plusieurs hôtes intermédiaires pour une partie de leur développement. Cet hôte intermédiaire peut être un insecte ingéré par l'oiseau ou même un petit mammifère dans le cas des oiseaux carnivores ou oiseaux de proies. Il est donc crucial de connaître le cycle de vie du parasite pour pouvoir correctement traiter l'oiseau infecté. Si le parasite a un cycle direct, il faut s'assurer d'avoir une désinfection qui soit la plus parfaite possible, alors que dans le cas d'un parasite à cycle indirect, il faut surveiller l'alimentation de l'oiseau plus que son environnement. La façon le plus commune d' « attraper » des parasites internes est d'en ingérer par la bouche. Par contre, il existe d'autres façons de se contaminer.

Les parasites externes

Il y a plusieurs types de parasites externes. Cependant, les plus fréquemment rencontrés sont les mites, les poux et les tiques. Cependant, il est aussi possible qu'un oiseau soit infesté par des larves de mouches ou de moustiques. Ces mouches déposent leurs œufs dans des plaies ouvertes présentes chez les oiseaux et lorsque les œufs éclosent, les larves qui en sortent bougent sur l'animal. Il faut consulter un vétérinaire sans tarder, puisque le traitement est souvent chirurgical.

Un oiseau atteint de parasites externes aura tendance à se gratter très souvent à l'aide de son bec ou de ses pattes. L'oiseau peut même devenir anémique s'il est l'hôte de parasite hématophage (qui se nourrissent de sang).

Les parasites externes sont relativement rares chez les perroquets en captivité. Ils sont plus fréquents chez les pinsons et canaris. Les tiques sont très rares en captivité. On les rencontre plus fréquemment chez les oiseaux sauvages vivant à l'extérieur. Les poux ont l'avantage d'être très spécifiques. C'est-à-dire qu'ils ne vivent que chez certaines espèces très particulières et ne peuvent vivre sur d'autres espèces d'oiseaux. Cela aide beaucoup pour limiter leur propagation. Il est également intéressant de savoir qu'il n'est en aucun cas dangereux pour les humains ou les autres mammifères ou reptiles de la maison d'attraper ces poux, car ils ne vivent que sur certaines espèces d'oiseaux. Les poux sont rouges ou gris. On peut les voir dans le fond de la cage, sur une surface blanche. Les poux sucent le sang de l'oiseau et retourne ensuite dans le fond de la cage. Ces poux causent du prurit (démangeaisons) et il faut les éliminer rapidement avec des produits vendus à cet effet chez les vétérinaires,

 

Il existe plusieurs types de mites d'oiseaux  :

 

Mites du bec et des pattes (aussi appelés acariens de la cire) :

Son nom scientifique est Knemidocoptes pilae . On appelle aussi cette maladie « la gale ». Les symptômes d'un oiseau ayant des acariens de la cire sont les suivants :

  • Présence de croûtes au niveau du bec et de la cire, pouvant même parfois se rendre aux paupières, aux joues et tout autour du bec.
  • Présence de croûtes aux pattes, pouvant même se rendre jusqu'au cloaque. Si on regarde attentivement, il est possible de voir des petits trous (comme des alvéoles d'abeilles) sur la région affectée. Ces trous servent de refuge aux mites. Elles entrent en faisant de petits trous et font des tunnels sous la peau. C'est une condition assez fréquente chez la perruche ondulée.

Le traitement consiste à nettoyer la cage et l'environnement comme il se doit, et répéter ce nettoyage durant le traitement. On traite cette maladie à l'aide de l'Ivermectin topique, un produit vendu dans les cliniques vétérinaires à la suite d'un examen de l'oiseau seulement (on ne peut s'en procurer sans que l'oiseau malade ne soit vu).

Mites des plumes :

Ces mites sont moins fréquentes que les premières, mais peuvent tout de même apparaître. Les mites des plumes se logent dans la tige de la plume et se nourrissent des débris de l'épiderme. Les mites peuvent aller jusqu'à briser les plumes. Elles provoquent de la démangeaison et peuvent être une cause du picage chronique.

Mites du système respiratoire :

Ces acariens se trouvent plus souvent chez les canaris et les pinsons. Les mites se logent dans la trachée et peuvent entraîner des complications respiratoires.

Mites de la peau :

Rare chez les oiseaux d'intérieur, mais ceux qui vivent à l'extérieur en ont presque toujours. Ils entraînent beaucoup de prurit (démangeaisons) et, par le fait même, des lésions.

Toutes ces mites se traitent à l'aide de l'Ivermectin, un produit vendu sous ordonnance chez les vétérinaires.

Les parasites internes

Les parasites internes ne sont pas très fréquents chez les oiseaux en captivité et les coprologies de routine ne sont généralement pas faite lors d'examen annuel chez le vétérinaire. Les signes cliniques les plus fréquents d'un animal ayant des parasites internes sont les suivants :

Pour savoir de quel parasite il s'agit et pour pouvoir traiter adéquatement, il est important d'amener un échantillon de selle chez un vétérinaire. Il procédera à une analyse de selles (flottaison). Lors de la lecture de la lame au microscope, il sera ensuite en mesure d'identifier l'œuf ou le parasite en question et de vous prescrire le bon médicament. Il existe plusieurs sortes de parasites internes, voici les plus fréquents.

Les Nématodes

1. Ascaris (vers ronds)

Les ascaris ont l'apparence d'un petit spaghetti avec les deux extrémités effilées. Les oeufs de ce nématode sont très ronds et ont un centre très foncé. Ils peuvent se trouver dans presque toutes les parties ou organes du corps de l'oiseau.

2. Les vers à crochets

Ces parasites portent le nom de vers à crochet, car il s'accroche à leur hôte pour pouvoir rester en place et éviter ainsi d'être délogé et éliminé.

3. Strongyloïdes

Le cycle de ce parasite est généralement direct. La larve entre dans le corps de l'animal soit par la bouche ou directement à travers la peau. On le retrouve fréquemment dans le petit intestin.

4. Oxyures (PIN WORM)

Ils ont généralement un cycle de vie direct.

Les cestodes (vers segmentés aussi appelés tænia)

Tous les cestodes d'oiseau résident dans le petit intestin. Les vers segmentés ne sont généralement jamais retrouvés en entier dans les selles. On retrouve des segments de vers. Ces segments ressemblent à des grains de riz. Tous les cestodes aviaires ont un cycle de vie indirect et sont donc non fréquent chez les oiseaux en captivité qui mange de la moulée. Il est important de choisir des insectes de qualité pour les oiseaux insectivores, car les insectes peuvent servir d'hôte intermédiaire aux cestodes.

Les trématodes

Les trématodes ont un cycle de vie indirect et sont rarement transmit en captivité. Ils sont souvent transmis par des escargots d'où la faible incidence en captivité.

Les protozoaires

1. Les coccidies ( Eimeria, Crytposporidium, Isospora, Toxoplasma, Sarcocystis, etc.)

Ce parasite intracellulaire peut avoir un cycle de vie direct ou indirect selon l'espèce du parasite. Les coccidies habitent généralement les cellules épithéliales qui recouvrent les intestins.

2. Les flagellés (Giardia, Trichomonas, etc.)

Il existe plusieurs espèces de ce type de protozoaire. Ce protozoaire est fréquemment retrouvé chez les pinsons australiens. Le diagnostic n'est pas toujours évident à réaliser.

Le traitement des parasites internes

Pour traiter les parasites internes, il est nécessaire de commencer par une analyse de selles. Cette coprologie doit être réalisée par un vétérinaire compétant en médecine aviaire. Il est vrai qu'un œuf d'ascaris ressemble toujours à un œuf d'ascaris et une coccidie toujours à une coccidie. Le but de consulter un vétérinaire compétant en médecine aviaire n'est pas parce que les autres vétérinaires ne seraient pas capables de trouver le parasite problématique, mais plutôt car la posologie des drogues utilisées chez les oiseaux est différente de celle pour les mammifères. Il ne faut pas oublier non plus que certaines espèces sont plus sensibles que d'autres à certaines drogues.

Les coccidies

Ce parasite se traite à l'aide des sulfas.

Les cestodes et les nématodes

On peut traiter ces deux types de parasites de la même manière. La drogue à utiliser est le Praziquantel.

Les nématodes

Ces parasites se traitent très bien à l'aide de Fenbendazole (Panacur©).

 

Prévention

La prévention des parasites consiste à faire une bonne quarantaine à tous les nouveaux oiseaux. La quarantaine permettra de découvrir la présence de parasites externes. Puisque les parasites internes ne sont pas communs chez les oiseaux en captivité, une coprologie n'est généralement pas effectuée de routine. Un examen lors de l'acquisition et un examen annuel chez un vétérinaire aviaire permettront d'enrayer et de prévenir la présence de parasites chez l'animal.

 

Chlamydiose

La chlamydiose, aussi nommée psittacose, ornithose et « Parrot fever », est une maladie très importante à connaître dans le domaine aviaire, puisqu'elle est fréquente. Beaucoup d'oiseaux sont atteints de cette maladie et peuvent donc la répandre. Le terme chlamydiose est le terme global de la maladie, les termes psittacose et « Parrot fever » font référence aux psittacidés atteints tandis que le terme ornithose est surtout utilisé pour les oiseaux sauvages.

Cette maladie est causée par une bactérie intracellulaire du nom de Chlamydia psittaci . Cette bactérie doit absolument vivre dans les cellules de l'hôte pour survivre et se reproduire. C'est en partie pour cette raison que la maladie est difficile à diagnostiquer et à traiter. La Psittacose est une zoonose, c'est-à-dire une maladie transmissible aux humains. D'où l'importance de traiter cette maladie consciencieusement.

La majorité du temps, les oiseaux atteints de cette maladie sont ceux qui voyagent beaucoup, ou ceux importés d'un autre pays. Cependant, les oiseaux de compagnie ne sont pas épargnés. Les cockatiels et les perruches ondulées sont souvent porteurs sains de cette bactérie et peuvent contaminer les autres perroquets dans le même environnement. Les porteurs sains sont très fréquents. Ces oiseaux ne sont pas malades, on ignore qu'ils ont la Chlamydia, mais ils peuvent la transmettre et eux-mêmes peuvent tomber malade à la suite d'un stress important.

La transmission se fait de plusieurs façons. Les bactéries infectieuses sont éliminées de l'organisme par les fèces, la salive, l'urine et les exsudats respiratoires, oculaires et nasaux. Cette bactérie n'est cependant pas résistante aux désinfectants, même les moins forts comme les ammoniums quaternaires, mais elle peut vivre très longtemps dans l'environnement. La façon la plus commune de contracter la chlamydiose pour un oiseau est de respirer les poussières de fientes séchées d'un oiseau infecté. L'oiseau qui ingère des bactéries ne sera pas nécessairement malade si son système immunitaire est assez fort ou si la dose de bactéries ingérée est faible. Il se peut également qu'il ait « attrapé » la maladie, mais que la bactérie ne cause pas de problème chez son nouvel hôte. L'oiseau sera alors lui-même un porteur sain. Il est possible que ce porteur nouvellement contaminé devienne malade éventuellement en cas de stress.

Symptômes :

  • Souvent asymptomatique
  • Dépression
  • Anorexie
  • Perte de poids
  • Sinusite
  • Conjonctivite
  • Dyspnée (difficulté à respirer)
  • Diarrhée
  • PU/PD (polyurie polydipsie, c'est à dire que l'oiseau boit beaucoup et urine beaucoup)
  • Amorphe
  • Plumes ébouriffées

Dans les cas plus graves, l'oiseau peut présenter ces symptômes :

  • Tremblements
  • Convulsions
  • Torticolis
  • Incoordination
  • Autres problèmes nerveux
  • Mort

L'humain aura ces symptômes :

  • Fièvre élevée (38-39°C)
  • Signes respiratoires
  • Les jeunes enfants en seront plus ébranlés que les adultes.

Causes :

Voir introduction. La psittacose est causée par une bactérie intracellulaire obligatoire.

Traitement :

La maladie doit être diagnostiquée par un vétérinaire compétant en médecine aviaire. Par la suite, il faudra instaurer un traitement de longue durée. Plusieurs médicaments existent pour traiter cette maladie. Il s'agit d'antibiotiques efficaces contre Chlamydia. Les tétracyclines sont souvent utilisées pour ces infections. Le traitement est d'une durée de 45 jours, car les bactéries peuvent dormir dans les cellules pour des périodes très prolongées et le traitement n'est pas actif sur les bactéries dormantes. Le traitement peut parfois être inefficace chez certains spécimens. Il est donc important de faire tester les oiseaux atteints à nouveau après le traitement pour s'assurer que l'oiseau est négatif. Cependant, aucun test pour la chlamydiose n'est sûr à 100%. Il est toujours possible qu'un oiseau testé négatif soit tout de même porteur de la bactérie.

Prévention :

L'important est de faire faire une quarantaine à tous les oiseaux avant de les mettre en contact avec des oiseaux sains et de leur faire subir des tests de dépistages pour les principales maladies. De cette façon, les risques de transmission de maladie sont largement diminués.  

Il est conseillé de ne pas élever ou garder les gros perroquets avec des perruches ondulées ou des cockatiels. Ces derniers sont souvent porteurs sains de la maladie et peuvent contaminer les plus gros oiseaux.

Polyoma virus aviaire

Cette maladie a été découverte au départ chez des bébés perruches ondulées. Cette maladie est parfois nommée « maladie des perruches ondulées au sevrage », mais elle ne touche pas que les perruches, elle peut également affecter les perroquets. Il y a des espèces plus à risque tels que les Eclectus, les Conures, les perruches à colliers et les aras. Cette maladie peut également toucher les pinsons et en particulier les pinsons australiens.

Cette maladie affecte généralement les bébés, mais peut être présentes très rarement chez les spécimens adultes. La maladie se transmet généralement des parents porteurs sains aux oisillons lors du repas par régurgitation. On suspecte aussi que l'inhalation du virus pourrait également causer la maladie.

Symptômes :

  • Mort subite chez les perruches ondulées de 10 à 20 jours
  • Mort subite des perroquets âgés entre 2 à 14 semaines
  • Abdomen distendu
  • Cloaque souillé d'urine
  • Problème de croissance de plumes
  • Déshydratation
  • Rougeur de la peau
  • Mauvais plumage ressemblant au PBFD
  • Anorexie
  • Stase du jabot

Chez les perroquets, il est rare de voir des signes cliniques. Souvent, l'oiseau est trouvé mort. S'il y a lieu les signes seront présents seulement 24 heures avant le décès.

Causes :

Voir introduction. Cette maladie est causée par un virus.

Traitement :

Aucun. Généralement les bébés atteints vont mourir. Il sera important par la suite de trouver la provenance du virus. S'il s'agit d'un élevage de perruches ondulées, il est plutôt conseillé de tuer les adultes qui pourraient être porteurs sains et de désinfecter adéquatement l'environnement avant de repartir avec une nouvelle lignée en santé.

Prévention :

Il existe un vaccin contre le Polyoma virus . Ce vaccin peut être administré à partir de 6 semaines aux bébés oiseaux. Il est considéré comme étant efficace. Tous les oiseaux plus à risques devraient systématiquement être vaccinés. Il existe également un test pour dépister la maladie. Les quarantaines ne sont pas négligeables, elles doivent être réalisées avec sérieux lors de l'achat de reproducteurs pour éviter d'introduire des porteurs sains dans l'élevage

Maladie de pachéco

La maladie de pachéco est causée par un Herpès virus. Il attaque presque exclusivement les psittacidés. Cette maladie peut frapper toutes les espèces de perroquets. Les espèces un peu plus à risque sont les amazones, les gris d'Afrique, les youyou du Sénégal, les Quaker, les perruches ondulées et les cockatiels.

 

Puisqu'il s'agit d'un Herpes virus, il est possible que ce virus, tout comme l'Herpès chez les humains, demeure latent un certain temps dans l'organisme et cause la maladie en cas de stress. Ceci est possible chez des oiseaux nouvellement infectés ainsi que chez des oiseaux qui auraient survécu à la maladie. Souvent le virus reste dans l'organisme et peut être transmis par la suite à d'autres oiseaux. Les réservoirs les plus fréquents de ce virus sont les conures, quoiqu'il est possible de le retrouver également chez les aras et amazones.

Symptômes :

Généralement l'oiseau va mourir sans avoir auparavant démontrer de symptômes. Certains oiseaux (en particulier les aras) vont démontrer des symptômes vagues avant la mort. Ces symptômes sont :

Causes :

Cette maladie est causée par un Herpes virus.

Traitement :

Cette maladie est difficile à diagnostiquer, mais il existe un test de dépistage. Il existe un traitement, combiné à un traitement de soutien général. L'isolement de l'oiseau est nécessaire dans tous les cas. À cause de la tendance au virus Herpès à rester latent dans l'organisme, il est conseillé de ne pas mettre un oiseau ayant souffert du Pacheco en contact avec des oiseaux sains.

Prévention :

La prévention consiste en une hygiène très stricte, la quarantaine et le dépistage de tous les nouveaux oiseaux.

Syndrome plumes et bec des psittaciformes (PBFD)

Aussi appelé Psittacine Beak and Feather Disease (PBFD), le syndrome plumes et bec des psittaciformes est une maladie virale mortelle n'affectant que les perroquets. Elle a longtemps été incomprise et appelée mue française jusqu'à ce que l'on en détermine la cause. Son virus causal est le Circovirus. Elle est reconnue aujourd'hui chez 42 espèces de perroquets. La transmission se fait soit oralement, soit par l'ouf, ou par inhalation des poussières de plumes d'un sujet atteint.

Les espèces les plus fréquemment touchées par cette maladie sont les cacatoès, les Eclectus, les inséparables, les perruches ondulées, et les gris d'Afrique. L'incubation (temps entre le contact avec la maladie et l'apparition de la maladie) varie entre 3 semaines et plusieurs années. Le PBFD sera une maladie aiguë ou chronique selon l'âge de l'individu, la voie d'infection et de la concentration du virus. La grande majorité des oiseaux atteints de l'infection chronique vont développer des symptômes entre l'âge de 6 mois et 3 ans. Dès que l'oiseau présente des symptômes de la maladie, règle générale, il ne s'en tirera pas. L'espérance de vie moyenne d'un oiseau symptomatique (présentant des symptômes de la maladie) est de 6 mois à 1 an.

La maladie affecte surtout les oisillons. Les bébés atteints lorsqu'ils viennent d'éclore vont mourir rapidement à la suite d'une diarrhée, une pneumonie et une forte perte de poids. L'oisillon un peu plus âgé aura ce qu'on appelait autrefois la mue française . L'oisillon atteint sera incapable d'avoir un beau plumage. La queue et les ailes seront plus fortement atteintes. Les nouvelles pousses de plumes vont se fracturer, se tordent ou ne jamais pousser. Les oiseaux ne survivent généralement pas à cela.

Si l'individu est en contact avec le virus une fois son plumage complètement poussé, il aura la forme chronique de la maladie, qui consiste en des hémorragies, fractures, etc. Les périodes entres les mues sont normales, mais le problème revient lors de chaque mue lorsque de nouvelles plumes repoussent.

Symptômes :

  • Plumage de mauvaise qualité
  • Plumes tordues
  • Les cacatoès cessent de produire de la poudre
  • Fractures
  • Hémorragie
  • Le bec est rarement atteint, mais lorsqu'il l'est il a une apparence anormale  :
    • Hyperkératose
    • Trop forte croissance
    • Nécrose

Causes :

Cette maladie est causée par un Circovirus.

Traitement :

Le diagnostic se fait par l'observation des symptômes, par une biopsie ou un prélèvement sanguin. Il existe un test de dépistage pour cette maladie. On ne traite pas cette maladie, les oiseaux en meurent généralement. Certains oiseaux (de très rares cas) peuvent vivre des années avec ce virus sans être malade, mais ils ne devraient jamais avoir de contact avec d'autres psittaciformes

Prévention :

La prévention consiste en une hygiène très stricte, la quarantaine et le dépistage de tous les nouveaux oiseaux.

Dilatation du proventricule (PDD)

La dilatation du proventricule est aussi appelée « syndrome psittacine proventricular dilatation syndrome » (PPDS) ou « Proventricular dilatation disease » (PDD) ou encore «macaw waisting disease». L'abréviation PDD est l'expression la plus utilisée pour parler de cette maladie mortelle. La maladie est rencontrée en très forte proportion comparativement aux autres espèces chez les aras bleu et or et chez les gris d'Afrique. Cette maladie peut affecter plusieurs autres espèces et les plus susceptibles de la contracter après les deux mentionnées plus tôt sont les autres espèces d'ara, les cacatoès, les amazones et les Conures.

Cette maladie affecte les oiseaux âgés de 10 semaines à 17 ans. Dans certains cas, la maladie évolue très rapidement et cause le décès de l'oiseau et dans d'autres cas, la maladie évolue très lentement (peut prendre des semaines et même des mois à évoluer).

Symptômes :

  • Faiblesse
  • Diarrhée (avec présence de grains non digérés)
  • Régurgitation
  • Anorexie ou non
  • Signes neurologiques (ataxie, tremblements, incapacité à rester perché, etc.)

Causes :

La cause réelle de cette maladie n'est pas vraiment connue, mais les vétérinaires pensent qu'il s'agit d'un agent infectieux vu sa propagation entre oiseaux.

Traitement :

Le diagnostic peut se réaliser à l'aide d'une radiographie pour visualiser le proventricule dilaté. Il n'existe aucun traitement.

Prévention :

Chaque oiseau nouvellement introduit dans une pièce ou une maison contenant d'autres oiseaux devraient subir une quarantaine importante. Une visite chez le vétérinaire lors de l'acquisition peut aider à révéler des problèmes cachés.

Aspergillose

L'aspergillose est la mycose aviaire la plus fréquente. Elle est causée par Aspergillus fumigatus, une moisissure habitant naturellement dans le sol. L'Aspergillose est une maladie infectieuse non contagieuse. L'Aspergillus est un pathogène opportuniste, c'est-à-dire qu'il ne causera aucun dommage chez un individu en santé. Par contre, lorsqu'il est présent chez un individu immunodéprimé (au système immunitaire déficient) ou chez un individu combattant déjà une ou des maladies, il pourra alors être pathogène.

La maladie se contracte le plus souvent par inhalation. Mais elle peut aussi se transmettre par l'ingestion de grains contaminés. Les conditions d'hygiène sont à surveiller, car l'Aspergillus est une moisissure qui se développe dans un environnement souillé. Un oiseau gardé dans un environnement sale, humide et peu ventilé a plus de risques de contracter cette maladie. Le corn cob favorise particulièrement la prolifération d'Aspergillus.

Il existe deux formes de la maladie : la forme aiguë et la forme chronique. La forme aiguë est rencontrée plus fréquemment chez les oiseaux gardés dans des conditions insalubres et est caractérisée par des troubles respiratoires sévères entraînant la mort. Le forme chronique est la forme la plus fréquente. Elle est rencontrée chez les oiseaux faibles ou immunodéprimés et se caractérise par des difficultés respiratoires et de vocalisation.

Symptômes :

Forme aiguë:

  • Anorexie
  • Polyurie/polydipsie (l'animal boit beaucoup et urine beaucoup)
  • Dyspnée (difficulté à respirer)
  • Cyanose (les muqueuses sont bleutées)
  • Mort subite

Forme chronique:

  • Changement de voix
  • Dyspnée
  • Sifflement lors des respirations
  • Perte de poids
  • Diarrhée

Causes :

Cette maladie est causée par un champignon du genre Aspergillus.

Traitement :

Il n'est pas facile de poser un bon diagnostic de cette maladie. Le traitement est complexe et les chances de guérison sont minimes. Un vétérinaire aviaire pourra tout de même amorcer un traitement si l'animal n'est pas trop atteint. Le traitement consiste en l'utilisation d'un fongicide (amphotericin B).

Prévention :

L'idéal est la prévention. On doit garder l'oiseau hors des courants d'air et dans un milieu propre. La cage doit être nettoyée régulièrement et les grains devraient être entreposés au réfrigérateur, car si on les laisse dans un endroit chaud et humide, l' Aspergillus pourra facilement s'y développer. Il est important également de s'assurer que l'oiseau soit en santé et ait un bon système immunitaire. Une nourriture de qualité, de l'exercice régulier et une visite annuelle chez un vétérinaire aviaire pourra aider à prévenir cette maladie.

Candidose aviaire

Candida albicans est une levure faisant partie de la flore gastro-intestinale normale des oiseaux. Par contre, il s'agit également d'un pathogène opportuniste, c'est-à-dire qui causera une maladie chez l'oiseau immunodéprimé, jeune, stressé ou chez un oiseau ayant reçu un long traitement antibiotique. Candida albicans cohabite généralement très bien avec les bactéries de la flore gastro-intestinale. Ces bactéries sont nécessaires à la digestion et au bon fonctionnement du système digestif. Lorsqu'un oiseau prend des antibiotiques pendant très longtemps, il arrive que les bactéries bénéfiques de la flore gastro-intestinales soient tuées en même temps que les bactéries pathogènes ciblées par l'antibiotique. Puisqu'il y a moins de bactéries présentes dans la flore gastro-intestinale, cela romps l'équilibre de la flore et ainsi Candida se met à croître de façon exagérée.

Symptômes :

Causes :

Cette maladie est causée par un pathogène opportuniste (Candida albicans).

Traitement :

L'oiseau devra être examiné par un vétérinaire aviaire. Il existe un traitement systémique (par la bouche qui traite le système en entier) combiné à un traitement topique (directement sur les lésions cutanées ou buccales).

Prévention :

Réduire le stress, garder l'oiseau dans un environnement propre, nourrir l'animal avec une diète variée de bonne qualité et visiter un vétérinaire aviaire annuellement.

Les maladies bactériennes

Les oiseaux contiennent naturellement dans leur corps des millions de bactéries. La plupart du temps ces bactéries sont nécessaires et bénéfiques. Il arrive parfois que des bactéries présentes normalement dans une flore cause des problèmes lors d'un stress ou d'un débalancement de la flore. Il arrive également que des bactéries pathogènes provenant de l'environnement, de la nourriture ou des autres oiseaux envahissent un organe ou un système causant ainsi une infection.

Les maladies bactériennes peuvent affecter différents systèmes : la peau, le système respiratoire, le système digestif, etc. Chaque organe ou chaque système a sa propre flore. La flore du système digestif est très différente de la flore du système respiratoire.

Symptômes :

Varie selon l'organe ou le système atteint

Symptômes généraux d'infections :

  • Plumes ébouriffées
  • Perte d'appétit
  • L'oiseau est amorphe

Symptômes d'infections respiratoires:

  • Dyspnée (difficulté à respirer)
  • Conjonctivite
  • Tachypnée (respiration rapide)
  • Décharges nasales
  • Éternuements fréquents
  • Toux
  • Sons anormaux à la respiration
  • Ptyalisme (production excessive de salive)
  • Respiration la bouche ouverte

Symptômes d'infections digestives:

Causes :

Voici les principales bactéries en cause pour les problèmes suivants :

Infection cutanée:

  • Staphylococcus
  • Aeromonas
  • Pseudomonas
  • Serratia
  • Klebsiella

Système respiratoire:

  • Entérobactéries
  • Pseudomoas
  • Aeromonas
  • Pasteurella
  • Bordetella
  • Enterococcus

Système intestinal:

  • Campylobacter
  • Clostridium

Traitement :

 

Selon la bactérie en cause. Les bactéries se traitent aux antibiotiques. L'antibiotique qui sera utilisé dépendra du résultat de la culture ou de la coloration de Gram.

Prévention :

Fournir à l'oiseau une diète variée et équilibrée. Diminuer le stress le plus possible. Fournir à l'oiseau un environnement sain et propre. Visiter le vétérinaire aviaire annuellement.

Les maladies et problèmes reliés à la peau:

Calvitie

La calvitie est un problème souvent relié aux canaris, surtout aux mâles de l'espèce. Les causes peuvent être des champignons ou des levures, mais la plupart du temps, on croit que c'est génétique. Les canaris vont démontrer de la calvitie, souvent à la suite d'un stress. Ils vont cesser leur mue spontanément, les plumes vont tomber, mais aucune ne va repousser.

Symptômes :

Alopécie localisée à la tête (aucune plume présente sur le dessus de la tête)

Causes :

  • Stress
  • Génétique
  • Champignons
  • Levures

Traitement :

Il n'y a généralement pas lieu de s'alarmer. Si la peau semble non affectée (aucune rougeur) et que l'oiseau est en santé, généralement le traitement ne sera pas nécessaire. Habituellement, cela ne cause aucun inconvénient au canari. L'aspect esthétique est le seul problème. Certains mâles peuvent en guérir complètement à la suite d'un traitement à base d'hormones. Si les levures ou champignons sont en cause, une consultation chez un vétérinaire aviaire pourra permettre d'instaurer un traitement.

Prévention :

Diminuer le stress le plus possible, choisir des canaris de belle lignée génétique et garder la cage dans des conditions optimales d'hygiène.

Hyperkératose des pattes chez le serin

Condition généralement héréditaire.

Symptômes :

Excroissances sur la peau et les écailles des pattes

Causes :

Traitement :

En aucun cas il ne faut tenter d'arracher ces excroissances. Cela causerait de graves saignements. L'idéal est de consulter un vétérinaire aviaire pour s'assurer que e problème n'est pas causé par des mites ou une déficience en vitamine A. Si la cause est génétique ou gériatrique, il n'y a pas de traitement possible. Par contre, s'il y a présence de mites, il sera possible d'instaurer un traitement à l'Ivermectin. Si L'oiseau souffre d'une déficience en vitamine A, il faudra changer sa diète, la supplémenter en vitamine A et lui fournir des légumes jaunes régulièrement.

Prévention :

Choisir des spécimens de belle lignée génétique. S'assurer de fournir à l'oiseau une bonne diète équilibrée, si possible de la moulée. Supplémenter son alimentation de légumes jaunes riches en vitamine A. Éliminer tous les parasites présents sur l'animal en visitant un vétérinaire aviaire.

Kystes folliculaires

Les kystes folliculaires sont en fait une plume incarnée qui pousse en dessous du derme causant ainsi un gros amas de peau. Ils sont plus fréquents chez les canaris, car il peut s'agir d'une tare génétique.

Symptômes :

Gros amas de peau localisé sur une plume non poussée

Causes :

Génétique

Traitement :

Consulter un vétérinaire compétant en médecine aviaire. Les kystes peuvent se retirer chirurgicalement.

Prévention :

Ne pas reproduire les sujets atteints de cette condition. Puisqu'elle est génétique, elle se transmet des parents aux enfants.  

Pododermatite plantaire

Aussi connu sous le nom de Bumble foot , cette maladie est assez commune chez les oiseaux en captivité et spécialement chez les oiseaux lourds inactifs. Les amazones, les cockatiels et les perruches sont fréquemment touchés par ce problème, mais tous les oiseaux peuvent être atteints de pododermatite.

Symptômes :

  • La peau sous les pattes s'amincit et devient très lisse
  • Présence de rougeur et d'irritation
  • Enflure importante localisée aux pattes

Causes :

Traitement :

Changer les conditions de garde. Les oiseaux devraient toujours avoir accès à plusieurs perchoirs de différents diamètres faits en différents matériaux. Ceci à pour but de varier l'ouverture des pattes et de varier la texture pour la plante des pieds. Il est important de garder constamment la cage propre. Les perchoirs induits d'excréments doivent être lavés régulièrement. Il faut s'assurer que l'oiseau ait une diète balancée et qu'il ne manque pas de vitamine A. Si l'oiseau est présentement en déficience en vitamine A, il est très important de corriger ce problème en lui donnant une moulée de bonne qualité, en lui fournissant des suppléments de vitamine A et des légumes jaunes riches en cette vitamine.

Si l'oiseau est obèse, une diète amaigrissante devra être amorcée. Le temps de la guérison des pattes, aucun perchoir de papier sablé ni de ciment ne devra être présent dans la cage. Il est conseillé de favoriser les perchoirs de cordes et de couvrir les perchoirs de bois et de matériaux durs de Vetrap. Ce matériel de bandage est disponible en clinique vétérinaire. Un vétérinaire aviaire pourra commencer un traitement antibiotique topique et systémique. Les antibiotiques topiques (directement à l'endroit des lésions) seront sous forme d'onguent maintenu en place à l'aide d'un bandage tandis que les antibiotiques systémiques (qui traitent le corps en entier) sont donnés par voie orale.

Prévention :

Les oiseaux devraient toujours avoir accès à plusieurs perchoirs de différents diamètres faits en différents matériaux. Ceci à pour but de varier l'ouverture des pattes et de varier la texture pour la plante des pieds. Il est important de ne pas mettre de perchoir de papier sablé ou de limiter l'utilisation de ces perchoirs à un par cage. Ces perchoirs irritent considérablement les pieds des oiseaux et ont un effet très minime sur la taille des griffes. Si l'oiseau a un perchoir de ciment dans sa cage, il est conseillé de le placer bas dans la cage pour éviter que l'oiseau ne passe ses journées et ses nuits sur ce perchoir. En effet, les oiseaux sont des animaux proies et préfèrent les perchoirs en hauteur pour se cacher des prédateurs.

Il est important de garder constamment la cage propre. Les perchoirs induits d'excréments doivent être lavés régulièrement. Il faut s'assurer que l'oiseau ait une diète balancée et qu'il ne manque pas de vitamine A. L'idéal est de nourrir l'oiseau à l'aide de moulée et de lui fournir régulièrement des légumes riches en vitamine A. Il est important de prévenir l'obésité. Ceci se prévient également avec une diète de bonne qualité pauvre en gras.

Problème de la glande uropygienne

La glande uropygienne sécrète une substance huileuse qui aide l'oiseau à entretenir ses plumes. Cette glande, située à la base de la queue, n'est pas essentielle à la survie de l'oiseau en captivité. D'ailleurs, quelques espèces de perroquets (par exemple les cacatoès et les amazones), les pigeons et les autruches, n'en possèdent pas. L'oiseau va chercher, à l'aide de son bec, les sécrétions de la glande et les étend partout sur son corps, pour ainsi imperméabiliser son plumage et lisser ses plumes. Il est donc tout à fait normal qu'un oiseau se gratte à l'aide de son bec dans cette région. Il arrive parfois que cette glande s'infecte à la suite d'une irritation. Le conduit peut alors se bloquer. Il peut également y apparaître des abcès ou des tumeurs.

Symptômes :

  • L'oiseau se gratte constamment la région de la croupe
  • La glande uropygienne est enflée et/ou trop grosse

Causes :

Les abcès sont causés par une infection de la glande par des microorganismes tandis que les tumeurs ont de multiples causes tout comme les tumeurs pour les mammifères. Les glandes sont particulièrement sensibles à la néoplasie et c'est également pour cette raison que le cancer le plus fréquent chez la femme humaine est le cancer des glandes mammaires.

Traitement :

Retirer chirurgicalement l'abcès ou la tumeur.

Prévention :

Garder l'oiseau dans un environnement propre. Visiter annuellement un vétérinaire aviaire pour l'examen général de l'oiseau.

Les accidents:

Attaques de prédateurs

L'oiseau est un animal proie. Les animaux prédateurs de la maison peuvent être tentés à un moment ou un autre d'attaquer cette proie. Les chiens sont des animaux dont les oiseaux doivent se méfier. Une seule morsure peut briser le cou d'un oiseau. Il arrive parfois que les chiens et les oiseaux de la même maison s'entendent très bien. Par contre, il ne faut jamais les laisser ensemble sans surveillance.

Les chats sont de grands chasseurs. Leurs morsures sont souvent graves, car leur bouche contient une quantité très importante de bactéries. Ces bactéries sont dangereuses pour l'oiseau. Les oiseaux peuvent mourir d'une septicémie (empoisonnement du sang) causée par les bactéries présentes dans la gueule des chats.

Les furets sont des prédateurs naturels des oiseaux. Ils ne devraient jamais être mis en contact.

L'oiseau attaqué devra être amené immédiatement chez un vétérinaire aviaire. Le traitement consiste à réparer les os cassés s'il y a lieu, à réhydrater l'oiseau s'il y a eu perte de sang importante et à injecter des antibiotiques pour contrer l'infection.

Brûlure

L'oiseau peut se brûler de différentes façons. Il peut tomber dans une marmite de soupe lors d'un vol ou d'un atterrissage mal réussi. Il peut manger un fil électrique et s'électrocuter. Tout de suite après l'incident, il est important de faire des compresses d'eau froide au lieu de la brûlure. Ces compresses doivent être maintenues en place pendant 20 à 30 minutes (il est possible de maintenir les compresses au lieu de la brûlure tout en se dirigeant vers l'hôpital vétérinaire). Les brûlures doivent être traitées en urgence chez un vétérinaire aviaire. Ce dernier procédera à l'administration de fluides. Les brûlures sont parfois très douloureuses, des analgésiques seront souvent de mise.

Commotion cérébrale

La commotion est une blessure à la tête engendrée par un coup. Cette condition arrive fréquemment chez les jeunes oiseaux libres de voler, mais qui ne sont pas totalement maître de leur vol ou chez les oiseaux qui entrent tête première dans une vitre.

L'oiseau en commotion aura les signes cliniques suivants :

  • Dépression
  • Perte d'équilibre
  • Faiblesse
  • Vols en cercle, tête penchée ou non
  • Convulsion

L'oiseau devra être immédiatement transporté chez un vétérinaire aviaire. Souvent les commotions vont mener à la mort. Il est parfois possible de sauver les oiseaux, mais il est possible que certains en gardent des séquelles permanentes.  

Huiles

Les huiles peuvent causer de graves dommages aux plumes. Il est important de ne pas utiliser d'onguent sur un oiseau, car l'onguent imbibe les plumes et peut causer ainsi une perte importante de température. L'oiseau devient incapable de contrôler sa température corporelle.

Si l'oiseau est tombé dans l'huile et qu'il se porte bien, il est possible de le laver à l'aide d'un savon doux, le rincer et le sécher.

Hypothermie

L'hypothermie se définie par une baisse anormale de la température corporelle. La température moyenne d'un oiseau est de 40 à 42°C (tout dépendant de l'espèce). Un oiseau ayant une température de 38°C est considéré comme étant en hypothermie. Les oisillons sans plume y sont plus sujets. Pour traiter l'hypothermie, il suffit de réchauffer l'oiseau graduellement. On peut le coucher entre des bouillottes d'eau chaude bien enveloppées, ou le coucher sur une couverture chauffante sous supervision (pour ne pas qu'il mange le fil).  

Coup de chaleur

Tout à fait le contraire de l'hypothermie, le coup de chaleur survient généralement l'été lors de chaleurs accablantes. Il est difficile de prendre la température dans les cas de coups de chaleur, car les thermomètres rectaux conventionnels ne se rendent pas si haut. Cependant, les symptômes suivants combinés à une chaleur accablante nous donnent un bon indice :

  • Halètement
  • Respiration avec le bec ouvert
  • Difficulté respiratoire
  • Ailes écartées du corps
  • L'oiseau ne bouge pas ou presque
  • Il se tient dans le fond de sa cage

Pour traiter le coup de chaleur, il faut refroidir graduellement l'oiseau en lui donnant des bains d'eau froide (pas glacée), en le tenant devant un ventilateur, etc. Il est important de lui fournir de l'eau fraîche. La prévention est de mise. L'été lors de grandes chaleurs l'oiseau doit avoir un coin à l'ombre. Sa cage ne soit pas être directement exposées aux rayons du soleil et l'oiseau doit avoir constamment de l'eau à sa disposition.

Déshydratation

La déshydratation ne vient jamais seule. Elle fait, la plupart du temps, suite à une autre maladie. La déshydratation peut être due à une diarrhée continue ou à des vomissements, ou même parfois les deux. Ce peut être dû aussi à un coup de chaleur s'il fait trop chaud et que l'oiseau n'a pas d'eau pour s'hydrater. Plusieurs maladies entraînent la déshydratation. L'oiseau déshydraté fera des fientes sèches (contenant peu ou pas d'urine), aura les yeux creux et n'aura pas d'appétit.

Pour traiter la déshydratation, il faut réhydrater l'oiseau. Le meilleur moyen de réhydrater un oiseau est d'amener ce dernier chez un vétérinaire aviaire pour qu'il puisse recevoir des fluides sous cutanés ou même intra osseux ou intraveineux.  

Fractures

L'oiseau ayant une fracture ne se portera plus sur la patte fracturée, ou bien il aura l'aile pendante. Parfois, les oiseaux peuvent se blesser une aile maladroitement, mais sans la casser. Le repos règlera généralement ce cas.

Certains oiseaux démontrent des signes de douleurs en criant, se plaignant, en refusant de manger, etc. Cependant, il n'est pas rare que l'oiseau ne démontre aucun symptôme lors de la présence de ses maîtres. Cela est dû encore une fois au fait que les oiseaux sont des animaux proie et que s'ils démontrent des signes de faiblesse et de maladie dans la nature, ils seront rapidement aperçus par un prédateur.

Les petites fractures des pattes peuvent guérir seules. Il suffit de mettre l'oiseau au repos forcé, dans une petite cage sans perchoir ou avec un seul perchoir très bas. L'application de bandage est parfois nécessaire. Pour les fractures des ailes, l'idéal est d'immobiliser l'aile blessée pour 2 ou 3 semaines (pour les petits oiseaux) le temps que cela se soude. On utilise un bandage en 8 pour tenir l'aile collée au corps, sans toutefois nuire à la respiration de l'oiseau.

L'idéal est toujours d'avoir fait une radiographie au préalable pour voir si la fracture est bien positionnée. Si l'oiseau mord son bandage, il est possible de lui mettre un collier Élizabeth pour l'en empêcher. Pour ce qui est des fractures ouvertes (avec vue sur l'os) une consultation d'urgence chez un vétérinaire aviaire est requise.

Hémorragie

L'hémorragie est une perte de sang anormale. Un oiseau ne peut se permettre de perdre beaucoup de sang avant de mourir. Il peut perdre jusqu'à 30 % de son volume sanguin avant la mort : ce n'est pas beaucoup. Exemple : Une perruche de 40 g a 4 ml de sang dans son corps et ne peut pas perdre plus de 1,2 ml avant de mourir. Il est donc très important de localiser l'hémorragie et la traiter le plus rapidement possible.

Le plus souvent, la cause d'une hémorragie est le bris d'une plume en croissance. Si celle-ci se met à saigner, il suffit de l'arracher en la tenant par la base. Si c'est un autre type de blessure et que le sang ne s'arrête pas, on peut faire des pressions pour arrêter le sang. S'il s'agit d'une griffe coupée trop courte qui saigne, on peut arrêter le sang à l'aide du Quik Stop ou de la fécule de maïs, qui font coaguler le sang assez rapidement. Le Quik stop doit être correctement nettoyé après son application, car certains oiseaux ont subit une toxicité face à ce produit. Les lésions cutanées ne provoquent généralement pas d'hémorragie, car la peau des oiseaux est très peu vascularisée. Les oiseaux ont un système de coagulation sanguine déficient et c'est également pour cette raison qu'il faut pratiquement toujours intervenir en cas d'hémorragie.

Si l'hémorragie est massive et que l'oiseau a perdu une grande quantité de sang, il est crucial d'apporter cet animal chez un vétérinaire aviaire pour qu'il puisse lui administrer des fluides.

Intoxications (poisons)

L'empoisonnement peut survenir lors de l'ingestion ou l'inhalation d'un produit toxique pour l'oiseau. Les principales sources d'empoisonnement pour les oiseaux de maison sont les suivantes :

L'oiseau ayant inhalé ou avalé des substances nocives aura un ou plusieurs de ces symptômes :

La force de l'intoxication variera selon la dose ingérée, le type de poison et le temps écoulé depuis l'empoisonnement. Il existe quelques remèdes maison pour certaines substances. On ne doit pas faire vomir un animal qui est inconscient ou très faible ou qui aurait ingéré un acide, une base ou un dérivé du pétrole. On doit garder l'oiseau au chaud et lui éviter toute forme de stress. Les remèdes maisons doivent être administrés de façon rigoureuse et on doit obligatoirement connaître le poison en cause.

•  En cas d'ingestion d'un acide : Mélangez ½ cuillère à thé de bicarbonate de soude à 1 tasse d'eau. Faites avaler 10 à 20 gouttes à l'oiseau.

•  En cas d'ingestion d'une base (produits ménagers, liquide à vaisselle...) : Donnez un mélange moitié eau/moitié vinaigre (quelques gouttes) suivi de quelques gouttes d'huile végétale

•  En cas d'ingestion de produit à base de pétrole : Donnez de l'huile végétale ou minérale (quelques gouttes).

Si jamais les traitements ne semblent pas fonctionner ou que l'oiseau semble en mauvais état, il est important de consulter rapidement un vétérinaire aviaire. Certains produits (mort-aux-rats, éthylène glycol, etc.) ont des antidotes que le vétérinaire sera apte à administrer à l'oiseau.

Dans tous les cas, il est préférable d'utiliser les remèdes maisons seulement si le vétérinaire ne peut voir l'oiseau rapidement. La consultation est toujours préférable aux traitements maisons.

Empoisonnement au plomb

Cette intoxication est plus rare chez les oiseaux de compagnie. Elle survient surtout chez les canards à cause du plomb des balles de fusil. Cependant, les oiseaux d'intérieur peuvent quand même être victimes de cet empoisonnement en avalant un morceau de plomb provenant d'une lampe ou d'un rideau par exemple. Par contre, de nos jours, de moins en moins d'objets sont faits à base de plomb.

L'oiseau qui aurait ingéré du plomb pourrait présenter les symptômes suivants :

  • Diarrhée verdâtre
  • Polyurie (beaucoup d'urine)
  • Problèmes nerveux

Le diagnostic se fait à l'aide d'une radiographie. Le traitement consiste à donner de la nourriture laxative le plus tôt possible, comme du beurre d'arachide. Si cela ne fonctionne pas, il est possible de donner à l'oiseau un médicament chélateur du plomb.

Intoxication au téflon

e polytétrafluoroéthylène (téflon) est toxique pour les oiseaux. On ne devrait jamais se servir d'une poêle en téflon avec un oiseau dans la cuisine. Le téflon est plus dangereux si la poêle est chauffée sans qu'il n'y ait aucun ingrédient dedans.

L'oiseau atteint pourrait présenter les symptômes suivants :

  • Dyspnée (difficulté à respirer)
  • Incoordination
  • Convulsions
  • Mort

Il n'existe aucun traitement pour cette intoxication. L'idéal est encore et toujours la prévention. Il ne faut jamais laisser un oiseau dans la cuisine lors de la préparation des repas.

 

Les autres pathologies:

Rétention d'œuf

La rétention d'œuf est l'incapacité de l'oiseau femelle à expulser un ou des œufs. Il y a plusieurs causes à cette condition. Il arrive que certains oiseaux fassent des pontes chroniques. Ce type de ponte à répétition peut amener l'oiseau vers une déficience en calcium. Le calcium est nécessaire à la calcification des coquilles et aux contractions musculaires (pour expulser l'œuf hors du corps). Cependant, certaines rétentions d'œuf ne sont pas dues à ce problème, mais plutôt à une obstruction qui empêche l'œuf de sortir. Parfois, s'il s'agit de la première ponte de l'oiseau, il peut s'agir d'une malformation du bassin. Parfois, c'est l'œuf en tant que tel qui est problématique.

Symptômes :

  • L'oiseau est amorphe, souvent couché dans le fond de sa cage
  • Il a l'abdomen distendu
  • Une masse rouge lui sort du cloaque
  • Il force pour expulser l'œuf
  • Il cesse souvent de se nourrir

Causes :

  • Déficience en calcium (première cause en importance)
  • Obésité
  • Absence de lieu de ponte ou mauvaises conditions (température, humidité)
  • Ponte chronique ou tardive
  • œuf trop gros ou difforme
  • Problèmes du système reproducteur
  • Torsion utérine

Traitement :

Si l'oiseau est en forme, qu'il s'alimente bien et est en début de rétention. Il est possible d'amorcer un traitement maison. Par contre, il ne faut pas attendre trop longtemps avant de consulter un vétérinaire si l'oiseau est totalement incapable d'expulser ses œufs. Dès que l'oiseau semble en détresse ou amorphe, il sera important de consulter immédiatement un vétérinaire.

 

Si l'oiseau n'est pas en forme ou si rien ne se passe après le réchauffement de l'oiseau, il est crucial d'amener rapidement ce dernier chez un vétérinaire aviaire. Le vétérinaire lui donnera possiblement des suppléments de calcium, de la fluïdothérapie, des drogues qui stimulent les contractions utérines (s'il ne s'agit pas d'une dystocie obstructive) et procédera correctement à la sortie de l'œuf, soit par massage ou en ponctionnant le liquide à l'intérieur de l'œuf et en enlevant la coquille morceau par morceau à l'aide d'une pince.

Prévention :

Pour les femelles victimes de pontes chroniques, il est important de leur laisser leurs œufs. Une femelle qui veut procréer et à qui on retire constamment ses œufs, en refera des nouveaux encore et encore. Si les bébés ne sont pas désirés, il est possible de remplacer les œufs par des faux (vendus en animalerie) ou tout simplement de faire cuire les œufs et de les replacer dans le nid par ensuite.

La prévention de la rétention d'œuf se fait également en ne stimulant pas la femelle à la reproduction : ne pas fournir de nid si on ne veut pas de bébé. Il est important de veiller à ce que l'oiseau ait une diète balancée de bonne qualité. Les suppléments de calcium sont essentiels pour les femelles reproductrices. La pâtée aux œufs est généralement appréciée des oiseaux et constitue une bonne source de calcium.

Hépatite

L'hépatite est par définition, une inflammation du foie. Le foie est un organe très important à plusieurs niveaux. Lorsque le foie est malade c'est tout l'organisme qui en souffre. Les causes de cette condition sont multiples et pas toujours faciles à identifier correctement.  

Symptômes :

  • Urines, urates et fèces en diarrhée verdâtre (signe typique aux problèmes de foie)
  • Sang dans les selles
  • Plumage de mauvaise qualité
  • Anorexie
  • Léthargie
  • Perte de poids

Causes :

Traitement :

Le diagnostic se fait par un vétérinaire aviaire à l'aide des signes cliniques, d'une prise de sang, d'une radiographie ou même d'une biopsie du foie. Le traitement variera selon la cause. Parfois, il est difficile de trouver la cause exacte et donc d'amorcer le bon traitement. Pour certaines causes il n'existe aucun traitement sauf un traitement général de soutien.

Prévention :

Fournir à l'oiseau une diète équilibrée et de bonne qualité. Ne pas donner ou qu'en très petite quantité des aliments gras tels que les arachides, les graines de tournesol et de carthame. L'oiseau devrait constamment être stimulé à faire de l'exercice. L'oiseau devrait être gardé dans un environnement propre. Tout nouvel oiseau devrait subir une quarantaine appropriée avant d'être introduit dans des pièces où il y a déjà des oiseaux sains. Une visite annuelle chez un vétérinaire aviaire ainsi que des tests de dépistages pourront aider à prévenir cette condition.

Tumeurs

Les tumeurs sont plus fréquentes chez les perruches, mais peuvent être présentes chez toutes les espèces. Comme pour les humains, il y a deux types de tumeurs : les bénignes (tumeurs bien localisées, qui ne grossissent pas, ou très lentement, ne s'étendent pas et ne causent presque jamais de dommages sérieux à l'oiseau) et les malignes (tumeurs non localisées, elles grossissent très rapidement et ont tendance à faire plusieurs foyers secondaires, elles sont souvent mortelles (cancer).

Une tumeur peut se former dans tous les organes et tissus du corps. Il est relativement fréquent que les oiseaux obèses fassent des lipomes. Les lipomes sont des tumeurs bénignes qui consistent en un amas de gras très localisé. Le lipome est peut esthétique mais généralement inoffensif à moins qu'il ne comprime un organe vital.

Symptômes :

Variétés de symptômes selon l'organe atteint.

Causes :

Les causes ne sont pas toujours bien connues. Certains virus peuvent causer des tumeurs. Les lipomes sont causés généralement par un excédent de gras dans la diète. Les tumeurs du système respiratoire peuvent être causées par des toxines dans l'air.

Traitement :

Il est parfois possible d'éliminer la tumeur chirurgicalement. Dans le cas de tumeurs malignes, généralement l'oiseau ne survivra pas. Il existe des traitements de chimiothérapie, mais la radiothérapie n'est pas encore offerte pour les animaux de compagnie.

Prévention :

Tout comme pour l'humain, il est difficile de prévenir le cancer. Il faut fournir un environnement de vie sain à l'oiseau combiné à une diète de bonne qualité.

Hypothyroïdie

L'hypothyroïdie est par définition un fonctionnement insuffisant de la glande thyroïde. Elle est plus fréquemment rencontrée chez les pigeons et les aras Macao.

Symptômes :

  • Obésité
  • Perte de plumes
  • Peau sèche
  • Plumage de mauvaise qualité
  • Épaississement de la cire chez la perruche ondulée

Causes :

Dysfonctionnement de la glande thyroïde.

 

Traitement :

Le diagnostique se fait à l'aide d'une prise de sang. Le traitement consiste à mélanger un produit (thyroxine) à l'eau de l'oiseau. Ce traitement sera probablement offert pour la durée de vie complète de l'oiseau, car lorsque la thyroïde fonctionne au ralentie, généralement c'est pour toujours. Il faudra consulter un vétérinaire régulièrement pour ajuster le dosage du médicament selon le degré d'activité de la glande.

 

Prévention :

Il n'y a pas vraiment de moyens de prévenir cette condition.

Maladie des reins ou néphrite

La maladie rénale des oiseaux ne vient généralement pas seule. Souvent, elle fait suite à une ou plusieurs autres maladies. Les tumeurs aux reins sont aussi parfois en cause. Les reins sont des filtres très puissants qui élimine l'organisme des toxines et autres produits non désirables. Les reins sont des organes essentiels à la survie.

Symptômes :

  • Polyurie/polydipsie (l'oiseau boit beaucoup et urine beaucoup)
  • Paralysie possible d'une ou des deux pattes

Causes :

Traitement :

Le traitement est fait en fonction de la cause. Les reins ne sont pas remplaçables (à moins de procéder à une transplantation) et lorsqu'ils sont très atteints, il n'y a souvent aucun traitement qui fonctionne.

Prévention :

Il faut fournir un environnement de vie sain à l'oiseau combiné à une diète de bonne qualité.

Notez bien: Les informations présentes dans cette section ont pour but de vous aider à comprendre les maladies chez les oiseaux. Par contre, si votre oiseau est malade, la chose à faire est de consulter un vétérinaire compétant en médecine aviaire. Je me décharge donc de tout mauvais traitement que vous pourriez infliger à votre animal à la suite de la lecture de ces pages. Vous ne trouverez sur ce site aucun dosage de médicament, pour les raisons que je viens de mentionner.

Alimentation

Plusieurs propriétaires d'oiseaux croient à tort qu'un oiseau peut se contenter de graines. Dans la nature, un oiseau mangera bien entendu des graines, mais aussi plusieurs types de fruits et légumes. Si l'oiseau mange que des graines toute sa vie, il risque fort bien d'avoir de sérieuses carences alimentaires.

La moulée

Les moulées pour oiseaux ont été spécialement conçues pour eux. Elles tiennent compte de leurs besoins et de leurs goûts. Un oiseau qui mange de la moulée comme ingrédient principal n'a pas à recevoir de suppléments vitaminiques, car la moulée est bien équilibrée. Par contre, cela n'enlève pas le besoin de donner régulièrement des fruits et légumes à l'oiseau. Bien que la moulée soit un aliment complet, les oiseaux préfèrent généralement les grains, car ils adorent les décortiquer, ce qu'ils ne peuvent pas faire avec la moulée. Il est préférable, lorsqu'on achète un oiseau nourri à la main, de choisir un spécimen qui mange de la moulée plutôt qu'un mélange de grains.

Il existe plusieurs marques de moulées pour perruches et perroquets. La marque la plus connue au Québec est la Tropican de Hagen. Cette moulée a fait ses preuves depuis longtemps. Les oiseaux l'acceptent généralement bien. Elle n'est cependant pas la moulée la plus recommandée. La moulée Lafeber's est très réputée. Elle est vendue par les vétérinaires (et certaines animaleries) et est d'excellente qualité. Le seul problème c'est qu'elle n'est pas très bonne au goût. La majorité des oiseaux ne l'aiment pas. La moulée de marque Zupreem et PrettyBird sont également assez communes. Ces moulées présentent diverses formes de différentes couleurs. Elles ont généralement une bonne réputation, quoiqu'il existe certains perroquets qui sont sensibles aux colorants artificiels. Il existe d'autres moulées telles que la Harrison ou la Roudybush.

Le mieux est encore de varier l'alimentation le plus possible et d'offrir diverses marques de moulées. De cette façon, il est plus certain que l'oiseau ira chercher tout ce dont il a besoin. Si l'oiseau n'est pas trop capricieux et sélectif côté nourriture, il est même possible d'alterner des jours de moulées avec des jours de bons mélanges de grains. Voici un exemple de régime alimentaire sur 7 jours qui pourrait être proposé à un perroquet n'aimant pas la moulée Laferber's:

  • Dimanche: Tropican seulement
  • Lundi: Tropimix
  • Mardi: Zupreem et Nutriberries
  • Mercredi: Tropican seulement
  • Jeudi: Tropimix
  • Vendredi: Zupreem et Nutriberries
  • Samedi: Tropican et on pourrait lui offrir une poignée de graines de type premium ou gourmet.

Bien entendu, il ne s'agit que d'un exemple. Chaque oiseau est différent et il faut s'adapter selon ses goûts. L'important est de lui offrir une alimentation la plus saine possible. Peu importe qu'un oiseau mange majoritairement des grains ou de la moulée, il faut s'assurer de lui offrir de la variété et ne pas négliger les fruits et les légumes.

Les graines

Les graines sont souvent vendus comme régime alimentaire principal, mais sont pauvres en plusieurs éléments et vitamines nécessaires pour la bonne santé de l'oiseau. Les grains, pour être de bonne qualité, doivent contenir au moins 5 sortes de graines et il ne doit y avoir dans ces 5 sortes, ni de graines de tournesol, ni de graines de carthame, car ces graines sont trop riches en gras. Il est conseillé de garder les grains au réfrigérateur pour éviter la prolifération de germes et de moisissures. Les moisissures du genre Aspergillus poussent aisément dans les grains à la température de la pièce et peuvent causer l'aspergillose chez l'oiseau. Pour tous les mélanges de grains, même ceux de bonne qualité, il est essentiel d'ajouter des suppléments pour que l'oiseau ne souffre d'aucune carence.

Pour ce qui est des cockatiels, il est très important de ne pas leur donner les mélanges de grains formulés pour eux. Cela peut paraître bizarre, mais tel est le cas. Pour une raison inconnue, les fabriquants de grains ont décidés que les cockatiels devraient avoir un régime alimentaire plus gras que les autres. Ce qui fait que ces mélanges sont généralement beaucoup trop riches en graines de tournesol. Il est donc conseillé de nourrir les cockatiel avec les mélanges pour perruches. Les graines de tournesol sont trop grasses, elles font donc engraisser les oiseaux. Ces graines devraient être offertes en gâterie seulement.

Il existe plusieurs mélanges de grains sur le marché. Le plus commun est le mélange de grain de base de Hagen. Additionné de suppléments, ce mélange est très bien, car il n'est pas trop gras et comprend généralement une bonne variété de grains. Les mélanges de grains de type Premium et Gourmet sont plus dispendieux, mais ne devraient pas constituer le mélange de base pour les oiseaux. Ces deux mélanges sont pareils, la seule différence est l'emballage. Ces mélanges sont trop gras, ils ont tendance à faire engraisser les perroquets. Ils contiennent de la moulée, mais contiennent également des fruits séchés et des noix grasses comme des arachides, des graines de tournesol, des graines de carthame, etc.

Le Tropimix est un mélange de graine de bonne qualité (bien qu'il reste un mélange de grains). Il contient de la moulée Tropican et une variété de bons grains pour la santé. Il est beaucoup plus dispendieux que les mélanges de bases et les mélanges Gourmet ou Premium, mais lorsqu'on paye pour 1kg, l'oiseau en mange pour 1kg. Les mélanges de grains Premium et Gourmet contiennent beaucoup d'écailles (non comestibles). Le mélange Tropimix n'en contient pas, l'oiseau peut donc manger la totalité du sac.

Le mélange de grains le plus réputé est sans aucun doute les Nutriberries de la compagnie Lafeber's. Il ne s'agit pas d'un mélange conventionnel puisque les grains sont présentés sous forme de boules contenant plusieurs types de grains. L'oiseau ne peut donc pas trier comme dans un mélange de grains standard.

La variété est toujours la clé du succès. L'idéal est d'avoir un oiseau qui accepte de manger de la moulée et de varier son alimentation. Cependant, certains oiseaux n'acceptent vraiment pas la moulée ou leurs propriétaires n'ont pas envie de se donner « le trouble » de passer leur oiseau sur la moulée puisque ceci peut s'avérer long et ardu. Pour ces personnes, il existe tout de même des compromis. Premièrement, il faut fournir à l'oiseau un bon mélange de grains de bases additionnés de suppléments vitaminiques. Il faut ensuite varier l'alimentation le plus possible en offrant d'autres types de mélanges de temps à autres. Les mélanges Tropimix et Nutriberries devraient largement être favorisés. Les mélanges de type Premium et Gourmet ne devraient être donnés qu'à l'occasion.

La transition des graines à la moulée

Le secret est d'y aller progressivement, mais ceci est une tâche ardue, surtout si l'oiseau mange des grains depuis longtemps. Il existe plusieurs trucs pour changer l'alimentation d'un oiseau. Premièrement, on commence par mélanger environ 10 % de moulée avec 90 % de grains. Probablement que l'oiseau ne goûtera pas à la moulée avant longtemps. Cependant, il faut être patients et persévérer. Lorsque l'oiseau commence à accepter la moulée, on donne de plus en plus de moulée en diminuant la quantité de graines. Éventuellement, il ne restera que la moulée. Les graines pourront ensuite être données occasionnellement pour varier l'alimentation.

Si l'oiseau ne touche jamais à sa moulée et se laisse mourir de faim, il faut alors utiliser une autre technique. Une autre technique consiste à écraser la moulée très finement et la saupoudrer sur les grains, ainsi, il n'aura pas le choix d'y goûter.

Une autre alternative consiste à remplir un bol de moulée qu'on laisse toute la journée, et le soir on donne des grains. Ceci force l'oiseau à goûter à sa moulée puisqu'il n'a rien d'autre. Bien entendu, il existe des cas qui refusent toute technique de changement alimentaire.

Il est important d'essayer plusieurs marques de moulées. Certains perroquets n'aiment pas une marque, mais vont en accepter plus facilement une autre.

Il est normal que l'oiseau crie plus qu'à l'habitude pendant la transition alimentaire. L'oiseau est mécontent et demande sa nourriture habituelle. Il ne faut pas céder à la demande, mais bien persister. L'idéal est d'avoir une balance et suivre le poids de l'oiseau pour s'assurer qu'il ne maigrisse pas trop. Un oiseau ne doit pas perdre plus de 10% de son poids lors d'un changement alimentaire. Si tel est le cas, il faut réintroduire un peu les mélanges de grains.

Les suppléments

Les suppléments ne sont nécessaires que si l'oiseau mange des graines comme menu principal. Ces suppléments se vendent en animalerie. Ces poudres contenant vitamines et minéraux doivent être rajoutés dans la nourriture et non pas dans le plat d'eau car l'eau oxyde les vitamines. De plus, certains oiseaux boivent peu et donc, la quantité de vitamines absorbées est trop minime. Le meilleur supplément vendu en animalerie est le « Prime ».

Les fruits et légumes

Ils doivent êtres donnés à l'oiseau tous les jours, que l'oiseau mange des grains ou de la moulée. Il ne faut cependant pas abuser des fruits (sauf pour les espèces frugivores), car ils entraînent la diarrhée. Les légumes foncés sont les meilleurs pour la santé de l'oiseau. Les légumes comme le céleri et la laitue Iceberg ne contiennent que de l'eau ou presque. Il est plutôt conseillé d'opter pour le brocoli, la carotte, la courge, la citrouille cuite, la patate douce cuite, etc. Pour les fruits, donnez de la papaye, des cantaloups et des abricots, ils sont très riches en vitamine A, et de par le fait même, très bons pour la santé. Attention, l'avocat est un légume toxique pour les oiseaux, il ne faut donc jamais en donner. Les noyaux des fruits sont également à proscrire. Certains oiseaux ont peur de la nouveauté et peuvent refuser de toucher aux fruits et légumes. L'astuce consiste à lui en présenter tout le temps, même s'il ne veut pas y goûter. Cela peut prendre des mois avant qu'un oiseau se décide à accepter un nouvel aliment.

Les légumineuses, viandes et autre nourriture de table

Les légumineuses sont une excellente source de protéines, il est bien d'en donner régulièrement aux oiseaux. Il est possible de donner de la viande cuite, du riz brun et d'autres pâtes de blés aux oiseaux. Ils en raffolent généralement.

Les os de seiche

On ne doit pas donner de lait à un oiseau et on doit limiter la consommation de produit laitier, d'où l'importance de lui fournir un bon apport de calcium, grâce à cet os de seiche. Certains propriétaires croient que l'oiseau aiguise son bec et sont très surpris que l'oiseau en avale, mais c'est normal. Le but de l'os de seiche est d'abord et avant tout d'être avalé pour fournir le calcium nécessaire.

Le gravier

Comme les perruches et perroquets décortiquent leurs grains, ils n'ont pas besoin de gravier pour digérer et son usage peut causer des dommages à la muqueuse intestinale. Certains oiseaux tels les pigeons, colombes et tourterelle ne décortiquent pas leurs grains. Ils ont donc besoin d'un coup de main pour leur digestion. Le gravier était très utilisé par le passé, mais plusieurs oiseaux ont eu des problèmes d'impaction à la suite de l'ingestion de ce produit. L'utilisation de gravier peut même entraîner la mort de l'oiseau. L'idéal pour les colombidés est de leur offrir des écailles d'huîtres. Ces écailles sont aussi efficaces que le gravier pour la digestion et sont sécuritaires.

L'eau fraîche

Elle doit être disponible en tout temps. On doit remplir le bol d'eau régulièrement et le désinfecter comme il se doit au moins une fois par semaine pour éviter la formation d'algues. Ne jamais rajouter les suppléments de vitamines et minéraux dans l'eau, car les suppléments polluent l'eau en favorisant la multiplication bactérienne. De plus, l'eau oxyde les vitamines et annule donc leur effet

Les gâteries

Les gâteries sont biens, car elles changent la routine de l'oiseau. Les gâteries préférées des perroquets sont souvent les graines de tournesol ou de carthame. Les perroquets adorent généralement les arachides, mais il est préférable de ne pas leur en donner, car elles peuvent contenir une moisissure toxique pour eux. Les oiseaux adorent habituellement les branches de millet. Ces branches sont bonnes pour la santé, mais peuvent mener à l'embonpoint, donc à donner avec modération.

Les aliments à ne pas donner

  • avocats
  • noyaux de fruits
  • plants de tomates
  • feuille de rhubarbe
  • chocolat
  • café
  • arachides (peuvent contenir une toxine fongique néfaste pour leur santé)
  • beurre
  • aliments gras
  • sel
  • lait
  • sucre
  • alcool
  • pomme de terre crue
  • plusieurs plantes

Important : Ne donnez pas à votre oiseau de la nourriture qui a déjà été dans votre bouche, car la salive humaine contient des éléments nuisibles à la santé des oiseaux.

Plantes toxiques

Voici une liste de plantes intérieures et extérieures les plus populaires qui peuvent être toxiques pour votre oiseau :

Plantes d'intérieur

  • Aubergine (toute la plante sauf le fruit)
  • Avocat
  • Narcisse
  • Hyacinthe
  • Haricot de Java
  • Muguet
  • Morelle noire, belladone, douce-amère
  • Laurier-rose
  • Philodendron
  • Rhododendron
  • Poinsettia
  • Lis de la vallée
  • Persil
  • Plusieurs autres

Plantes d'extérieur

  • Cerisier
  • If
  • Clématite
  • Plant de tomate
  • Oignon sauvage
  • Marijuana
  • Rhubarbe (feuilles)
  • Haricot mescal
  • Perce-neige
  • Muscade
  • Bouton d'or
  • Tabac
  • Pomme de terre (nouvelles pousses)
  • Plusieurs autres

 

Bref, surveillez bien votre oiseau s'il vole librement dans la maison. Vérifiez qu'il ne puisse ingérer quelques plantes toxiques. Pour vous rassurer, les plantes qui suivent ne sont pas considérées comme dangereuses lorsque mangées par un oiseau :

  • Violette africaine
  • Aloès
  • Bambou
  • Bleuet
  • Fraise
  • Framboise

 

 Sources : http://www.animauxexotiques.com/oiseaux/maladies/index.htm

 

 

 

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12:53 Écrit par Martine dans Santé | Lien permanent | Commentaires (14) |  Facebook | |  Imprimer

26/01/2012

162 - La reproduction du diamant de gould

 

LE PINSON DIAMANT DE GOULD

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ÉLEVAGE DU GOULD

Les motivations qui peuvent pousser les amateurs d'oiseaux à choisir ce petit exotique, sont assez variées
Il ya d'abord la beauté du diamand de Gould.L'espèce sauvage est fort belle et les variétés obtenues ces dernières années sont souvent très belles aussi. Lorsque l'on peut réunir dans une volière bien aménagée, une vingtaine de Goulds aux couleurs différentes, on ne se lasse pas de contempler ce spectacle plein de vie et de couleurs. Il n'est pas impossible d'ailleurs de faire cohabiter des Goulds avec divers petits exotiques, ce qui augmente le plaisir de l'éleveur.
Il y a ceux qui élèvent les Goulds par goût de la difficulté.Ce n'est pas très facile en tout cas c'est moins simple que d'élever des perruches ou des canaris. L'éleveur peut s'efforcer d'obtenir les plus beaux oiseaux par leur taille ou leur plumage. Leur présentation dans des concours lui permettra de receuillir la juste récompense de ses efforts. Le simple fait de réussir l'élevage des Goulds est déjà un bon motif de satisfaction.
Mais on peut aller plus loin en s'efforçant d'obtenir des variétés nouvelles, et cela en combinant diverses mutations, qui peuvent d'ailleurs se manifester dans tous les élevages. La connaissance de la génétique est alors indispensable, mais quel plaisir de voir apparaître des oiseaux que l'on avait prévus, et quelle joie d'obtenir une variété nouvelle.
Tous ces éleveurs, inégalement motivés, éprouvent cependant les mêmes joies, les mêmes angoisses; ils sont fraternellement unis par leur amour du diamant de Gould.

 

Le choix d'un couple

La femelle se distingue du mâle par des couleurs moins vives: la poitrine est lilas, le ventre jaune clair. Le vert et le bleu sont moins vifs, d'où un collier turquoise moins marqué et un dos plus terne; la séparation entre la couleur de la poitrine et celle du ventre est beaucoup moins nette que chez le mâle; les filets sont plus courts (queue)
Les 2 sexes poussent de petits cris aigus mais le mâle a un chant caractéristique.
Le choix du mâle est important. Il doit féconder les oeufs, ce qui suppose sa maturité sexuelle et sa virilité, mais aussi nourrir les jeunes, tâche primordiale où son rôle l'emporte sur celui de la femelle. Divers ennuis comme les oeufs clairs, l'éjection des jeunes hors du nid, la mortalité précoce des jeunes sont souvent la conséquence d'un mauvais choix du mâle.
Le mâle doit avoir au moins un an révolu; sa mue doit être terminée et ses couleurs doivent être éclatantes. Bien que l'acquisition complète du plumage adulte ne soit pas indispensable, car dans la nature des Goulds en plumage juvénile ou semi-adulte peuvent se reproduire, il est préférable que la mue soit complète. L'éclat du plumage est chez le mâle un important caractère sexuel que met en évidence la parade nuptiale. Il intervient dans le conditionnement de la femelle; aussi seuls les mâles bien en couleur seront appariés.
Les jeunes femelles étant sujettes au mal de ponte, il est préférable de prendre comme femelle un oiseau dans sa seconde année et ayant bien terminée sa mue adulte. Certes là encore on peut citer le cas de femelles qui à 10 mois ont pondu et fort bien élever, mais mieux vaut ne pas prendre de risques, surtout si on est débutant.
Finalement le couple le mieux indiqué sera formé d'une femelle de 2 ans et d'un mâle plus âgé ou plus jeune qu'elle, l'un des deux ayant déjà reproduit.
Il nous paraît important de tenir compte de la date de naissance des conjoints. On choisira autant que possible des oiseaux nés le même mois, voire à 2 mois d'intervalle, et cela quel que soit leur âge (horloge biologique) (facultatif au Canada).

Carte de couleurs chez le gould.jpg

 

Choix de la cage d'élevage

L'éleveur débutant peut se contenter d'une ou plusieurs cages. Mais rapidement, avec l'expérience et l'augmentation du nombre d'oiseaux, une ou plusieurs volières seront indispensables. Cages et volières devront satisfaire à certaines conditions.
Le diamant de Gould est un oiseau vif et rapide, au vol surtout horizontal. Il lui faut un cage assez grande, lui offrant un espace de vol suffisant et des aires de repos et de nidification.
Pour un couple de Gould une cage de 60 cm de long sur 40 cm de largeur et de hauteur est apparemment un minimum.Plus confortable est la cage de 80 cm X 45cm X 40cm, permettant l'emploi d'une séparation verticale.
L'entretien doit être facile et afin de troubler le moins possible les oiseaux, les divers ustensiles (mangeoires, nids, abreuvoirs...) doivent être accessibles de l'extérieur. Cela suppose un certain nombre de portes bien situées sur une ou plusieurs faces. Les perchoirs ne doivent pas être superposés, afin que les oiseaux ne soient pas souillés par les fientes d'un autre oiseau placé plus haut; ils doivent être assez éloignés l'un de l'autre pour favoriser le vol; proche du nid, et un perchoir dortoir placé dans la partie haute de la cage, sera le bienvenu.
La cage doit comporter, reposant sur le fond, un plateau mobile, ou plusieurs, qui seront garnis de sable fin ou de papier journal que l'on entretiendra régulièrement.
Il n'est pas nécessaire que la cage soit grillagée sur toutes ses faces. 2 ou 3 faces latérales peuvent être pleines, notamment la face postérieure: Le mur contre lequel sera placé la cage ne sera pas sali, et cette face peinte en blanc sera facile à entretenir et contribuera à l'éclairement. (la mélamine est un matériau de choix).Aussi on peut trouver dans le commerce, des devants de cages métalliques.
La cage doit être placée contre le mur, à hauteur suffisante, à l'abri des courants d'air et hors de la portée des enfants.

 

Les volières
Ce sont des volières qui vous permettent la reproduction dans les meilleures conditions. On y loge souvent 2 ou 3 couples, car ainsi qu'on l'a constaté , la coexistence peut créer une sorte d'émulation, et les couples se montrent plus proléfiques. Le sevrage est aussi favorisé car les échanges de nourriture y sont plus fréquents et l'apprentissage plus facile.
On parle de volière quand le volume offert est supérieur à 1 M cube. Les dimensions d'une volière d'élevage dépendent de la place dont on dispose et des ambitions de l'éleveur. On peut concevoir une ou deux volières d'élevage ou une batterie de volières.
La volière est équipée de barreaux peu nombreux mais bien disposés et autant que possible de diamètres différents.
Une volière peut être utilisée juste pour les jeunes et les adultes n'étant pas accouplés. La volière doit être aussi grande que possible, large d'au moins 1 mètre et haute de 2 mètres. Le volume étant suffisant, on pourra y placer des branchages, ce qui offrira toute une gamme de perchoirs de diamètre et d'orientation variés.
Certains éleveurs offrent à leurs Goulds toute une pièce de leur maison où les oiseaux s'ébattent en liberté. Ils y installent des rameaux d'arbre mort mais aussi des plantes vivantes: lierre, tradescantia, fougère aigle, etc... Les Goulds s'y reproduisent librement, et si l'on n'y introduit quelques variétés différentes, on peut y voir apparaître des variétés et même des mutations nouvelles; ces dernières étant favorisées par la consanguinité. De telles pièces sont dites "chambres d'oiseaux".

 

Cohabitation avec d'autres espèces
De façon générale, les éleveurs ne font pas cohabiter les Goulds avec d'autres espèces. Cependant cela est possible, si on dispose de volières suffisemment grandes et si on choisit bien les oiseaux.
On choisira des espèces calmes et de petite taille dont le régime alimentaire sera le même que celui du Gould, ou presque. Certains petits exotiques comme le cordon bleu, certains diamants (ruficauda, diamant à longue queue) peuvent convenir, en revanche le diamant de Nouméa, le diamant à gouttelettes, sont trop turbulents.
On opérera avec prudence et on éliminera tout oiseau agressif.

 

Le choix du nid
Le choix du nid est important. Il doit être fonctionnel et bien situé.
Un bon nid doit être assez grand, car le mâle y rejoint volontiers la femelle qui couve. C'est surtout dans le nid que se fait la copulation. De plus, jeunes et parents doivent s'y sentir à l'aise.
Un nid style perruche peut être confectionné en contreplaqué (par un bon bricoleur) (environ 17 cm de large X 15 cm de profond X 18 cm de haut) avec une ouverture ronde ou rectangulaire.
Ceux que j'utilise sont fait avec des 2 litres de lait (on fait une ouverture carré pour les oiseaux et une autre ouverture sur le dessus du contenant (environ 1/2 d'un coté du contenant) pour vérifier les oisillons et les oeufs. La boîte sera installée dans le sens de la largeur. Le contenant est accroché à la cage avec 2 crochets ou à l'aide de gros élastics et d'équerres à l'extérieur. L'avantage est que vous ne réutilisez pas le nid donc pas de désinfection.
Le nid peut être tapissé de gazon séché (que vous pouvez vous procurez quand vous tondez votre gazon) attention cependant qu'il ne contienne pas d'herbicide ou de produit chimique. Le gazon peut être passé au micro-onde quelques minutes (5) pour détruire les parasites. On peut aussi y rajouter une pincée de poudre de carbaryl 5% entre le gazon et le nid pour éviter les parasites.
Un petit perchoir sera rajouté sous l'ouverture du nid pour faciliter l'entrée.
Si les oiseaux visitent le nid (environ dans la semaine qui suit la pose du nid) il y a de fortes chances qu'ils se soient acceptés pour l'accouplement!

 

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Nutrition d'un couple reproducteur

Une nutrition plus riche pourra stimuler les couples à pondre. La nutrition de base se compose naturellement de graines de pinson (auquelles on pourra rajouter d'autres sortes de millet tel le millet japonais, leur favori, le millet doré, surtout pour les jeunes au sevrage, et le millet jaune); un os de seiche et de l'eau fraîche en tout temps.
Durant la période de ponte il faudra rajouter de la pâtée (genre Cédé pour canari) qu'on peut humidifier avec un peu d'eau ou donner sec; un apport de légumes vert (tel les épinards ) est une bonne source de fer et de vitamines, à raison de 2 ou 3 fois par semaine; les graines germées sont aussi un excellent stimulant pour débuter la ponte (un petit godet par jour); La vitamine E peut être rajoutée aussi dans l'eau à raison de 1 ou 2 fois par semaine.Une grappe de millet par semaine sera aussi fort appréciée. On rajoute également des coquilles d'oeuf (préalablement stérilisées au four à 350 degrés F pendant environ 20 minutes).

 

Recette de graines germées

Les graines seront faites à partir de millet blanc et d'alpiste auxquels on peut rajouter du millet japonais.
Jour 1: Deux cuillèrées à table de ce mélange sera mis dans une passoire en platique et on laisse tremper pour 24 heures dans l'eau (on devra rincer abondamment et changer l'eau de rinçage 4 à 5 fois durant ces 24 heures).
Jour 2: On rince le mélange abondamment et on vide l'eau mais on tient le mélange humide en tout temps en faisant des rinçages 3 ou 4 fois dans la journée; en maintenant le mélange sous une lumière, le germe apparaîtra plus rapidement.
Jour 3: le mélange est rincé abondamment et on peut commencer à le distribuer aux oiseaux pour une période d'environ 2 à 3 jours. (ne pas oublier les rinçages abondants).
En aucun temps le mélange ne devra avoir une odeur nauséabonde. (contamination par les champignons).
On doit prévoir de refaire des graines avant la fin du mélange (étant donné les 48 heures de délais); c'est pourquoi il serait bon d'avoir 2 passoires et 2 bols diponibles.
La distribution se fera tôt le matin une fois par jour durant la période de ponte; au moment de l'éclosion, les parents nourrissant souvent les jeunes avec ce mélange, la distribution pourra être plus fréquente.
Les bols de nourriture ainsi que les bains et les abreuvoirs doivent être désinfectés 2 à 3 fois par semaine dans une solution désinfectante (1/4 tasse eau de javel par gallon d'eau), puis rincés abondamment.
Autre solution désinfectante (inoffensive pour les oiseaux):
chlorhexidine 2% (15-20 ml par gallon d'eau)
Cette solution peut être vaporisée dans les cages sans problème.

 

La ponte

Pendant la construction du nid, la grappe d'oeufs a muri dans l'ovaire de la femelle, si bien que la ponte débute dès que le nid est fini.
Elle a lieu assez tôt le matin; pour un éclairement débutant à 6:30hre elle se situe entre 7:30 hre et 9:30hre; 4 à 7 oeufs blancs, sont pondus à intervalle de 24 hres. Le nombre dépend de l'âge de la femelle, une jeune femelle pond souvent 4 ou 5 oeufs, une femelle âgée en pond 6 à 8. Il est fréquent que les femelles primipares fassent une fausse ponte: un seul oeuf est pondu puis une semaine plus tard débute la véritable ponte.La ponte peut aussi débuter régulièrement puis s'interrompe et reprendre après un intervalle de 48 hres.
La taille des oeufs dépend des femelles; les plus gros oeufs donnent les plus beaux sujets.

 

La couvaison

Il arrive que pendant la ponte, les oiseaux soient ensembles dans le nid, mais la couvaison ne commence qu'après le quatrième oeuf; les oiseaux alors se relaient le jour et la femelle couve la nuit. Le mâle se tient alors sur le perchoir, dépendant du nid ou dans l'antichambre du nid lorsque celui-ci est de type horizontal.
Il arrive qu'en pleine incubation, les 2 oiseaux quittent le nid à la grande crainte de l'éleveur. Cela est assez fréquent lorsqu'il s'agit de jeunes couples et on peut y voir un signe d'inquiétude de la part des oiseaux; d'où la nécessité de les déranger le moins possible. Heureusement les oeufs ne se refroidissent pas trop vite et en général une telle attitude a seulement pour effet d'allonger l'incubation d'un ou deux jours.
L'incubation dure en moyenne 15 jours (14-17). On peut mirer les oeufs à partir du sixième jour; l'oeuf fécondé apparaîtra opaque à la lumière, s'il n'a pas été fécondé il est clair. On peut également grouper dans un même nid les quelques oeufs qui ont été fécondés.
Les oeufs clairs peuvent être dûs à une mauvaise préparation des reproducteurs, de leur jeunesse, de leur incompatibilité ou de mauvaises conditions d'élevage: température trop basse, coup de froid, et plus exeptionnellement surchauffe. Bien qu'assez exeptionnelle, une carence en vitamine E peut être envisagé. Rappelons que pendant la ponte et l'incubation, les Goulds doivent être dérangés le moins possible.

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De l'éclosion au sevrage

Généralement les jeunes naissent en 24 heures, souvent par groupe de 2 et le matin; cependant s'il y a moins de 5 oeufs, l'éclosion peut être simultanée. Ils naissent sans duvet, leur peau est rose, plus sombre pour la tête où les yeux cachés sous les paupières se voient nettement. Ils ont besoin de chaleur, aussi les parents continuent-ils de les couver alternativement pendant une dizaine de jours.
Mieux vaut éviter durant cette période de contrôler le nid. En effet si les 2 parents perdent le contact avec leurs jeunes, ils paraissent alors effrayés par leurs propres petits. On risque de les voir nettoyer le nid, ce qui les conduit à éjecter les jeunes, que l'on retrouvent dans le fond de la cage. On remet les jeunes dans le nid même s'ils doivent être encore éjectés...
On comprend alors l'importance d'une température suffisante. Les couples âgés se montrent moins inquiets.
Ce n'est que vers le troisième jour que l'on commence à entendre faiblement les jeunes.

 

Nourrissage

Les parents nourrissent très discrètement les premiers jours; ils donnent aux jeunes un mélange de pâtée et de graines régurgitées; ils continuent à se relayer dans le nid et peuvent y rester ensemble; cette présence simultanée semble les rassurer. Peu à peu ils prennent l'habitude du nourrissage et, passé une semaine, le contrôle du nid devient possible sans trop de risques.
Les jeunes sont devenus assez bruyants et quand un parent se présente, on entend un joli tintamarre. Dès le dixième jour, ils se bousculent même à l'entrée du nid.
Le nourrissage est favorisé par des excroissances que portent les jeunes à l'extérieur de la bouche, près des commissures du bec, et par des taches noires portées par le palais et la base de la langue. Les excroissances sont luminescentes (ce sont des photophores), les taches se détachent sur un fond clair.
Ces marques incitent normalement les parents au nourrissage et elles les guident dans l'obscurité du nid. Elles sont spécifiques et constituent donc un signe de reconnaissance. Ces marques vont grossir en même temps que les jeunes, puis peu à peu s'atténuer ; elles disparaîtront vers l'âge de 2 mois, après le sevrage de jeunes.
Le fait que les parents continuent de couver les jeunes est très important, car maintenus au chaud ceux-ci sont plus actifs et ils sollicitent davantage. Si les parents sont inquiets et s'ils quittent souvent le nid, les jeunes se refroidissent , s'engourdissent, quémandent moins et finissent par mourir. Il en est de même, s'ils sont minés par la maladie ou affaiblis génétiquement.
Au bout d'une dizaine de jours les plumes commencent à pousser. La peau des ailes, de la tête, du dos, est devenue plus sombre; on voit bientôt apparaître le canon des plumes, aux ailes puis à la queue, au dos, aux flancs et au poitrail. Le plumage sera complet après 22 ou 23 jours après la naissance.
Le nourrissage continue pendant toute la journée avec des phases plus intenses le matin, à midi,et le soir. Entre se situent des périodes de repos, au cours desquelles les jeunes gavés et repus, somnolent tout en digérant . Ce sont des goinfres, car même au repos, il sufit d'un petit choc provoqué par un parent se posant sur le perchoir du nid, pour que les têtes se lèvent et que les becs s'ouvrent.

 

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Baguage

Pour bien distinguer les oiseaux entre eux, il est nécessaire de les baguer. Certes un petit éleveur peut se contenter de bagues colorées en plastique, dites ouvertes car elles présentent une fente, permettant de les placer sans trop de difficulté sur un jeune sorti du nid ou un adulte; mais généralement, on emploie des bagues métalliques fermées, qu'il est indispensable de placer tôt.
De telles bagues constituent une garantie, car il est impossible de les enlever sans les ouvrir. Aussi dans les concours, qui sont une des finalités de l'élevage, seuls sont admis les oiseaux ayant une bague fermée. Ces bagues ont 2.5 mm. de diamètre.
Sur la bague, que l'on se procure auprès d'une Fédération d'éleveurs sont gravés: l'année de naissance de l'oiseau et le numéro de souche de l'éleveur. Ce numéro, qui est particulier à l'éleveur, lui est attribué par la Fédération.
Le baguage de jeunes est indispensable dès que l'on a un nombre important d'oiseaux et que l'on désire suivre leur descendance sur plusieurs générations. Il permet la tenue d'un cahier d'élevage et il constitue une garantie pour un acheteur.
On bague entre 8 et 10 jours, suivant que la croissance des jeunes est plus ou moins rapide. Trop tôt, la bague ne tient pas, trop tard, elle ne passe plus.
Il faut en effet faire glisser la bague le long des doigts d'une patte. 3 doigts sont maintenus vers l'avant, le quatrième doigt étant appliqué contre la patte. Quand la bague est passée, on dégage ce quatrième doigt, au besoin en employant une aiguille émoussée. Cela demande une certaine dextérité et un débutant doit faire preuve de beaucoup de calme. Auparavant on aura habitué les oiseaux à des visites régulières. On bague en milieu de journée en profitant de ce que les jeunes sont seuls.

 

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Prudence encore: comme les bagues brillantes peuvent perturber les parents, il est recommandé de les ternir avec un produit sombre, vernis, albuplast ou micropore.

 

Sortie du nid

À l'âge d'une vingtaine de jours, les jeunes commencent à s'approcher du trou du nid. Non par curiosité de connaître l'extérieur, mais plutôt pour être le premier à être nourri.
Ils s'aventurent bientôt sur le perchoir du nid et ils y restent, puis ils vont sur les perchoirs voisins. Ainsi à partir du 23 ième jour, ils quittent le nid; ils y retournent la nuit , puis n'y reviennent plus.
Pourtant si la mère entreprend une seconde ponte, ils peuvent y retourner momentanément.
Le rythme de nourrissage ne change pas, même si la femelle a pondu à nouveau. Le mâle s'occupe activement des jeunes, qui presque dès leur sortie du nid, tentent déjà de se nourrir. Ils n'en seront vraiment capables qu'au bout d'une quinzaine de jour plus tard.

 

Sevrage

Le nourrissage par le père va peu à peu en décroissant. Dans le même temps les papilles luninescentes des commissures du bec se ternissent pour devenir de modestes boutons qui disparaîtront aussi.
Les jeunes commencent à manger seuls. Depuis la naissance une quarantaine de jour se sont écoulés.
À ce stade, la seconde nichée est déjà avancée. Dans la cage coexistent les jeunes de la première nichée et les parents élevant la seconde. Si la cage est suffisamment grande on peut les laisser coexister. On pourra avoir la surprise d'assister au nourrissage des jeunes par quelques uns de leurs aînés...
Si la place est limitée, et si on opère en batterie d'élevage, il est préférable de séparer les jeunes pour éviter la surpopulation, les aînés risquant de trop s'intéresser à ce qui se passe dans le nid.
Les jeunes Goulds sont alors transportés dans une cage plus grande, ou dans une volière où ils vont coexister avec des oiseaux en réserve d'élevage et avec des jeunes plus aguerris. Le calme doit régner dans cette volière. On distribue alors une nourriture abondante et aussi variée que possible.Le millet en grappe est très employé pour créer le maximum d'appétence chez les jeunes: ceux-ci prennent plaisir à le décortiquer et cela devient un véritable jeu.
À partir du moment où les jeunes sont en volière et jusqu'à la mue comprise, il faut les laisser ensemble. Toute séparation d'oiseau peut en effet créer chez celui-ci un stress néfaste.
La période de sevrage est délicate, il faut bien surveiller les jeunes, mais au-delà du cinquantième jour on a moins de problème.

 

Mortalité des jeunes

Il faut bien surveiller l'alimentation. Peu abondante et désiquilibrée, elle cause un retard de croissance et un affaiblissement des jeunes. Trop riche, elle peut inciter les parents à mettre trop tôt en route une nouvelle nichée, ce qui peut inciter le mâle à éjecter les jeunes.
Contre les troubles hépatiques on donne à intervalle régulier de la choline (calcicholine).
Les graines trempées ou germées sont très favorables au sevrage.
Dès que les troubles apparaissent (jeunes moins actifs, frileux), on ajoute un antibiotique dans l'eau de boisson, mais en alternance avec un mélange vitaminé. Une température suffisante, une alimentation saine, une ambiance calme sont indispensables.

 

Nombre de nichées dans l'année

Dans les conditions favorables les Goulds se montrent bons parents et prolifiques.On peut obtenir une trentaine de jeunes dans l'année en quatre nichées. Cependant l'éleveur moyen obtient rarement d'aussi bons résultats et ce n'est pas vraiment son intérêt, s'il tient à conserver assez longtemps les parents. Il est nécessaire que les reproducteurs aient le temps de bien récupérer, faute de quoi ils sont plus sensibles aux maladies et, pour la femelle, au mal de ponte.
Après 2 ou 3 nichées réussies, un couple a bien mérité de se reposer.
Le temps qui s'écoule entre 2 nichées est assez variables; il est d'environ un mois et demi en période de reproduction. Le temps séparant 2 pontes est réduit si on enlève les oeufs.

 

La mue

Au moment du sevrage, le jeune Gould présente un plumage assez terne, verdâtre sur le dos, plus sombre sur la tête, beige ventralement; c'est le plumage juvénile.. Il va alors subir une première mue dite mue juvénile, correspondant à une mise en couleur plus ou moins complète; puis l'année suivante, une seconde mue lui donnera le plumage définitif en qualité et en couleurs. Désormais, cette seconde mue se reproduira régulièrement à chaque année, c'est la mue adulte.

 

Les parents adoptifs

Il arrive assez fréquemment que les jeunes Goulds élèvent mal. Ils ne sont pas assidus au nid d'où des oeufs clairs et ils éjectent les jeunes. L'éleveur est alors tenté de confier les oeufs de Goulds à d'autres oiseaux moins capricieux et moins craintifs. Très généralement on fait alors appel aux moineaux du Japon (Sociétés).
Très anciennement élevé, le moineau du Japon est probablement de tous les exotiques, celui dont la reproduction pose le moins de problèmes. Un couple de moineaux en bonne santé couve soigneusement et nourrit activement. On peut lui confier des oeufs que d'autres oiseaux ne veulent pas couver ou encore des jeunes abandonnés, ils s'empressent et mènent à bien leur nouvelle tâche, même s'il s'agit d'espèces très différente. Ainsi on a pu confier aux moineaux du Japon, les pontes de divers diamants australiens et notamment du diamant de Gould.
Les moineaux du Japon se révèlent d'excellents parents adoptifs pour les jeunes Goulds. Ils permettent aussi l'obtention d'un plus grand nombre de jeunes.
On notera qu'en élevage intensif par des moineaux, il faut prévoir 4 couples pour 1 couple de Gould. En effet de la couvaison au sevrage, il faut une bonne soixantaine de jours, or une femelle Gould à laquelle on a ôté ses oeufs, répond au bout d'une quinzaine de jours, ce qui permet 4 pontes en un peu plus de 2 mois. L'échange des oeufs se fait à âge égal ou presque avec ceux du moineau du Japon, ce dernier ayant une moyenne d'incubation de 13 à 15 jours.
Même si l'élevage par des moineaux présente des avantages qui semblent l'emporter sur les inconvénients, sa géneralisation est contre nature. Il convient seulement dans des conditions particulières: conservation de mutations rares et d'une manière plus générale en ornithologie, acclimatation difficile.
L'élevage naturel ne peut qu'être conseillé, car il fait appel à des aptitudes des parents et des jeunes prévues par la nature et relevant d'une adaptation réciproque. Si ces aptitudes laissent parfois à désirer, l'éleveur doit se demander si l'échec ne lui est pas imputable, au mois en partie: les mauvais ouvriers se plaignent parfois d'avoir de mauvais outils....
Il est possible d'améliorer les résultats en sélectionnant les reproducteurs. Pour cela on ne doit pas se contenter d'observations sur une année; il faut au mois 2 ans pour juger d'un couple et pour connaître les meilleurs parents.
Parce qu'il est conforme à la nature, l'élevage par les parents est le plus capable de donner les meilleurs résultats, il est pour l'amateur un important motif de satisfaction. Il lui permet aussi de consacrer le maximum d'espace à cet oiseau qui le passionne: le diamant de Gould.

 

http://pages.infinit.net/amivet/gould.htm#Pendant

13:38 Écrit par Martine dans Reproduction | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer

11/01/2012

161 - Exemple de lecture d’une bague

Exemple de lecture d’une bague

Un oiseau a une bague mais comment la lire ?
Voici ce qui est inscrit

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Décodage

L’oiseau, provient des Pays bas
Fédération                     ==> NBvV Nederlandse Bond van Vogelliefhebbers
année de naissance       ==> 2009
Référence éleveur                     ==> 8 HCA
N° de naissance              ==> 64

Autres exemples

Comment lire et poser une bague.jpg

Lecture d'une bague fermée.jpg

 

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20:44 Écrit par Martine dans Reproduction | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer