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26.01.2012

162 - La reproduction du diamant de gould

 

LE PINSON DIAMANT DE GOULD

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ÉLEVAGE DU GOULD

Les motivations qui peuvent pousser les amateurs d'oiseaux à choisir ce petit exotique, sont assez variées
Il ya d'abord la beauté du diamand de Gould.L'espèce sauvage est fort belle et les variétés obtenues ces dernières années sont souvent très belles aussi. Lorsque l'on peut réunir dans une volière bien aménagée, une vingtaine de Goulds aux couleurs différentes, on ne se lasse pas de contempler ce spectacle plein de vie et de couleurs. Il n'est pas impossible d'ailleurs de faire cohabiter des Goulds avec divers petits exotiques, ce qui augmente le plaisir de l'éleveur.
Il y a ceux qui élèvent les Goulds par goût de la difficulté.Ce n'est pas très facile en tout cas c'est moins simple que d'élever des perruches ou des canaris. L'éleveur peut s'efforcer d'obtenir les plus beaux oiseaux par leur taille ou leur plumage. Leur présentation dans des concours lui permettra de receuillir la juste récompense de ses efforts. Le simple fait de réussir l'élevage des Goulds est déjà un bon motif de satisfaction.
Mais on peut aller plus loin en s'efforçant d'obtenir des variétés nouvelles, et cela en combinant diverses mutations, qui peuvent d'ailleurs se manifester dans tous les élevages. La connaissance de la génétique est alors indispensable, mais quel plaisir de voir apparaître des oiseaux que l'on avait prévus, et quelle joie d'obtenir une variété nouvelle.
Tous ces éleveurs, inégalement motivés, éprouvent cependant les mêmes joies, les mêmes angoisses; ils sont fraternellement unis par leur amour du diamant de Gould.

 

Le choix d'un couple

La femelle se distingue du mâle par des couleurs moins vives: la poitrine est lilas, le ventre jaune clair. Le vert et le bleu sont moins vifs, d'où un collier turquoise moins marqué et un dos plus terne; la séparation entre la couleur de la poitrine et celle du ventre est beaucoup moins nette que chez le mâle; les filets sont plus courts (queue)
Les 2 sexes poussent de petits cris aigus mais le mâle a un chant caractéristique.
Le choix du mâle est important. Il doit féconder les oeufs, ce qui suppose sa maturité sexuelle et sa virilité, mais aussi nourrir les jeunes, tâche primordiale où son rôle l'emporte sur celui de la femelle. Divers ennuis comme les oeufs clairs, l'éjection des jeunes hors du nid, la mortalité précoce des jeunes sont souvent la conséquence d'un mauvais choix du mâle.
Le mâle doit avoir au moins un an révolu; sa mue doit être terminée et ses couleurs doivent être éclatantes. Bien que l'acquisition complète du plumage adulte ne soit pas indispensable, car dans la nature des Goulds en plumage juvénile ou semi-adulte peuvent se reproduire, il est préférable que la mue soit complète. L'éclat du plumage est chez le mâle un important caractère sexuel que met en évidence la parade nuptiale. Il intervient dans le conditionnement de la femelle; aussi seuls les mâles bien en couleur seront appariés.
Les jeunes femelles étant sujettes au mal de ponte, il est préférable de prendre comme femelle un oiseau dans sa seconde année et ayant bien terminée sa mue adulte. Certes là encore on peut citer le cas de femelles qui à 10 mois ont pondu et fort bien élever, mais mieux vaut ne pas prendre de risques, surtout si on est débutant.
Finalement le couple le mieux indiqué sera formé d'une femelle de 2 ans et d'un mâle plus âgé ou plus jeune qu'elle, l'un des deux ayant déjà reproduit.
Il nous paraît important de tenir compte de la date de naissance des conjoints. On choisira autant que possible des oiseaux nés le même mois, voire à 2 mois d'intervalle, et cela quel que soit leur âge (horloge biologique) (facultatif au Canada).

Carte de couleurs chez le gould.jpg

 

Choix de la cage d'élevage

L'éleveur débutant peut se contenter d'une ou plusieurs cages. Mais rapidement, avec l'expérience et l'augmentation du nombre d'oiseaux, une ou plusieurs volières seront indispensables. Cages et volières devront satisfaire à certaines conditions.
Le diamant de Gould est un oiseau vif et rapide, au vol surtout horizontal. Il lui faut un cage assez grande, lui offrant un espace de vol suffisant et des aires de repos et de nidification.
Pour un couple de Gould une cage de 60 cm de long sur 40 cm de largeur et de hauteur est apparemment un minimum.Plus confortable est la cage de 80 cm X 45cm X 40cm, permettant l'emploi d'une séparation verticale.
L'entretien doit être facile et afin de troubler le moins possible les oiseaux, les divers ustensiles (mangeoires, nids, abreuvoirs...) doivent être accessibles de l'extérieur. Cela suppose un certain nombre de portes bien situées sur une ou plusieurs faces. Les perchoirs ne doivent pas être superposés, afin que les oiseaux ne soient pas souillés par les fientes d'un autre oiseau placé plus haut; ils doivent être assez éloignés l'un de l'autre pour favoriser le vol; proche du nid, et un perchoir dortoir placé dans la partie haute de la cage, sera le bienvenu.
La cage doit comporter, reposant sur le fond, un plateau mobile, ou plusieurs, qui seront garnis de sable fin ou de papier journal que l'on entretiendra régulièrement.
Il n'est pas nécessaire que la cage soit grillagée sur toutes ses faces. 2 ou 3 faces latérales peuvent être pleines, notamment la face postérieure: Le mur contre lequel sera placé la cage ne sera pas sali, et cette face peinte en blanc sera facile à entretenir et contribuera à l'éclairement. (la mélamine est un matériau de choix).Aussi on peut trouver dans le commerce, des devants de cages métalliques.
La cage doit être placée contre le mur, à hauteur suffisante, à l'abri des courants d'air et hors de la portée des enfants.

 

Les volières
Ce sont des volières qui vous permettent la reproduction dans les meilleures conditions. On y loge souvent 2 ou 3 couples, car ainsi qu'on l'a constaté , la coexistence peut créer une sorte d'émulation, et les couples se montrent plus proléfiques. Le sevrage est aussi favorisé car les échanges de nourriture y sont plus fréquents et l'apprentissage plus facile.
On parle de volière quand le volume offert est supérieur à 1 M cube. Les dimensions d'une volière d'élevage dépendent de la place dont on dispose et des ambitions de l'éleveur. On peut concevoir une ou deux volières d'élevage ou une batterie de volières.
La volière est équipée de barreaux peu nombreux mais bien disposés et autant que possible de diamètres différents.
Une volière peut être utilisée juste pour les jeunes et les adultes n'étant pas accouplés. La volière doit être aussi grande que possible, large d'au moins 1 mètre et haute de 2 mètres. Le volume étant suffisant, on pourra y placer des branchages, ce qui offrira toute une gamme de perchoirs de diamètre et d'orientation variés.
Certains éleveurs offrent à leurs Goulds toute une pièce de leur maison où les oiseaux s'ébattent en liberté. Ils y installent des rameaux d'arbre mort mais aussi des plantes vivantes: lierre, tradescantia, fougère aigle, etc... Les Goulds s'y reproduisent librement, et si l'on n'y introduit quelques variétés différentes, on peut y voir apparaître des variétés et même des mutations nouvelles; ces dernières étant favorisées par la consanguinité. De telles pièces sont dites "chambres d'oiseaux".

 

Cohabitation avec d'autres espèces
De façon générale, les éleveurs ne font pas cohabiter les Goulds avec d'autres espèces. Cependant cela est possible, si on dispose de volières suffisemment grandes et si on choisit bien les oiseaux.
On choisira des espèces calmes et de petite taille dont le régime alimentaire sera le même que celui du Gould, ou presque. Certains petits exotiques comme le cordon bleu, certains diamants (ruficauda, diamant à longue queue) peuvent convenir, en revanche le diamant de Nouméa, le diamant à gouttelettes, sont trop turbulents.
On opérera avec prudence et on éliminera tout oiseau agressif.

 

Le choix du nid
Le choix du nid est important. Il doit être fonctionnel et bien situé.
Un bon nid doit être assez grand, car le mâle y rejoint volontiers la femelle qui couve. C'est surtout dans le nid que se fait la copulation. De plus, jeunes et parents doivent s'y sentir à l'aise.
Un nid style perruche peut être confectionné en contreplaqué (par un bon bricoleur) (environ 17 cm de large X 15 cm de profond X 18 cm de haut) avec une ouverture ronde ou rectangulaire.
Ceux que j'utilise sont fait avec des 2 litres de lait (on fait une ouverture carré pour les oiseaux et une autre ouverture sur le dessus du contenant (environ 1/2 d'un coté du contenant) pour vérifier les oisillons et les oeufs. La boîte sera installée dans le sens de la largeur. Le contenant est accroché à la cage avec 2 crochets ou à l'aide de gros élastics et d'équerres à l'extérieur. L'avantage est que vous ne réutilisez pas le nid donc pas de désinfection.
Le nid peut être tapissé de gazon séché (que vous pouvez vous procurez quand vous tondez votre gazon) attention cependant qu'il ne contienne pas d'herbicide ou de produit chimique. Le gazon peut être passé au micro-onde quelques minutes (5) pour détruire les parasites. On peut aussi y rajouter une pincée de poudre de carbaryl 5% entre le gazon et le nid pour éviter les parasites.
Un petit perchoir sera rajouté sous l'ouverture du nid pour faciliter l'entrée.
Si les oiseaux visitent le nid (environ dans la semaine qui suit la pose du nid) il y a de fortes chances qu'ils se soient acceptés pour l'accouplement!

 

nid de gould 1.jpg      nid de gould 2.jpg

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Nutrition d'un couple reproducteur

Une nutrition plus riche pourra stimuler les couples à pondre. La nutrition de base se compose naturellement de graines de pinson (auquelles on pourra rajouter d'autres sortes de millet tel le millet japonais, leur favori, le millet doré, surtout pour les jeunes au sevrage, et le millet jaune); un os de seiche et de l'eau fraîche en tout temps.
Durant la période de ponte il faudra rajouter de la pâtée (genre Cédé pour canari) qu'on peut humidifier avec un peu d'eau ou donner sec; un apport de légumes vert (tel les épinards ) est une bonne source de fer et de vitamines, à raison de 2 ou 3 fois par semaine; les graines germées sont aussi un excellent stimulant pour débuter la ponte (un petit godet par jour); La vitamine E peut être rajoutée aussi dans l'eau à raison de 1 ou 2 fois par semaine.Une grappe de millet par semaine sera aussi fort appréciée. On rajoute également des coquilles d'oeuf (préalablement stérilisées au four à 350 degrés F pendant environ 20 minutes).

 

Recette de graines germées

Les graines seront faites à partir de millet blanc et d'alpiste auxquels on peut rajouter du millet japonais.
Jour 1: Deux cuillèrées à table de ce mélange sera mis dans une passoire en platique et on laisse tremper pour 24 heures dans l'eau (on devra rincer abondamment et changer l'eau de rinçage 4 à 5 fois durant ces 24 heures).
Jour 2: On rince le mélange abondamment et on vide l'eau mais on tient le mélange humide en tout temps en faisant des rinçages 3 ou 4 fois dans la journée; en maintenant le mélange sous une lumière, le germe apparaîtra plus rapidement.
Jour 3: le mélange est rincé abondamment et on peut commencer à le distribuer aux oiseaux pour une période d'environ 2 à 3 jours. (ne pas oublier les rinçages abondants).
En aucun temps le mélange ne devra avoir une odeur nauséabonde. (contamination par les champignons).
On doit prévoir de refaire des graines avant la fin du mélange (étant donné les 48 heures de délais); c'est pourquoi il serait bon d'avoir 2 passoires et 2 bols diponibles.
La distribution se fera tôt le matin une fois par jour durant la période de ponte; au moment de l'éclosion, les parents nourrissant souvent les jeunes avec ce mélange, la distribution pourra être plus fréquente.
Les bols de nourriture ainsi que les bains et les abreuvoirs doivent être désinfectés 2 à 3 fois par semaine dans une solution désinfectante (1/4 tasse eau de javel par gallon d'eau), puis rincés abondamment.
Autre solution désinfectante (inoffensive pour les oiseaux):
chlorhexidine 2% (15-20 ml par gallon d'eau)
Cette solution peut être vaporisée dans les cages sans problème.

 

La ponte

Pendant la construction du nid, la grappe d'oeufs a muri dans l'ovaire de la femelle, si bien que la ponte débute dès que le nid est fini.
Elle a lieu assez tôt le matin; pour un éclairement débutant à 6:30hre elle se situe entre 7:30 hre et 9:30hre; 4 à 7 oeufs blancs, sont pondus à intervalle de 24 hres. Le nombre dépend de l'âge de la femelle, une jeune femelle pond souvent 4 ou 5 oeufs, une femelle âgée en pond 6 à 8. Il est fréquent que les femelles primipares fassent une fausse ponte: un seul oeuf est pondu puis une semaine plus tard débute la véritable ponte.La ponte peut aussi débuter régulièrement puis s'interrompe et reprendre après un intervalle de 48 hres.
La taille des oeufs dépend des femelles; les plus gros oeufs donnent les plus beaux sujets.

 

La couvaison

Il arrive que pendant la ponte, les oiseaux soient ensembles dans le nid, mais la couvaison ne commence qu'après le quatrième oeuf; les oiseaux alors se relaient le jour et la femelle couve la nuit. Le mâle se tient alors sur le perchoir, dépendant du nid ou dans l'antichambre du nid lorsque celui-ci est de type horizontal.
Il arrive qu'en pleine incubation, les 2 oiseaux quittent le nid à la grande crainte de l'éleveur. Cela est assez fréquent lorsqu'il s'agit de jeunes couples et on peut y voir un signe d'inquiétude de la part des oiseaux; d'où la nécessité de les déranger le moins possible. Heureusement les oeufs ne se refroidissent pas trop vite et en général une telle attitude a seulement pour effet d'allonger l'incubation d'un ou deux jours.
L'incubation dure en moyenne 15 jours (14-17). On peut mirer les oeufs à partir du sixième jour; l'oeuf fécondé apparaîtra opaque à la lumière, s'il n'a pas été fécondé il est clair. On peut également grouper dans un même nid les quelques oeufs qui ont été fécondés.
Les oeufs clairs peuvent être dûs à une mauvaise préparation des reproducteurs, de leur jeunesse, de leur incompatibilité ou de mauvaises conditions d'élevage: température trop basse, coup de froid, et plus exeptionnellement surchauffe. Bien qu'assez exeptionnelle, une carence en vitamine E peut être envisagé. Rappelons que pendant la ponte et l'incubation, les Goulds doivent être dérangés le moins possible.

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De l'éclosion au sevrage

Généralement les jeunes naissent en 24 heures, souvent par groupe de 2 et le matin; cependant s'il y a moins de 5 oeufs, l'éclosion peut être simultanée. Ils naissent sans duvet, leur peau est rose, plus sombre pour la tête où les yeux cachés sous les paupières se voient nettement. Ils ont besoin de chaleur, aussi les parents continuent-ils de les couver alternativement pendant une dizaine de jours.
Mieux vaut éviter durant cette période de contrôler le nid. En effet si les 2 parents perdent le contact avec leurs jeunes, ils paraissent alors effrayés par leurs propres petits. On risque de les voir nettoyer le nid, ce qui les conduit à éjecter les jeunes, que l'on retrouvent dans le fond de la cage. On remet les jeunes dans le nid même s'ils doivent être encore éjectés...
On comprend alors l'importance d'une température suffisante. Les couples âgés se montrent moins inquiets.
Ce n'est que vers le troisième jour que l'on commence à entendre faiblement les jeunes.

 

Nourrissage

Les parents nourrissent très discrètement les premiers jours; ils donnent aux jeunes un mélange de pâtée et de graines régurgitées; ils continuent à se relayer dans le nid et peuvent y rester ensemble; cette présence simultanée semble les rassurer. Peu à peu ils prennent l'habitude du nourrissage et, passé une semaine, le contrôle du nid devient possible sans trop de risques.
Les jeunes sont devenus assez bruyants et quand un parent se présente, on entend un joli tintamarre. Dès le dixième jour, ils se bousculent même à l'entrée du nid.
Le nourrissage est favorisé par des excroissances que portent les jeunes à l'extérieur de la bouche, près des commissures du bec, et par des taches noires portées par le palais et la base de la langue. Les excroissances sont luminescentes (ce sont des photophores), les taches se détachent sur un fond clair.
Ces marques incitent normalement les parents au nourrissage et elles les guident dans l'obscurité du nid. Elles sont spécifiques et constituent donc un signe de reconnaissance. Ces marques vont grossir en même temps que les jeunes, puis peu à peu s'atténuer ; elles disparaîtront vers l'âge de 2 mois, après le sevrage de jeunes.
Le fait que les parents continuent de couver les jeunes est très important, car maintenus au chaud ceux-ci sont plus actifs et ils sollicitent davantage. Si les parents sont inquiets et s'ils quittent souvent le nid, les jeunes se refroidissent , s'engourdissent, quémandent moins et finissent par mourir. Il en est de même, s'ils sont minés par la maladie ou affaiblis génétiquement.
Au bout d'une dizaine de jours les plumes commencent à pousser. La peau des ailes, de la tête, du dos, est devenue plus sombre; on voit bientôt apparaître le canon des plumes, aux ailes puis à la queue, au dos, aux flancs et au poitrail. Le plumage sera complet après 22 ou 23 jours après la naissance.
Le nourrissage continue pendant toute la journée avec des phases plus intenses le matin, à midi,et le soir. Entre se situent des périodes de repos, au cours desquelles les jeunes gavés et repus, somnolent tout en digérant . Ce sont des goinfres, car même au repos, il sufit d'un petit choc provoqué par un parent se posant sur le perchoir du nid, pour que les têtes se lèvent et que les becs s'ouvrent.

 

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Baguage

Pour bien distinguer les oiseaux entre eux, il est nécessaire de les baguer. Certes un petit éleveur peut se contenter de bagues colorées en plastique, dites ouvertes car elles présentent une fente, permettant de les placer sans trop de difficulté sur un jeune sorti du nid ou un adulte; mais généralement, on emploie des bagues métalliques fermées, qu'il est indispensable de placer tôt.
De telles bagues constituent une garantie, car il est impossible de les enlever sans les ouvrir. Aussi dans les concours, qui sont une des finalités de l'élevage, seuls sont admis les oiseaux ayant une bague fermée. Ces bagues ont 2.5 mm. de diamètre.
Sur la bague, que l'on se procure auprès d'une Fédération d'éleveurs sont gravés: l'année de naissance de l'oiseau et le numéro de souche de l'éleveur. Ce numéro, qui est particulier à l'éleveur, lui est attribué par la Fédération.
Le baguage de jeunes est indispensable dès que l'on a un nombre important d'oiseaux et que l'on désire suivre leur descendance sur plusieurs générations. Il permet la tenue d'un cahier d'élevage et il constitue une garantie pour un acheteur.
On bague entre 8 et 10 jours, suivant que la croissance des jeunes est plus ou moins rapide. Trop tôt, la bague ne tient pas, trop tard, elle ne passe plus.
Il faut en effet faire glisser la bague le long des doigts d'une patte. 3 doigts sont maintenus vers l'avant, le quatrième doigt étant appliqué contre la patte. Quand la bague est passée, on dégage ce quatrième doigt, au besoin en employant une aiguille émoussée. Cela demande une certaine dextérité et un débutant doit faire preuve de beaucoup de calme. Auparavant on aura habitué les oiseaux à des visites régulières. On bague en milieu de journée en profitant de ce que les jeunes sont seuls.

 

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Prudence encore: comme les bagues brillantes peuvent perturber les parents, il est recommandé de les ternir avec un produit sombre, vernis, albuplast ou micropore.

 

Sortie du nid

À l'âge d'une vingtaine de jours, les jeunes commencent à s'approcher du trou du nid. Non par curiosité de connaître l'extérieur, mais plutôt pour être le premier à être nourri.
Ils s'aventurent bientôt sur le perchoir du nid et ils y restent, puis ils vont sur les perchoirs voisins. Ainsi à partir du 23 ième jour, ils quittent le nid; ils y retournent la nuit , puis n'y reviennent plus.
Pourtant si la mère entreprend une seconde ponte, ils peuvent y retourner momentanément.
Le rythme de nourrissage ne change pas, même si la femelle a pondu à nouveau. Le mâle s'occupe activement des jeunes, qui presque dès leur sortie du nid, tentent déjà de se nourrir. Ils n'en seront vraiment capables qu'au bout d'une quinzaine de jour plus tard.

 

Sevrage

Le nourrissage par le père va peu à peu en décroissant. Dans le même temps les papilles luninescentes des commissures du bec se ternissent pour devenir de modestes boutons qui disparaîtront aussi.
Les jeunes commencent à manger seuls. Depuis la naissance une quarantaine de jour se sont écoulés.
À ce stade, la seconde nichée est déjà avancée. Dans la cage coexistent les jeunes de la première nichée et les parents élevant la seconde. Si la cage est suffisamment grande on peut les laisser coexister. On pourra avoir la surprise d'assister au nourrissage des jeunes par quelques uns de leurs aînés...
Si la place est limitée, et si on opère en batterie d'élevage, il est préférable de séparer les jeunes pour éviter la surpopulation, les aînés risquant de trop s'intéresser à ce qui se passe dans le nid.
Les jeunes Goulds sont alors transportés dans une cage plus grande, ou dans une volière où ils vont coexister avec des oiseaux en réserve d'élevage et avec des jeunes plus aguerris. Le calme doit régner dans cette volière. On distribue alors une nourriture abondante et aussi variée que possible.Le millet en grappe est très employé pour créer le maximum d'appétence chez les jeunes: ceux-ci prennent plaisir à le décortiquer et cela devient un véritable jeu.
À partir du moment où les jeunes sont en volière et jusqu'à la mue comprise, il faut les laisser ensemble. Toute séparation d'oiseau peut en effet créer chez celui-ci un stress néfaste.
La période de sevrage est délicate, il faut bien surveiller les jeunes, mais au-delà du cinquantième jour on a moins de problème.

 

Mortalité des jeunes

Il faut bien surveiller l'alimentation. Peu abondante et désiquilibrée, elle cause un retard de croissance et un affaiblissement des jeunes. Trop riche, elle peut inciter les parents à mettre trop tôt en route une nouvelle nichée, ce qui peut inciter le mâle à éjecter les jeunes.
Contre les troubles hépatiques on donne à intervalle régulier de la choline (calcicholine).
Les graines trempées ou germées sont très favorables au sevrage.
Dès que les troubles apparaissent (jeunes moins actifs, frileux), on ajoute un antibiotique dans l'eau de boisson, mais en alternance avec un mélange vitaminé. Une température suffisante, une alimentation saine, une ambiance calme sont indispensables.

 

Nombre de nichées dans l'année

Dans les conditions favorables les Goulds se montrent bons parents et prolifiques.On peut obtenir une trentaine de jeunes dans l'année en quatre nichées. Cependant l'éleveur moyen obtient rarement d'aussi bons résultats et ce n'est pas vraiment son intérêt, s'il tient à conserver assez longtemps les parents. Il est nécessaire que les reproducteurs aient le temps de bien récupérer, faute de quoi ils sont plus sensibles aux maladies et, pour la femelle, au mal de ponte.
Après 2 ou 3 nichées réussies, un couple a bien mérité de se reposer.
Le temps qui s'écoule entre 2 nichées est assez variables; il est d'environ un mois et demi en période de reproduction. Le temps séparant 2 pontes est réduit si on enlève les oeufs.

 

La mue

Au moment du sevrage, le jeune Gould présente un plumage assez terne, verdâtre sur le dos, plus sombre sur la tête, beige ventralement; c'est le plumage juvénile.. Il va alors subir une première mue dite mue juvénile, correspondant à une mise en couleur plus ou moins complète; puis l'année suivante, une seconde mue lui donnera le plumage définitif en qualité et en couleurs. Désormais, cette seconde mue se reproduira régulièrement à chaque année, c'est la mue adulte.

 

Les parents adoptifs

Il arrive assez fréquemment que les jeunes Goulds élèvent mal. Ils ne sont pas assidus au nid d'où des oeufs clairs et ils éjectent les jeunes. L'éleveur est alors tenté de confier les oeufs de Goulds à d'autres oiseaux moins capricieux et moins craintifs. Très généralement on fait alors appel aux moineaux du Japon (Sociétés).
Très anciennement élevé, le moineau du Japon est probablement de tous les exotiques, celui dont la reproduction pose le moins de problèmes. Un couple de moineaux en bonne santé couve soigneusement et nourrit activement. On peut lui confier des oeufs que d'autres oiseaux ne veulent pas couver ou encore des jeunes abandonnés, ils s'empressent et mènent à bien leur nouvelle tâche, même s'il s'agit d'espèces très différente. Ainsi on a pu confier aux moineaux du Japon, les pontes de divers diamants australiens et notamment du diamant de Gould.
Les moineaux du Japon se révèlent d'excellents parents adoptifs pour les jeunes Goulds. Ils permettent aussi l'obtention d'un plus grand nombre de jeunes.
On notera qu'en élevage intensif par des moineaux, il faut prévoir 4 couples pour 1 couple de Gould. En effet de la couvaison au sevrage, il faut une bonne soixantaine de jours, or une femelle Gould à laquelle on a ôté ses oeufs, répond au bout d'une quinzaine de jours, ce qui permet 4 pontes en un peu plus de 2 mois. L'échange des oeufs se fait à âge égal ou presque avec ceux du moineau du Japon, ce dernier ayant une moyenne d'incubation de 13 à 15 jours.
Même si l'élevage par des moineaux présente des avantages qui semblent l'emporter sur les inconvénients, sa géneralisation est contre nature. Il convient seulement dans des conditions particulières: conservation de mutations rares et d'une manière plus générale en ornithologie, acclimatation difficile.
L'élevage naturel ne peut qu'être conseillé, car il fait appel à des aptitudes des parents et des jeunes prévues par la nature et relevant d'une adaptation réciproque. Si ces aptitudes laissent parfois à désirer, l'éleveur doit se demander si l'échec ne lui est pas imputable, au mois en partie: les mauvais ouvriers se plaignent parfois d'avoir de mauvais outils....
Il est possible d'améliorer les résultats en sélectionnant les reproducteurs. Pour cela on ne doit pas se contenter d'observations sur une année; il faut au mois 2 ans pour juger d'un couple et pour connaître les meilleurs parents.
Parce qu'il est conforme à la nature, l'élevage par les parents est le plus capable de donner les meilleurs résultats, il est pour l'amateur un important motif de satisfaction. Il lui permet aussi de consacrer le maximum d'espace à cet oiseau qui le passionne: le diamant de Gould.

 

http://pages.infinit.net/amivet/gould.htm#Pendant

11.01.2012

161 - Exemple de lecture d’une bague

Exemple de lecture d’une bague

Un oiseau a une bague mais comment la lire ?
Voici ce qui est inscrit

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Décodage

L’oiseau, provient des Pays bas
Fédération                     ==> NBvV Nederlandse Bond van Vogelliefhebbers
année de naissance       ==> 2009
Référence éleveur                     ==> 8 HCA
N° de naissance              ==> 64

Autres exemples

Comment lire et poser une bague.jpg

Lecture d'une bague fermée.jpg

 

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10.01.2012

160 - Le Navet

Le Navet (Brassica napus)

Ce légume de la famille des Crucifères est "bourré" de vitamines, de substances minérales et d'oligo-éléments.

Vitamines :

B1 -B2 - B3 ou PP - B5 - B6 - B8 - B9 - C - et Provitamine A.

Il contient également :

Du Calcium - du Magnésium - du Sodium - du Potassium - du cuivre - du Zinc - du Fer - du Phosphore -
du Manganèse et du Soufre.

Très recommandé lors d'affection broncho-pulmonaire (propriétés pectorale).

Anecdote : Certains grands Ténors, comme Caruso ou comme Mario Lanza, s'en gargarisaient la bouche (jus de navet) avant de commencer leurs répertoire de chant...

 

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Ce légume est très riche en eau (90%),et fait partie de la même famille que le "Brocoli".
J'en donne parcimonieusement à mes canaris, (râpé) une fois par semaine, tout comme le
brocoli.
Souvent je mélange les deux.
Mieux vaut prévenir que guérir...dans le cas des affections respiratoires...

Le navet a des propriétés expectorantes et peut être sucré au miel lui aussi.
Attention au courant d'air....

Infusion de thym sucrée au miel et navet râpé pendant 5 jours, il suffit parfois de peu de choses pour venir à bout d'une insuffisance respiratoire.
Le tout étant de savoir ce qu'il est bon de donner avant de passer aux antibiotiques.
Un petit rappel, tous les 15 jours (navet râpé), et fini les soucis de cet ordre.
Beaucoup d'amateurs reviennent souvent aux anciennes méthodes, avec de très bons résultats.

 

Source : http://www.apdcanari.com/

 

 

 

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159 - Morphologie du canari

 

Morphologie du canari

Par apdcanari le samedi, décembre 2 2006,

 

Morphologie

Le canari est végétarien, il mange de la salade, de la chicorée, des herbes, etc Il est aussi granivore et frugivore, il mange des fruits comme des pommes, bananes, des baies. Il appartient à la famille des fringillidés. Toutes les espèces d’oiseaux ont en commun les quatre caractères suivants : les plumes, les ailes, les pattes et le bec.

 

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Les Plumes

Les plumes qui recouvrent le corps sont appelées les rectrices. Enfin, les parties les plus douces qui recouvrent par exemple la poitrine, la gorge et les cuisses forment le duvet. Une ou deux fois par an les oiseaux muent, cela leur permet de remplacer leurs plumes abîmées ou cassées.

Les Ailes

Ce sont les organes mobiles que les oiseaux utilisent pour voler. Les ailes sont composées de la façon suivante : deux os carpiens, deux os métacarpiens soudés entre eux, des plumes rémiges primaires et des plumes rémiges secondaires protégées à la base par les plumes de couverture.

 

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Les Pattes

Elles se divisent en plusieurs parties : le fémur, le tibia, le péroné, le métatarse et de quatre doigts, trois en avant et un à l’arrière pourvus d’ongles qui doivent être coupées de tant en tant. La partie visible de la patte est presque entièrement couverte de plumes douces alors que la jambe est recouverte par des écailles jaunâtres et dures.

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Le Bec

Il s’agit d’une gaine très résistante, divisée en deux parties. Dans la partie supérieure se trouvent les narines. Le bec sert à attraper la nourriture et à la préparé pour qu’elle puisse être avalée, c’est la raison pour laquelle le bec des canaris est cours et robuste, tout à fait adapté pour écraser les graines et les semences dont ils se nourrissent. La nourriture n’est pas mastiquée, elle est avalée directement et elle est broyée dans l’estomac par des petites pierres que les oiseaux picorent. Pour les canaris, il est très important de mettre du gravier au fond de la cage, sinon la digestion ne serait pas possible, et les canaris ne vivraient pas longtemps.

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Source : http://www.apdcanari.com/

 

 

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158 - Méthode Pour Saisir Un Oiseau

Bonne méthode pour prendre un oiseau dans la main :

C'est là une opération fort délicate pour les novices.
On craint bien souvent de faire mal à l'oiseau ou de froisser ses plumes surtout si celui-ci est de petite taille.
Mais la dextérité s'acquiert, comme pour beaucoup d'autres choses, à force de pratique, et en suivant, tout au moins au début, quelques conseils très simples.

Il faut éviter de prendre votre "compagnon" sans raison et ne le faire que lorsque cela s'avère nécessaire, car on risque de l'effrayer inutilement.

Lorsque vous voulez faire passer un oiseau d'une cage à une autre, il suffit de mettre tout simplement celles-ci face à face, l'une contre l'autre et portes ouvertes.
On recouvre la cage où se trouve le sujet d'un linge de couleur foncée, attiré par la lumière, il finira par passer de son plein gré dans l'autre cage.
Vous aurez de cette façon, évité de le prendre en main (il faut parfois donner quelques coups persuasifs à la cage occupée).

Pour attraper un oiseau dans une cage relativement étroite, il faut passer la main à travers la porte et attendre que l'individu se trouve dans une position favorable qui permette de le saisir.

Même si cela peut sembler difficile au départ, on acquiert bien vite l'assurance nécessaire.

Si vous devez prendre un oiseau dans la volière, le plus simple consiste à accrocher, à l'intérieur, pour celui qui en possède une, une cage à trébuchet (cage de "tendeur" dont la vente est aujourd'hui, interdite, voir législation en vigueur).
Cette cage est en quelque sorte une espèce de piège, en effet, munies d'un dispositif de rappel refermant immédiatement la porte dès que l'oiseau, attiré par une friandise que vous aurez déposée à l'intérieur.

Vous pouvez aussi recourir à un "filet papillons"(épuisette) suffisamment profond pour ne pas heurté l'oiseau ou bien attendre qu'il se pose dans un recoin de l'habitacle où il sera aisé de l'attraper.

Une des règles qu'il faut impérativement respecter, est de ne jamais saisir un oiseau par la queue ou par les ailes, car il est fort probable que les plumes se détacheraient, mettant plus de six semaines à repousser....., ni par les pattes non plus : risque de fractures....., et vous n'auriez toujours pas atteint votre but !

 

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157 - Maladies les plus fréquentes chez le canari

 Maladies les plus fréquentes chez le canari

 

Anémie :
Symptômes : L'oiseau paraît maigre, son bec et ses pattes sont décolorés, il est extrêmement apathique.

Causes : Un régime alimentaire mal équilibré peut entraîner une carence en globules rouges dans le sang.

Prévention : Alimentation saine et variée.

Traitement : Il faut donner au sujet malade beaucoup de légumes frais, une bonne pâtée avec des vitamines et une forte dose de vitamine B dans l'eau de boisson.

Coccidiose :

Symptômes : Diarrhée sanguinolente, perte de poids importante, bave filante s'écoulant du bec, mortalité au bout d'environ quatre jours.

Causes : Ingestion d'aliments ou d'eau contaminée par la salive d'animaux infectés.

Prévention : Nettoyage et désinfection régulières de la cage et des accessoires.

Traitement : Isolement, désinfection et visite chez le vétérinaire.

Collibacilose :
Symptômes : Somnolence, inappétence, diarrhée verdâtre et dyspnée. - Mort dans 50% des cas, contagieuse pour l'humain.

Causes : Ingestion d'aliments ou de liquides contaminés.

Prévention : Hygiène scrupuleuse des accessoires et de la cage.

Traitement : Administration d'1 ou 2 milligrammes de Streptomycine,2 ou 3 fois par jour.

Constipation :
Symptômes : Difficultés d'évacuation - Cloaque rougi et ventre gonflé. - L'oiseau donne avec sa queue de petits coups saccadés vers le bas pour évacuer des selles peu abondantes et visqueuses.

Causes : Alimentation trop sèche et astringente ou brusques changements de température.

Prévention : Alimentation saine et variée, riche en légumes et en fruits, précaution pour éviter les écarts de température.

Traitement : Changement de nourriture et administration d'un médicament pour réguler le transit intestinal. - On peut aussi ajouter de l'huile de foie de morue lyophilisée dans la pâtée. - Légumes et
fruits à volonté.


Conjonctivite et blépharite :
Symptômes : L'œil est fermé, chassieux, irrité.

Causes : C'est une inflammation due à des causes physiques, chimiques, ou à des germes.

Prévention : Vie et milieu sain.

Traitement : Il est conseillé d'administrer un antibiotique à large spectre et de mettre dans les yeux un collyre ou un antibiotique comme la tétracycline.

Croissance anormale du bec :
Symptômes : La partie supérieure du bec croît de manière anormale.

Causes : Absence d'os de seiche (sépia), et autres erreurs diététiques.

Prévention : Toujours fournir un os de sépia et une alimentation aussi riche et variée que possible.

Traitement : Couper l'excroissance cornée du bec avec des ciseaux aux bonnes dimensions et donner un os de sépia entier ou pulvérisé dans la pâtée.

Enrouement :
Symptômes : L'oiseau tousse et éternue de temps en temps tout en étant parfois en bonne santé.

Causes : Refroidissement, variations climatiques où stress nerveux.

Prévention : Vie et alimentation saine.

Traitement : Installation de la cage (ou de l'oiseau) dans un lieu sain et à température constante, Administration d'une infusion au thym ou à la camomille au miel.

Fracture d'une patte :
Symptômes : L'oiseau ne pose plus sa patte sur le perchoir.

Causes :Cage ou volière dont les barreaux ou grillage sont cassés ou tout bêtement ; accident.

Prévention : Contrôle périodique et régulier de l'habitat.

Traitement : Il faut immobiliser la patte entre deux cure-dents que l'on maintient avec un pansement troué; ou faire une attèle avec un bout de paille comme on se sert pour boire le soda, fendue en deux.
Au bout de trois semaines, retirer le pansement, la patte devrait être guérie.

Inflammation intestinale ou Entérite :
Symptômes : Apathie, Somnolence, Diarrhée, Soif inextinguible, Manque d'appétit, Dépérissement, Mortalité.
Causes : Nourriture inadaptée, Infections, Parasites.

Prévention : Ne donnez pas d'aliments avariés ou flétris.

Traitement : Après analyse des fientes, administrer un antibiotique à large spectre, Propreté, Chaleur, Repos

Stomatite et glossite :
Symptômes : Inflammation de l'intérieur du bec et de la langue qui obligent souvent l'oiseau à respirer le bec ouvert. - Difficultés à s'alimenter, sécrétions purulentes au niveau des narines, surtout dans les cas compliqués de pharyngite.

Causes : Alimentation trop dures ou empoisonnés (par exemple par des insecticides), infections virales, bactériennes ou mycosiques.

Prévention : Hygiène générale et aliments sains.

Traitements : Administration d'aliments mous avec apport en vitamine A et antibiotique à large spectre.

Vers intestinaux : Cestoïdes, Ascaris, Capillaires :
Symptômes : Fatigue, somnolence, amaigrissement, petits fragments blancs dans les fientes, mort par occlusion intestinale.

Causes : Manque d'hygiène.

Prévention : Propreté méticuleuse des récipients et de l'habitat.

Traitement : Administration d'un vermifuge.

Diphtérie ou Diphtérie-Variole :
Symptômes : Pennes ternes et ébouriffées, forte diarrhée, difficultés respiratoires, de la salive sortant de son bec, mortalité.

Causes : Contact avec des aliments ou animaux infestés, maladie très contagieuse...

Prévention : Propreté et désinfection scrupuleuse.

Traitement : Isolement complet, appeler le Vétérinaire.

Acariose des pattes :
Symptômes : Croûtes rugueuses et grisâtres sur les pattes, déformation des pattes, mort...

Causes : Propreté insuffisante du sol de la cage

Prévention : Nettoyage et désinfection de la cage.

Traitement : Application d'une pommade acaricide, administration d'un complexe vitaminé.

Acariose du plumage :
Symptômes : L'oiseau est nerveux, il se gratte continuellement : son plumage est opaque et présente une poudre blanche semblable à des pellicules.

Causes : Parasites externes comme l'acarien rouge, l'acarien gris et le pou qui nichent dans les interstices de la cage et des accessoires sales.

Prévention : Propreté et hygiène générale.

Traitement : Désinfection de la cage, des accessoires et des oiseaux, avec un produit antiparasitaire approprié que l'on trouve en animalerie, en oisellerie ou en pharmacie.

Lumps (Kyste folliculaire) :
Symptômes : Kyste sous-cutané au niveau du dos et des ailes, maladie touchant surtout les races anglaises (pas toujours !!!).

Causes : Hérédité, croisements répétés entre sujets schimmel.

Prévention : Apparier intensif X schimmel ou inversement.

Traitement : Badigeons de teinture d'iode en cas de petits kystes, sinon il faut les énucléer en s'adressant à un spécialiste...(voir article sur le forum).

Mycose ou Proventriculite :
Symptômes : Dépérissement rapide et atrophie importante des muscles pectoraux.

Causes : Aliments avariés ou sales.

Prévention : Traitement à l'Amphotéricine B, pour les reproducteurs.

Traitement : Sirop Fungitec pendant 12 jours. - Pendant les 5 premiers jours, associer avec 3 grammes de NF180 suivant le dosage conseillé par le vétérinaire. - Administrer un complexe vitaminé.

Vésicules d'air :
Symptômes : C'est une maladie qui touche surtout les oisillons et qui provoquent des bulles d'air sous-cutanées.

Causes : Mauvaise alimentation et hygiène.

Prévention : Milieu et alimentation saine.

Traitement : Résoudre les problèmes liés à l'alimentation et au milieu. - Percer les bulles à l'aide d'une aiguille aseptisée (alcool) pour faire sortir l'air et passer une pommade à base de pénicilline.

Le sujet malade :
Le sujet malade présente certains comportements caractéristiques anormaux, en voici quelques-uns.
Une observation de l'amateur aura tôt fait d'apercevoir que l'oiseau est malade.
* Peu de vivacité et plumage ébouriffé.
* Inappétence ou faim continue.
* Soif continuelle.
* Plumage opaque, ternes et ailes pendantes.
* Respiration bruyante à bec ouvert.
* Yeux chassieux et fermés.
* Pattes écaillées et rougies.
* Maigreur et mue irrégulière.
* Mouvements saccadés de la queue et difficulté de déféquer (évacuation des fientes).
* Selles diarrhéiques qui salissent la queue.
* Difficultés à voler.
* Ventre gonflé et rougi.
* Ecoulement de mucus aux narines.
* Se met en boule.

Le sujet sain :
On reconnaît un sujet sain aux signes suivants :
* Plumage qui adhèrent bien au corps, brillant (sauf durant la mue où il sera opaque).
* Vivacité et régularité des mouvements.
* Appétit normal.
* Yeux attentifs et tête toujours en mouvement.
* Pattes propres et exemptes de croûtes.
* Evacuation normale (fientes).
* Respiration à bec fermé et silencieuse.
* Poitrine bien charnue, on constate que l'oiseau est "bien en chair".

Source : http://www.apdcanari.com/forum/

 

 

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156 - Chlamydiose des oiseaux

Chlamydiose des oiseaux

La chlamydiose,

aussi nommée psittacose, ornithose et « Parrot fever », est une maladie très importante à maladie.jpgconnaître dans le domaine aviaire, puisqu'elle est fréquente. Beaucoup d'oiseaux sont atteints de cette maladie et peuvent donc la répandre. Le terme chlamydiose est le terme global de la maladie, les termes psittacose et « Parrot fever » font référence aux psittacidés atteints tandis que le terme ornithose est surtout utilisé pour les oiseaux sauvages.

Cette maladie est causée par une bactérie intracellulaire du nom de Chlamydia psittaci . Cette bactérie doit absolument vivre dans les cellules de l'hôte pour survivre et se reproduire. C'est en partie pour cette raison que la maladie est difficile à diagnostiquer et à traiter. La Psittacose est une zoonose, c'est-à-dire une maladie transmissible aux humains. D'où l'importance de traiter cette maladie consciencieusement.

La majorité du temps, les oiseaux atteints de cette maladie sont ceux qui voyagent beaucoup, ou ceux importés d'un autre pays. Cependant, les oiseaux de compagnie ne sont pas épargnés. Les cockatiels et les perruches ondulées sont souvent porteurs sains de cette bactérie et peuvent contaminer les autres perroquets dans le même environnement. Les porteurs sains sont très fréquents. Ces oiseaux ne sont pas malades, on ignore qu'ils ont la Chlamydia, mais ils peuvent la transmettre et eux-mêmes peuvent tomber malade à la suite d'un stress important.

La transmission se fait de plusieurs façons. Les bactéries infectieuses sont éliminées de l'organisme par les fèces, la salive, l'urine et les exsudats respiratoires, oculaires et nasaux. Cette bactérie n'est cependant pas résistante aux désinfectants, même les moins forts comme les ammoniums quaternaires, mais elle peut vivre très longtemps dans l'environnement. La façon la plus commune de contracter la chlamydiose pour un oiseau est de respirer les poussières de fientes séchées d'un oiseau infecté. L'oiseau qui ingère des bactéries ne sera pas nécessairement malade si son système immunitaire est assez fort ou si la dose de bactéries ingérée est faible. Il se peut également qu'il ait « attrapé » la maladie, mais que la bactérie ne cause pas de problème chez son nouvel hôte. L'oiseau sera alors lui-même un porteur sain. Il est possible que ce porteur nouvellement contaminé devienne malade éventuellement en cas de stress.

Symptômes :

·  Souvent asymptomatique

·  Dépression

·  Anorexie

·  Perte de poids

·  Sinusite

·  Conjonctivite

·  Dyspnée (difficulté à respirer)

·  Diarrhée

·  PU/PD (polyurie polydipsie, c'est à dire que l'oiseau boit beaucoup et urine beaucoup)

·  Amorphe

·  Plumes ébouriffées

 

Dans les cas plus graves, l'oiseau peut présenter ces symptômes :

·  Tremblements

·  Convulsions

·  Torticolis

·  Incoordination

·  Autres problèmes nerveux

·  Mort

L'humain aura ces symptômes :

·  Fièvre élevée (38-39°C)

·  Signes respiratoires

·  Les jeunes enfants en seront plus ébranlés que les adultes.

Causes :

Voir introduction. La psittacose est causée par une bactérie intracellulaire obligatoire.

Traitement :

La maladie doit être diagnostiquée par un vétérinaire compétant en médecine aviaire. Par la suite, il faudra instaurer un traitement de longue durée. Plusieurs médicaments existent pour traiter cette maladie. Il s'agit d'antibiotiques efficaces contre Chlamydia. Les tétracyclines sont souvent utilisées pour ces infections. Le traitement est d'une durée de 45 jours, car les bactéries peuvent dormir dans les cellules pour des périodes très prolongées et le traitement n'est pas actif sur les bactéries dormantes. Le traitement peut parfois être inefficace chez certains spécimens. Il est donc important de faire tester les oiseaux atteints à nouveau après le traitement pour s'assurer que l'oiseau est négatif. Cependant, aucun test pour la chlamydiose n'est sûr à 100%. Il est toujours possible qu'un oiseau testé négatif soit tout de même porteur de la bactérie.

Prévention :

L'important est de faire faire une quarantaine à tous les oiseaux avant de les mettre en contact avec des oiseaux sains et de leur faire subir des tests de dépistages pour les principales maladies. De cette façon, les risques de transmission de maladie sont largement diminués.

Il est conseillé de ne pas élever ou garder les gros perroquets avec des perruches ondulées ou des cockatiels. Ces derniers sont souvent porteurs sains de la maladie et peuvent contaminer les plus gros oiseaux.

Source : http://veterinaire-conseils.blogspot.com/

 

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155 - Besoins En Protéines

 

 Besoins En Protéines

La quantité de protéines ingérée par jour par un canari en entretien est de l'ordre de 0,55g, soit 25mg par gramme de poids corporel.
Avec un coefficient de digestibilité de...environ 0,8, cela correspond à 0,45g de protéines assimilées par jour.

Il est spécialement recommandé de fournir des rations contenant de 18 à 20% de protéines brutes.
La qualité de ces protéines est aussi à considérer pour couvrir les besoins en acides aminés essentiels.


Les dix AAE présent chez les oiseaux sont ;
La Leucine, La Lysine, La Méthionine, La Théonine, La Phénylalanine, Le Tryptophane, L'Isoleucine, La Valine, L'Arginine et L'Histidine.

Même si les graines proposées aux canaris ont théoriquement un taux correct en protéines, la Lysine et la Méthionine sont peu présentes dans celles-ci et un régime "tout graines" prédispose aux carences en ces deux acides aminés.


Un régime à base de graines variées limite ce risque
.

Le complément avec des protéines animales et en particulier avec de l'œuf (pâtée) permettra de combler ce déficit.
Il est sans conteste une source idéale d'AEE : 11% dans le blanc et 16% dans le jaune.

En annexe :

Tableau précis de la composition nutritive des graines classiques proposées aux canaris

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http://www.apdcanari.com/forum/

 

 

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154 - Argile Source Naturelle - La Géophagie

Argile Source Naturelle - La Géophagie

Lu pour vous - Source : Dr.G.Werquin.

ARGILE SOURCE NATURELLE

La consommation d'argile et de terre (la géophagie) se rencontre chez de nombreuses espèces animales.
Et les humains ne sont pas en reste.
En effet, des quatre coins du monde, on rapporte des groupes de population qui consomment de l'argile.
Cette habitude était déjà signalée dans les civilisations anciennes de la Chine, de la Grèce et de l'Egypte.

Petite info : Dans les supermarchés africains, de petits rouleaux d'argile côtoient le sucre et les noix.

On connaît moins bien les habitudes de géophagie chez les oiseaux.
On sait surtout des perroquets et des pigeons qu'ils absorbent des minéraux du sol mais on parle également de cette habitude chez les gallinacés et les oiseaux chanteurs.

Tout le monde connaît les images de grandes colonies d'aras et autres perroquets prenant plaisir à lécher de gros blocs d'argile sur les collines de l'Amazone.

La caractéristique commune de la plupart des oiseaux géophages et que leur alimentation se compose principalement de végétaux.
Selon les connaisseurs, l'absorption d'argile pourrait bien s'avérer plus bénéfique à la santé que ce que l'on suppose.

Les scientifiques cherchent inexorablement pourquoi les oiseaux mangent de la terre et de l'argile
On admet généralement les 3 raisons principales suivantes de cette habitude chez les oiseaux :

1 - La consommation de grit pour broyer les graines.
2 - L'apport de minéraux.
3 - La neutralisation des toxines alimentaires.

De nombreux oiseaux mangent des petites pierres dures qui permettent d'écraser finement les
graines qu'ils consomment.
C'est surtout le cas des gallinacés et des pigeons, chez les psittacidés, cela ne semble pas être la raison principale, car de nombreux perroquets d'Amérique du sud optent pour les minéraux argileux les plus fins.

Une autre raison expliquant la géophagie est l'absorption des minéraux et des oligo-éléments indispensables.

De nombreux régimes végétaux manquent de sodium.
Or le sodium joue un rôle important dans une série de fonctions corporelles vitales, notamment dans le maintien de l'équilibre osmotique, la transmission nerveuse, etc.

Dans la nature, les perroquets consomment des éléments nutritifs
à très faible teneur en sodium.
Des études effectuées au Pérou ont démontré que les oiseaux à alimentation peu saline recherchent des blocs d'argile présentant les plus fortes concentrations en sodium.

De nombreuses plantes produisent des substances toxiques et amères, qui sont leur protection naturelle pour éviter de se faire dévorer par les animaux.
Bon nombre de ces toxines sont connues depuis la nuit des temps : la caféine, la nicotine, les tannins, la digitaline, la cocaïne, l'opium, etc.
L'ingestion de fortes concentrations de ces éléments chimiques végétaux peut être fatale pour les oiseaux.

La plupart de ces toxines se présentent sous formes de graines ou de fruits pas mûrs, qui forment une part importante de l'alimentation des perroquets.

L'absorption d'argile protège les oiseaux de ces toxines.

Les types d'argile examinés neutralisent la plupart des toxines végétales qui ne peuvent dès lors nuire aux oiseaux qui les ingèrent.
Une étude de Donald Brighsmith, Rainforest Expeditions, a prouvé que l'ingestion d'argile chez les perroquets dans la forêt amazonienne présentait un caractère saisonnier très marqué.
Contrairement à ce que l'on croit généralement, les consommations les plus importantes d'argile ne coïncident pas avec le changement des périodes climatologiques (saison des pluies/saison sèche) ni avec la disponibilité de certains fruits.

La plus forte consommation d'argile correspond à la période de reproduction, surtout où les oisillons doivent être nourris.

L'examen du contenu du jabot de bébés perroquets de 3 à 4 semaines a révélé la présence d'argile chez la plupart des jeunes.
Etant donné la croissance rapide au cours des premiers jours/semaines de leur vie, les jeunes oiseaux consomment une quantité très élevée de nourriture durant cette période, et par conséquent, ils ingurgitent également de nombreuses toxines végétales.

L'argile reste aussi fortement recommandée chez les perroquets et perruches de cage et de volière.
L'argile ne protège pas uniquement des toxines végétales mais également contre les toxines produites par les moisissures.
Elle neutralise aussi certains métaux lourds et pesticides nocifs.
En outre, elle exerce un effet régulateur sur le système digestif et peut pas conséquent s'utiliser comme moyen efficace et sûr pour combattre la diarrhée.

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Dernière modification par maloute45 ; 06/04/2011

Source : 

 

http://www.apdcanari.com/forum/

 

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153 - Baignade, "pour être bien dans sa peau"

Baignade, "pour être bien dans sa peau"

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La plupart des oiseaux adorent se baigner et ils en ont besoin.
Le bain leur permet de nettoyer leurs plumes et les encourage à faire leur toilette.
Certains oiseaux aiment patauger dans un petit récipient rempli d'eau tandis que d'autres préfèrent être aspergés.
Les plus timides ont tendance à se nicher dans des herbes et des plantes humides.

Si les vôtres sont du type "pataugeurs" procurez-leur un petit plat peu profond ou fixer une baignoire pour oiseaux, disponible dans le commerce, à la cage.

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 Si vos oiseaux préfèrent être aspergés, ce qui est en général le cas des grands perroquets, vous pouvez soit les arroser, soit les emmener sous la douche avec vous, soit les asperger à l'aide d'un pulvérisateur.
Le débit doit être doux plutôt que puissant.

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Certaines perruches aiment se rouler dans du gazon humide, placé au fond de la cage.
Un morceau de gazon de 12 à 15 cm² dont les brins d'herbe ont de 5 à 7 cm de hauteur est idéal.
En outre, l'herbe est une excellente source nutritive pour l'oiseau.

C'est l'expérience qui vous apprendra comment votre oiseau préfère se baigner.
La fréquence des bains varie en fonction de l'oiseau.
Beaucoup aiment des baignades quotidiennes tandis que d'autres se contentent de baignades occasionnelles.
Cependant, il faut les baigner au moins une à deux fois par semaine.

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Un bain matinal est recommandé, car il laisse à l'oiseau la possibilité de se sécher pendant le reste de la journée.
La température de l'intérieur d'un local ayant tendance à baisser au cours de la nuit, l'oiseau risque de prendre froid s'il est encore humide à ce moment-là.
Assurez-vous qu'il puisse jouir d'un endroit sans courant d'air pour se sécher et peigner ses plumes.

__________________
Pour les oiseaux, Dieu créa les arbres...et les hommes la cage

Amicalement, Lé@n.

http://apdcanari.com/forum/

 

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152 - AUTOMÉDICATION POUR LES OISEAUX EXOTIQUES

 

AUTOMÉDICATION POUR LES OISEAUX EXOTIQUES - PREMIÈRE PARTIE
Texte original écrit par
William Astor, décembre 2002
Traduction française :
Alice Maurisot, le 2 décembre 2003

 

Introduction

Je m'émerveille toujours devant les oiseaux qui volent dans la nature : ils ont toujours l'air si bien portant, actifs, avec un plumage bien serré. Il y a plusieurs années, lorsque j'ai débuté dans l'élevage du Diamant de Gould, mes oiseaux se tenaient en boule trop souvent à mon goût. Pourquoi les oiseaux sauvages semblent-ils en si bonne santé, alors que les oiseaux captifs tombent malades si facilement ? Cela est resté un mystère pour moi pendant longtemps. Des analyses bactériologiques pratiquées sur les déjections de mes oiseaux malades ont révélé qu'ils souffraient d'une infection bactérienne. Mais dans ce cas, me suis-je dit, pourquoi les oiseaux sauvages n'attrapent-ils pas d'infections eux aussi ? Après tout, il y a bien plus de bactéries pathogènes dans la nature.

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On pourrait répondre à cela que les oiseaux malades dans la nature meurent en général de leurs infections internes diverses, seuls les oiseaux au système immunitaire supérieur restant en vie, par sélection naturelle. Mais le nombre et la diversité énormes des organismes pathogènes auxquels les oiseaux sauvages sont exposés réfutent cette explication : si c'était le cas, le système immunitaire des oiseaux ne pourrait pas gérer tous les microbes et les oiseaux finiraient tous par mourir. Quelque chose dans la nature doit donc protéger les oiseaux sauvages des infections.

On découvre actuellement de plus en plus de preuves que les animaux dans la nature font usage de substances que nous ne classons pas parmi les aliments, et qui néanmoins sont vitales pour leur santé et leur bien-être. Je les appellerai dans cet article les alicaments et je développerai ultérieurement ce sujet.

Selon le Dr Cindy Engel, « l'automédication des animaux est l'utilisation de plantes, sols, insectes et champignons comme « médicaments » par de nombreuses espèces (oiseaux, insectes et mammifères), de façon à les immuniser contre des maladies futures (médecine préventive) et/ou les débarrasser de symptômes gênants (médecine curative ou thérapeutique). »

Il y a deux ans, j'ai donc eu l'idée de transformer une pièce inutilisée en pièce d'oiseaux volant librement, pour étudier le comportement de plusieurs espèces de passereaux granivores. Mais lorsque j'ai acquis les oiseaux, je me suis rendu compte que certains étaient souffrants et que d'autres tombaient malades à leur tour. Après un grand nombre d'essais et d'erreurs avec des plantes et des solutions antibactériennes, un déclic s'est produit lorsque j'ai envoyé des e-mails à Debbie Myers, éleveuse de Diamants de Gould dans l'Arizona, pour savoir quelle dose d'extrait de pépins de pamplemousse (un liquide antibactérien) elle utilisait pour soigner un oiseau malade. Elle m'a indiqué qu'elle était parvenue à soigner une femelle Diamant de Gould complètement en boule en lui donnant deux abreuvoirs, l'un contenant de l'extrait de pépins de pamplemousse et l'autre de l'eau pure. La femelle préférait boire la solution d'extrait de pépins de pamplemousse plutôt que l'eau pure. Elle m'a conseillé de faire de même avec mes oiseaux malades. J'ai distribué la solution d'extrait de pépins de pamplemousse avec différentes concentrations et j'ai trouvé par tâtonnements celle que les oiseaux préféraient. J'ai essayé également le même procédé avec une solution de vinaigre de cidre de pommes. Et j'ai commencé à distribuer des plantes médicinales dans un récipient séparé, au lieu de les mélanger à la pâtée, comme je faisais auparavant.

 

AUTOMÉDICATION POUR LES OISEAUX EXOTIQUES - SECONDE PARTIE
Texte original écrit par
William Astor, décembre 2002
Traduction française :
Alice Maurisot, le 30 décembre 2003

Alicaments

Voici une liste de divers types d'alicaments qui peuvent être donnés aux oiseaux, de manière facultative.

Alicaments antibactériens

Ce sont principalement des plantes qui détruisent les bactéries ou arrêtent leur développement, que ces bactéries soient pathogènes ou non. Certaines de ces plantes peuvent tuer des champignons, des levures ou des virus. Les meilleures semblent être l'extrait de pépins de pamplemousse, le vinaigre de cidre, l'ail, la sauge, le souci, le rudbeckia et l'armoise (Artemisia annua). Elles sont suivies par l'acacia, l'aloès, la cryptolepsis sanguinolente (Cryptolepsis sanguinolenta, plante produisant la quinine), l'eucalyptus, le gingembre, l'hydrastis (Hydrastis canadensis), le miel, le genièvre, la réglisse, la myrrhe, les feuilles d'olivier, le thym, le thuya, l'usnéa (lichen) et l'indigo sauvage.

RAPPELEZ-VOUS TOUJOURS

Que les plantes antibactériennes doivent être données de manière facultative aux oiseaux, dans des godets en plastique séparés, c'est-à-dire que les oiseaux doivent toujours avoir à leur disposition de l'eau fraîche dans un abreuvoir distinct, et on ne doit JAMAIS mélanger les plantes à la pâtée, sinon des oiseaux mourront vraisemblablement. Ceci reflète, en tout cas, ma propre expérience avec des oiseaux malades. Les oiseaux en bonne santé arrivent à s'en sortir d'une façon ou d'une autre, mais pas les malades.
L'extrait de pépins de pamplemousse et le vinaigre de cidre de pommes sont deux alicaments antibactériens que j'ai trouvés, à l'usage, excellents. Les oiseaux malades boivent spontanément beaucoup plus de solutions contenant des produits que les oiseaux en bonne santé.


L'extrait de pépins de pamplemousse
En expérimentant plusieurs dosages, j'ai observé que les oiseaux en bonne santé préfèrent boire une solution de 0,4 ml d'extrait de pépins de pamplemousse dans 100 ml d'eau, tandis que les oiseaux malades préfèrent une solution de 0,4 ml ou 0,7 ml dans 100 ml d'eau, suivant les espèces.

Le vinaigre de cidre

J'ai observé que les oiseaux en bonne santé préfèrent boire une solution de 0,6 ml de vinaigre de cidre dans 100 ml d'eau, tandis que les oiseaux malades préfèrent une solution de 12 ml de vinaigre de cidre dans 100 ml d'eau.

Pour mémoire, j'ai utilisé jusqu'ici l'extrait de pépins de pamplemousse, le vinaigre de cidre, les feuilles d'olivier, l'ail, la sauge, le souci, le rudbeckia, l'armoise, le thym et la réglisse.

Alicaments vermifuges

Les alicaments vermifuges sont principalement des plantes qui tuent les helminthes ou arrêtent leur développement, mais ils ne sont pas aussi efficaces que les vermifuges chimiques, par exemple le ronidazole, le praziquantel, la moxidectine, etc.

Quelques exemples d'alicaments vermifuges : la terre diatomée, la feuille d'olivier, l'armoise (Artemisia annua), la graine de courge, l'ail, le thym et le quassia ou bois amer (Quassia amara).

La terre diatomée est une fine poudre faite à partir des coquilles de créatures marines appelées diatomées. Elle est efficace contre les vers seulement par contact, et ne peut donc pas éliminer les acariens respiratoires, qui se logent dans les poumons. Elle est inefficace contre les vers du gésier, qui sont profondément enfoncés dans la paroi de l'intestin. Elle est inefficace contre les ténias, car ils enfouissent leur tête dans les parois de l'intestin et se nourrissent directement des tissus, donc leurs parties buccales ne sont jamais exposées.

Il faut utiliser seulement de la terre diatomée de qualité alimentaire, et pas celle qui est produite industriellement pour la filtration des piscines. La terre diatomée est une sorte de poussière très poudreuse, faites donc attention à ne pas faire de nuage de poussière en l'utilisant : ceci pourrait vous donner des irritations aux yeux et aux poumons. Rappelez-vous cependant que même la poussière de farine de froment peut irriter les yeux et les poumons si on en respire trop.

(Informations en français : http://jardinierauvergne.free.fr/rotenone.htm)


La graine de courge réduite en poudre est appréciée par la plupart des petits granivores. Elle agit contre les ténias et les ascarides.

L'armoise (Artemisia annua) est une plante puissante contre les infections parasitaires du tractus intestinal. Les expériences in vitro suggèrent que l'artémisine, produit actif de l'armoise, peut éliminer la malaria, d'autres parasites (protozoaires et vers) et des bactéries.

L'ail et le thym sont très bons pour expulser les ascarides et les ankylostomes.

Le quassia peut être préparé comme du thé, puis laissé refroidir. On peut l'utiliser de façon externe sur les oiseaux pour traiter les zones infestées par des poux avec un tampon de coton imbibé.

Pour mémoire, j'ai utilisé jusqu'ici la terre diatomée, l'armoise annuelle, la graine de courge et l'ail.

Alicaments antiprotozoaires

Les alicaments antiprotozoaires sont des plantes qui éliminent les protozoaires ou arrêtent leur développement. Exemples : l'armoise (Artemisia annua) et la feuille d'olivier. Je suis sûr qu'il existe de nombreux antiprotozoaires dans la nature, mais je ne les connais pas encore. Gardons à l'esprit que certains protozoaires parasites d'enfouissent profondément dans les tissus des intestins, donc l'armoise et la feuille d'olivier ne peuvent peut-être pas les éliminer d'un seul coup.

Alicaments adoucissants

Les alicaments adoucissants sont des plantes qui combattent la diarrhée et apaisent les muqueuses irritées. Ces plantes sont très appréciées des oiseaux qui ont mal à la gorge ou au ventre à cause de Trichomonas, de Candida, d'infections bactériennes, de coccidies, etc.

Exemples : feuille de mauve, orme rouge d'Amérique (Ulmus rubra), grande bardane (Arctium lappa), réglisse, graine de lin, le palmier nain ou chou palmiste (Serenoa serrulata), la consoude, le thym et la molène bouillon-blanc (Verbascum thapsus).

Pour mémoire, j'ai utilisé jusqu'ici l'orme rouge d'Amérique, la feuille de mauve, la réglisse et le thym.

Alicaments dépuratifs

Les alicaments dépuratifs sont des herbes qui éliminent les impuretés et nettoient le sang.

Le pissenlit, le mouron des oiseaux, le pau d'arco, le trèfle rouge, l'achillée millefeuille, le cresson, le chardon bénit (Cnicus benedictus), le sureau, le noyer noir d'Amérique (Juglans nigra), l'iris versicolore, la pensée, le nerprun, la grande bardane, la véronique de Virginie (Leptandra virginica), la Centella asiatica, le mahonia à feuille de houx (Mahonia aquifolium), la salsepareille (Smilax officinalis), la racine royale (Stinllingia sylvatica), l'oseille à feuilles crispées (Rumex crispus).

Je pense que les herbes dépuratives sont nécessaires après tout traitement vétérinaire, car les médicaments classiques produisent beaucoup de poison dans le sang et il est facile de savoir quand cela arrive, car des urates blancs en quantité excessive apparaissent dans les déjections après des traitements répétitifs ou à forte dose, notamment avec le ronidazole.

Alicaments amers

Les alicaments amers sont des plantes au goût amer qui contiennent dans leurs feuilles ou leur racine des composants amers, qui stimulent la digestion et sont des laxatifs doux. Ces substances amères accroissent également la production de bile dans la vésicule biliaire et le flux de bile du foie. Pour cette raison, des plantes amères sont à recommander pour ceux qui ont un fonctionnement hépatique lent en raison d'une alimentation pauvre, ce qui est le cas des oiseaux captifs, même si nous pensons leur donner la meilleure nourriture possible. L'accroissement du flux biliaire peut améliorer le métabolisme des graisses dans le corps.

Exemples : l'épine-vinette (Berberis), le chardon bénit (Cnicus benedictus), le nerprun, la camomille, le pissenlit, l'hydrastis (Hydrastis canadensis), l'osha (Ligusticum porterii), le quassia ou bois amer (Quassia amara) et l'armoise (Artemisia annua).

Pour mémoire, j'ai utilisé jusqu'ici l'épine-vinette, la camomille, le pissenlit et l'armoise.

Alicaments hépatiques

Les alicaments hépatiques sont des plantes qui renforcent et adoucissent le foie tout en stimulant le flux biliaire. Beaucoup d'oiseaux souffrent de problèmes de foie car leur régime alimentaire est souvent inadéquat, comparé à ce qu'ils apprécient dans la nature, qu'importe si NOUS pensons que la nourriture que nous leur donnons est excellente.

Exemples de plantes hépatiques : artichaut, épine-vinette (Berberis), iris versicolore, nerprun, céleri, gaillet gratteron (Galium aparine), hydrastis (Hydrastis canadensis), racine de pissenlit, fenouil, arbre de neige (Chionanthus virginicus), hydrastis (Hydrastis canadensis), chardon marie, agripaume (Leonurus cardiaca), mahonia à feuilles de houx, raisin d'Amérique (Phytolacca americana), clavalier (Zanthoxylum americanum), fusain noir pourpré (Euonymus atropurpureus), indigo sauvage, igname de Chine sauvage, armoise et achillée millefeuille.

Le chardon marie est de loin la plante hépatique la plus efficace, ses vertus de régénération du foie (entre autres) ont été scientifiquement prouvées. Ses graines sont trop grosses pour que les petits oiseaux puissent les décortiquer eux-mêmes, donc je les concasse dans un mixer avant de les leur donner, et mes oiseaux adorent cela.Un autre avantage du chardon marie est qu'il ne rancit pas car ce n'est pas une graine oléagineuse, comme le chènevis ou le tournesol. Ces deux graines rancissent après avoir été écrasées au mixer. J'aime également beaucoup le goût de noisette du chardon marie.

Pour mémoire, j'ai utilisé jusqu'ici le chardon marie, l'épine-vinette, l'armoise et l'achillée millefeuille.

Alicaments renforçant l'immunité

Les alicaments renforçant l'immunité sont principalement des végétaux de tous les jours comme la laitue, le brocoli, le chou-fleur, le chou de Bruxelles, le chou vert, le chou frisé et le poireau. Ils incluent aussi des plantes comme l'astragale, l'épine-vinette, le trèfle rouge, le rudbeckia, l'ail, les champignons shiitake, le Ginkgo biloba, le ginseng panax et de Sibérie, les champignons rishi, le chardon marie, l'écorce de pin.

Broyez les légumes frais crus dans un mixer jusqu'à ce qu'ils soient réduits en purée. Vous pouvez alors les mélanger à un aliment que vos oiseaux apprécient, par exemple des vers de farine, de l'œuf dur écrasé ou des graines trempées. Christine Kumar m'a dit de présenter les graines trempées en couche aussi fine que possible dans un plat propre. Étaler les graines trempées ou l'œuf dur écrasé dans un plat propre de cette manière empêche la nourriture de tourner. Elle ne fait que sécher. Alors que si vous l'entassez en couche épaisse dans un godet profond, vous allez sentir une mauvaise odeur en un rien de temps, à cause de l'activité bactérienne.

Les baies de sureau renforcent également le système immunitaire et sont spécialement recommandés par Frank Woolham, un expert britannique qui m'a indiqué que de toutes les baies sauvages qui poussent en Grande-Bretagne, ce sont les baies de sureau que les oiseaux de cage préfèrent. Il a détenu de nombreuses espèces d'oiseaux au cours de sa vie. J'achète des baies de sureau séchées et je les écrase dans mon moulin à café pour les donner aux oiseaux.

La spiruline est une algue comestible vert bleu qui se présente comme une poudre de la même couleur. Charlie Loukeris m'a dit que depuis qu'il donne de la spiruline à ses Chardonnerets élégants, ils ont un beau masque rouge, alors que normalement, gardés à l'intérieur, leur masque est seulement orange. De nombreuses études scientifiques montrent que la spiruline semble avoir un effet stimulant du système immunitaire et des propriétés de protecteur hépatique.

Pour mémoire, j'ai essayé jusqu'ici les baies de sureau, la spiruline, le chou frisé, l'ail, le rudbeckia et le trèfle rouge.

Alicaments inorganiques

Les alicaments inorganiques fournissent des oligo-éléments. Une chose importante au sujet de ces derniers : seulement 10% des oligo-éléments absorbés sont assimilés par le corps, mais quand ils sont combinés à des acides aminés, par un processus appelé chélation, l'administration de ces minéraux chélatés est 3 à 5 fois plus efficace.

Certains alicaments inorganiques ont un effet détoxifiant. Un aspect des maladies est la production de toxines par les bactéries pathogènes et les virus. Les toxines augmentent la douleur, par exemple celle que l'on ressent quand on a des maux d'estomac. L'argile et le charbon emportent les toxines avec eux et de ce fait, diminuent les effets des toxines sur les oiseaux.

Le sol n'est pas strictement inorganique car il contient de l'humus et des microorganismes, mais je le classerai dans ce paragraphe par commodité.

La terre contient des oligo-éléments, de l'argile, des probiotiques et des substances INCROYABLEMENT bactériostatiques et bactéricides, produites par un groupe de bactéries appelées Actinomyces qui demeurent dans le sol. J'ai donné à mes petits passereaux de différentes espèces de la terre brune séchée et tamisée depuis environ un an et je suis toujours stupéfait qu'ils l'apprécient autant. De même que pour les autres alicaments que j'utilise, les oiseaux malades consomment plus de terre que ceux qui sont bien portants. J'ai également observé de nombreux oiseaux sauvages en train de manger ou de fouiller la terre, notamment des pinsons des arbres, des bergeronnettes et des étourneaux sansonnets. Il semble vraiment que la terre est la boîte à pharmacie personnelle de la nature !

Les oligo-éléments ont une importance capitale pour garder les animaux en bonne santé. Ils sont essentiels aux réactions chimiques qui se passent dans le corps (le métabolisme). Des enzymes, cruciales pour ces réactions, ont besoin de certains minéraux pour se former. Les minéraux sont cruciaux pour la transmission du courant électrique à travers le corps pour que le système nerveux fonctionne et que les muscles puissent bouger.

Par exemple, l'un de ces oligo-éléments est l'arsenic. Il a été prouvé que l'arsenic stimule la croissance et la production des œufs, de même qu'il contrôle la prolifération des coccidies dans les élevages de poulets en batterie. Des animaux comme les chèvres, les moutons, les vaches et les antilopes ont été observés en train de paître sélectivement du fourrage contaminé à l'arsenic. Les plumes des oiseaux contiennent de l'arsenic, ce qui indique qu'il est nécessaire à leur formation. Il apparaît que la terre normale contient jusqu'à 40 parts d'arsenic pour un million (40 ppm). Comparé aux 2,6 à 9,1 ppm présentes dans la farine de poisson, aux 1,5 à 4,1 ppm présentes dans la morue et à moins de 0,5 ppm présente dans la plupart des fruits, des légumes, des céréales, des viandes et des produits laitiers , cela signifie que le sol est très riche en arsenic.
[Note : ppm signifie « parts par million » : 1 ppm correspond à 1 milligramme par litre.]

L'argile est un agent liant efficace, car sa structure chimique permet à d'autres produits de se combiner à elle et de perdre leur réactivité. L'argile est un efficace désactivateur des toxines contenues dans la nourriture ingérée ou produites par les bactéries pathogènes dans le tube digestif. Elle est consommée par beaucoup de perroquets et d'animaux d'Amazonie, pour contrer les toxines contenues dans les feuilles de plantes, noix ou baies qu'ils doivent manger.

Les probiotiques

Les habitants habituels qui prédominent dans le jabot, le cloaque, la peau et le système respiratoire des oiseaux cliniquement sains sont des bactéries gram-positives qui peuvent inclure des Lactobacillus, Bacillus, Clostridium, Corynebacterium, Staphylococcus, Streptococcus et Enterococcus. Il me semble, après diverses observations, que toutes les espèces de passereaux n'ont pas les mêmes bactéries gram-positives dans leur tube digestif, mais elles ont le même effet chez toutes les espèces, à savoir la digestion correcte de la nourriture. Parmi ces bactéries gram-positives, de nombreuses espèces de Bacillus et Clostridium sont communément trouvées dans la terre.

Tous les animaux sauvages ont besoin de substances bactériostatiques et bactéricides pour arrêter la croissance des nombreux organismes pathogènes qu'ils ingèrent, ou carrément pour les éliminer. Sinon, leur système immunitaire serait dépassé en très peu de temps.

Pour ramasser de la terre, je prends un seau, une spatule pour décoller le papier peint, et un tamis en plastique de 20 cm de diamètre, avec des trous carrés de 5 mm de côté. J'essaie de choisir un endroit où les gens ne promènent pas leurs chiens, et qui ne présente pas de signe d'activité humaine, ce qui pourrait indiquer la présence de pesticides ou d'herbicides dans le sol. Tout d'abord, je délimite un carré de 30 cm de côté sur le sol. J'enlève toutes les touffes d'herbe et autres feuilles sèches à la surface. Ensuite, je laboure ce carré de terre avec la spatule jusqu'à ce que la terre soit agréable et friable, et je retire les grosses pierres. Puis je dépose une pelletée de cette terre brune dans mon tamis. Je secoue doucement pour que de petites particules de terre se déposent dans le seau. Un seau de terre dure plusieurs mois. Je ne vous conseille pas de mettre cette terre dans un récipient avec un couvercle bien hermétique, sinon de la moisissure peut apparaître. Je couvre le seau avec un couvercle, mais je laisse un espace pour que l'air puisse circuler. Je TESTE toujours une nouvelle terre que je rapporte sur un ou deux oiseaux pendant au moins une semaine,, avant d'en donner au reste de mon élevage. Ceci est très important, car les pesticides ou les produits industriels peuvent contaminer de petites zones. C'est la même chose lorsque l'on cueille des herbes sauvages. Un éleveur de longue date a écrit qu'il a ramassé des herbes sauvages pour ses Chardonnerets élégants pendant des années au même endroit sans problème puis un jour, tous ses oiseaux sont morts après avoir consommé des herbes qu'il venait de cueillir à ce même endroit. Il s'est avéré que des agriculteurs avaient pulvérisé les environs avec un insecticide ! On n'est jamais trop prudent.

La terre passée au four est sans intérêt. Les oiseaux sauvages n'en mangent pas. Ne mélangez la terre avec rien d'autre. Mettez-la dans un récipient en plastique pour la distribuer aux oiseaux. Conservez-la dans un récipient en plastique, mais couvrez celui-ci avec un linge propre en coton pour que la terre puisse respirer.


Le charbondésactive les toxines contenues dans la nourriture ou les toxines produites par des bactéries pathogènes dans le tube digestif. Je l'écrase au moulin à café et mes oiseaux l'adorent. Curieusement, j'ai découvert que les oiseaux semblent ne pas toucher aux granules de charbon. En poudre, ils l'essaient tout de suite !

Les coquilles d'œufs

De toutes les sources de calcium, c'est celle que mes oiseaux préfèrent. Avant de découvrir les coquilles d'œufs, je donnais de l'os de seiche. Un jour, j'ai jeté une coquille d'œuf dans la volière en passant. Les oiseaux se sont littéralement grimpés dessus pour pouvoir en manger ! J'ai reculé en riant intérieurement, car je ne m'attendais vraiment pas à ce qu'une banale coquille d'œuf déclenche une telle réaction.

Et dire que je pensais que l'os de seiche était la meilleure source de calcium ! Ces oiseaux ont réagi comme le ferait un homme assoiffé dans le désert à qui l'on donnerait un verre d'eau propre ! Je ne les ai jamais vus faire cela avec une autre source de calcium.


Le grit de coquille d'huître

Tous mes granivores l'adorent.

On peut aussi donner de la poudre de minéraux pour bétail ou toute poudre de minéraux pour oiseaux contenant calcium, phosphore, magnésium, sodium, manganèse, cuivre, zinc, sélénium, iode et cobalt.

La terre diatomée est extrêmement riche en oligo-éléments parce qu'elle est faite de squelettes de diatomées fossilisés. J'ai lu plusieurs fois que les animaux qui en recevaient avaient une fourrure ou un plumage plus brillant.


Alicaments, antibiotiques et vermifuges

Si vous avez un perroquet de grande longévité qui est assuré, il est facile d'aller voir un vétérinaire spécialiste des perroquets. Mais pour la plupart des gens, ce n'est pas aussi pratique pour les petits exotiques. Lorsque j'achète de petits passereaux, je les garde en quarantaine pendant 3 mois. J'ai besoin d'antibiotiques et de vermifuges bien dosés pour réduire la quantité de pathogènes dans l'organisme des oiseaux. J'ai observé jusqu'ici que si les oiseaux attrapent des microbes en dehors de leur tractus gastro-intestinal, les alicaments que j'utilise ne les guérissent pas complètement.

Souvent, les oiseaux ignorent la plupart des alicaments que j'ai mentionnés ou en consomment très peu, et se focalisent seulement sur quelques-uns. Cependant, quand le besoin se fait sentir, ils se mettent à en consommer. Les oiseaux qui vivent librement dans ma chambre d'oiseaux le font et restent en bonne santé. Ils sont parfois ébouriffés, mais ils retrouvent une belle allure quelques jours après. Il est préférable d'inscrire ses observations dans un journal, sinon on risque d'oublier des trouvailles utiles, comme, par exemple, les plantes qui sont consommées par certaines espèces d'oiseaux, malades ou sains. Je vous encourage à écrire des articles sur vos découvertes, car cela pourrait aussi être important pour résoudre des problèmes de santé chez les humains.

Je voudrais attirer votre attention sur deux faits provenant de cultures très différentes.

Les commerces animaliers belges, allemands et britanniques vendent désormais des produits à base de plantes destinés à supprimer les bactéries, les champignons, les coccidies et les vers chez les oiseaux, ou à favoriser nutritionnellement le développement des bactéries gram-positives dans le tube digestif des oiseaux.

Des données sur les centenaires vivant en Azerbaïdjan, en Asie centrale, confirment pour moi l'importance de proposer en permanence à nos passereaux granivores des boissons acides facultatives, des probiotiques dérivés des oiseaux, et des plantes médicinales.

Fait étonnant, il existe des milliers de centenaires en Azerbaïdjan qui restent en forme jusqu'au dernier jour. Ils ne deviennent pas des invalides grabataires comme nous avons l'habitude d'en voir dans les services gériatriques en Occident. Que mangent-ils ? Du yaourt aigre et de l'ail, quotidiennement. Le yaourt aigre contient, évidemment, des probiotiques et des acides faibles. L'ail est une plante qui stimule la santé dans son ensemble. J'ai moi-même mis en pratique ces connaissances dans mon propre régime alimentaire.

 

Conclusion

Quand on élève des petits granivores, l'aide du vétérinaire n'est pas aussi évidente qu'avec un grand perroquet. Quand j'achète des oiseaux, la moitié d'entre eux tombe malade, et j'ai constaté que les plantes ne pouvaient pas les sauver. Mais les antibiotiques et les médicaments contre les protozoaires sont efficaces pour les guérir. En effet, les plantes se mettent à agir très lentement, comparé aux médicaments chimiques.

Mais par la suite, avec l'aide des probiotiques naturels que l'on trouve dans les insectes, la verdure, les graines en épis et mes alicaments, les oiseaux restent généralement en forme.

Si une maladie les frappe à nouveau, c'est dû cette fois-ci à un problème d'hygiène de l'eau et j'ai remarqué que les Trichomonas, protozoaires parasites transportés par l'eau, sont les germes pathogènes les plus difficiles à gérer. J'insiste sur le fait qu'une bonne hygiène de l'eau est ESSENTIELLE pour garder des oiseaux en bonne santé. Tout récipient contenant de l'eau doit être remplacé après quelques jours par un autre soigneusement lavé, rincé et trempé une nuit dans une solution d'eau de javel peu concentrée, pour éradiquer les germes pathogènes. J'insiste également sur le fait que la possibilité de se baigner est ESSENTIELLE pour garder des oiseaux non seulement beaux, mais aussi psychologiquement heureux.

Malheureusement, je ne sais pas si ce que j'écris ici s'applique aux becs crochus. Je peux seulement transmettre ce que j'ai trouvé avec des passereaux d'une vingtaine d'espèces différentes, provenant du monde entier, aussi bien des oiseaux de capture que des oiseaux d'élevage. J'adore les petits passereaux. Ils sont tellement mignons. :)

Je remercie spécialement Debbie Myers, éleveuse de Diamants de Gould en Arizona, qui m'a donné l'indice vital de donner l'extrait de pépins de pamplemousse comme une boisson facultative, donc de laisser les oiseaux décider eux-mêmes de la quantité de solution antibactérienne nécessaire pour se soigner. J'ai ensuite étendu ce principe à tous les alicaments que j'utilise aujourd'hui.

COPYRIGHT. Tous droits réservés.
Cet article a été publié pour la première fois sur Internet sur le site Holistbird.com, dans la section « Fichiers », lundi 16 décembre 2002, et ceci a été attesté dans le message n° 19210.

 

Source : http://bestofpiafs.free.fr/bestof/A9f.php

 

 

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151 - Comportement de nos Canaris

Au cours d'une année complète (12 mois), il existe plusieurs phases dans le comportement de nos Canaris.

07022008

Je vais essayer de vous expliquer succinctement les différentes périodes qui sont au nombre de sept (7). Je commencerai tout naturellement par le mois de janvier.

1) La période de repos :

Elle couvre tout le mois de janvier, cela permet à nos pensionnaires de bénéficier d'une grande tranquillité et cela favorisera la constitution de réserves graisseuses qui seront fort utiles lors de la reproduction.

Outre le régime de graines (voir article apdc), vous devez fournir des fruits et des légumes de saison. En complément, 2 distributions au cours du mois, de vitamines hydrosolubles, ceux-ci viendront renforcer nos soins.

2) La préparation : à la reproduction (du 1er février au 15 mars)

Cette période est très importante puisqu'elle conditionne pleinement la réussite de l'élevage.

En plus de la ration de graines, de fruits et de légumes, un supplément hebdomadaire de pâtée à l'œuf et de graines germées la compléteront.

La distribution alternée de ces 2 nouveaux éléments est fortement recommandée par de nombreux éleveurs. En plus 2 fois par semaine, nous donnerons des vitamines dans l'eau de boisson.

3) La formation des couples :

Cette période s'étend du 15 au 21 mars

Mélange de graines, fruits, verdures, pâtée à l'œuf, graines germées, vitamines sont la nourriture et le menu quotidien de nos Canaris.

4) La période d'élevage :

Du 21 mars, elle se termine aux environs du 15 juillet (si l'on prend la précaution de ne plus laisser couver les oiseaux dès mi-juin), ce que je recommanderai d'ailleurs.

NE FATIGUEZ PAS INUTILEMENT VOS REPRODUCTEURS

Cette période se décompose en quatre (4) phases, qui requièrent chacune des soins différents.

A la couvaison: le mélange de graines suffit amplement pour alimenter les oiseaux.

L'éclosion demande que l'on ajoute de la pâtée à l'œuf.

Durant l'élevage, le régime fourni à l'éclosion est poursuivi quotidiennement

Le sevrage, plus où moins 35 jours compte tenu de la fragilité du bec des oisillons, le régime est alors le suivant: Mélange de graines germées, fruits, verdures diverses graines concassées.

5) La mue :

La mue des adultes commencent environ vers le 15 juillet pour se terminer fin septembre. Par contre, les jeunes débuteront leurs mues vers les trois(3) mois pour le 1er jour et deux (2) mois pour ceux de fin de saison.

Pour le reste, le régime quotidien auxquels vous ajouterez 2 à 3 fois par semaine des vitamines dans l'abreuvoir.

6) La préparation aux Expositions :

Ce moment, très attendu des éleveurs, empiète sur la précédente période (début septembre à début octobre).

La nourriture est la même que précédemment. Le logement des sujets sélectionnés en cages d'Exposition où en cages "Africa" est l'essentielle différence.

Cela permet une surveillance plus attentive de la mue, une accoutumance aux dérangements divers, n'oublions pas que nous devons transformer nos oiseaux, en "Lauréats de Concours".

7) La période des Expositions et le choix de nos reproducteurs:

Ceci est la dernière rubrique de notre "année canari", qui reprendra ensuite le même cycle que nous venons de voir ensemble.

Elle prend du 5 octobre au 31 décembre.

Le travail de toute une année sera peut-être récompensé par l'obtention d'un Premier Prix où d'un titre de Champion Best Show.

Mais il ne faut pas que cela nous empêche de penser que la période est idéale dans le choix de nos futurs reproducteurs.

Il faut à tout prix acquérir, à ce moment ceux qui peuvent nous faire défaut pour la continuité de notre élevage.

J'en ai terminé sur le cycle annuel de nos Canaris, en espérant que nos jeunes éleveurs essaieront de le faire en suivant le calendrier de l'amateur débutant.

Article que j'avais publié dans la revue "Nos Oiseaux" (novembre 1999)

Source : Article trouvé sur le net 

 

 

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150 - ABC sur les canaris couleurs

Rappel historique sur la domestication du canari
Le canari que tout le monde connaît (ou croit connaître) est la forme domestiquée du serin des Iles Canaries : le Serinus canaria. Ce passereau est sous sa forme originelle un oiseau d’environ 13 cm et de couleur verdâtre  avec la présence de striures foncées sur le dos et les flancs. Cet oiseau fût importé en Europe à partir de la fin du 15ème siècle dès que les Espagnols prirent possession des Iles Canaries. Aux 16ème et 17ème siècles l’élevage se faisait en Espagne mais aussi en Italie et en Allemagne. Déjà dans ces pays il y avait des élevages importants qui alimentaient les autres pays européens. Dès le 17ème siècle certaines mutations de couleur se sont produites dont celle qui a donné le canari jaune mais ce n’est qu’au 19ème siècle que la diversité des canaris produits amène à distinguer les trois grands groupes encore connus aujourd’hui.


Le groupe des canaris de chant :

Ces lignées sont élevées dans le but de l’amélioration de la qualité du chant. L’Allemagne a été le berceau de cet élevage ce qui a donné dès le 19ème siècle la race de canari du Harz alors qu’en Belgique se développait l’élevage du canari Waterslager connu en France sous le nom de Malinois. Au 20ème siècle en Espagne fût créée la race de chant Timbrado alors qu’aux Etats Unis il existe une autre race l’American Singer. Aujourd’hui les éleveurs de canaris du Harz ainsi que ceux de Malinois tendent d’introduire des variétés de couleurs différentes dans leurs souches de chanteurs mais ce type d’élevage est encore peu développé.


Le groupe des canaris de forme et de posture :

C’est essentiellement en Angleterre que furent créées et fixées de nouvelles races de canaris choisies pour leur taille ou leur forme ou leur plumage particuliers. Ces races sont à l’origine des 22 races actuellement reconnues de ces canaris dits de posture.


Le groupe des canaris couleurs :

Si différentes teintes étaient apparues dès les premières générations élevées en captivité, ce n’est qu’au vingtième siècle que toutes les couleurs actuelles ont été obtenues, répertoriées, classifiées et que les mécanismes génétiques les régissant ont été percés. Nous reviendrons plus en détail sur cela dans un paragraphe particulier.
En résumé, on peut dire qu’en quatre siècles, à partir d’un même oiseau, la sélection a abouti à l’obtention de quatre races de canaris de chant, vingt deux races distinctes de canaris de posture, une quinzaine de mutations de couleurs qui combinées entre elles donnent des centaines de couleurs différentes. Une centaine seulement sont reconnues et possèdent leur standard officiel.

Les caractéristiques communes à tous les canaris couleurs
Elles vont concerner la structure du corps et la qualité du plumage. Ces caractéristiques seront propres aux canaris couleurs et ne devront donc pas avoir subi l’influence de croisements avec d’autres races notamment les canaris de posture.
La taille :

Du bec jusqu'à la pointe de la queue, la taille d’un canari couleur sera de 13 à 14 cm. Dans certaines couleurs (blanc, rouge notamment) il est plus facile d’atteindre le haut de la fourchette (14 cm même 14,5 cm) mais aller au-delà c’est sortir de la caractéristique et c’est sanctionné dans les concours.

 

La forme et le maintien : Canaris1.jpg

C’est là que le canari couleur se distingue des autres canaris. Il doit avoir une forme harmonieuse : tête assez arrondie, bec court et conique, cassure du cou visible mais pas trop prononcée, poitrine large mais non proéminente, dos légèrement bombé, ailes non croisées, queue dans l’axe du corps. La position sur le perchoir est appelée maintien : le corps doit former un angle de 45° avec le perchoir. 
Le dessin ci-joint montre la forme et le maintien idéal pour un canari couleur.

 

Le plumage :

Il devra être complet sans trou sur le corps, sans absence de certaines rémiges ou rectrices. Le plumage devra aussi être bien compact, collé au corps, sans frisure au niveau des flancs ou de la poitrine (coup de vent) ni « cornes » en arrière des yeux.
Voici quelques défauts de forme et de plumage fréquemment rencontrés chez le canari couleur :

Canaris 2.jpg

La pigmentation du plumage chez les canaris couleurs
On distingue deux types de pigments qui par leur absence ou leur présence (sous la forme initiale ou sous forme mutée donc en général dilué) donnent toutes les nuances de couleur.
Premier type de pigments : Les pigments sombres ou pigments mélaniques.
Il s’agit du pigment noir (mélanine noire) et du pigment brun (mélanine brune).
Deuxième type de pigment :Les pigments lipochromiques (le lipochrome).
Il s’agit du jaune et du rouge.

Pour les canaris couleurs
Quand un canari présente :

 

· l’un ou les deux pigments mélaniques associés à un pigment lipochromique on a affaire à un canari mélanine fond jaune ou fond rouge. 
Exemple : le canari sauvage possède le pigment mélanique noir + le pigment mélanique brun + le pigment lipochromique jaune ce qui donne une teinte d’ensemble verdâtre. 
· l’un ou les deux pigments mélaniques mais aucun pigment lipochromique on a affaire à un canari mélanine fond blanc. 
· uniquement le pigment lipochromique (absence de pigment mélanique), on a affaire à un canari lipochrome fond jaune ou fond rouge. 
· aucun pigment (ni mélanique ni lipochromique) on a affaire à un canari lipochrome blanc. 

La couleur blanche de la plume est due à l’absence totale de pigment, aucune radiation lumineuse n’étant absorbée par la plume ce qui est renvoyé vers notre œil c’est du blanc.

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Par simplification de langage on dira que quand un canari a dans son plumage un ou deux pigments mélaniques (même dilués) il fait partie du groupe des canaris mélanines. Quand il n’y a aucun pigment mélanique présent dans la plume, même à la base de la plume ce qui forme la sous-plume de l’oiseau, alors il fait partie du groupe des canaris lipochromes. 
Un canari lipochrome a toujours la sous-plume blanche alors qu’un canari mélanine à la sous-plume teintée (de beige ou gris très clair jusqu'à noire).

 

Quand on croise un canari mélanine avec un canari lipochrome, tous les jeunes issus sont des panachés c’est à dire qu’ils ont des zones du plumage qui sont mélanines et d’autres qui sont lipochromes. Dans le domaine des canaris couleurs, les oiseaux panachés ne sont pas reconnus et sont considérés comme des bâtards. De là on tire une première règle simple : toujours accoupler les canaris mélanines ensemble et les canaris lipochromes ensemble.

Source : http://pagesperso-orange.fr/canari/ccc/CCCart10.html

 

 

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29.12.2011

149 - Bonnes fêtes de fin d'année

artifices-01.gifJe vous remercie toutes et tous pour vos visites et vos commentaires, tout au long de cette année 2011.

Je souhaite que 2012 vous apporte beaucoup de bonheur et la réalisation de vos désirs les plus chers.

Je vous embrasse.

 

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13.12.2011

148 - La stase du jabot

Qu'est-ce que la stase du jabot

C'est un ralentissement ou l'arrêt de la vague péristaltique qui permet la vidange du jabot, elle touche différentes variétés d'oiseaux, aussi bien les grands condors, les poulets que nos mandarins.
La stase du jabot atteint en particulier les oisillons, mais parfois aussi les adultes.

Quelle en est l'origine ?

  • Pour les oisillons, brûlure par la pâtée administrée par l'éleveur (t°>35°C), ou pâtée trop épaisse.
  • Candidoses: parasitage par une levure
  • Infection bactérienne
  • virus aviaire
  • Intoxication au plomb: observée plus particulièrement chez les carnassiers et charognards,
    qui ont ingéré de la viande où se trouvait des plombs ou balles.
  • Parasites intestinaux
  • Problème physiologique du jabot

A quoi sert le jabot ?
Le jabot est une partie de l'œsophage qui peut avoir diverses fonctions suivant les espèces, dont celle de stoker la nourriture, en vue d'assimilation ultérieure par l'estomac.

Symptômes de la stase du jabot
Léthargie, diminution de l'appétit, régurgitation, diarrhée

Comment reconnaitre une stase du jabot ?
La nourriture restant bloquée, elle s'accumule et souvent fermente dans le jabot, qui enfle anormalement.
Ce renflement apparait au niveau de la poitrine, d'après mes constatations, la protubérance est souple au toucher, enflée par des gaz, on y voyait aussi les graines par transparence.

Comment y remédier ?
Trois choses sont à prendre en considération:
- Le jabot doit être vidé de son contenu, soit par le processus de la digestion, soit artificiellement par massage ou aspiration.
- Le problème qui a initié la stase doit être déterminé et traité si possible.
- Le retour progressif à l'alimentation normale.

A la maison
Dans un premier temps, tenter le redémarrage de la digestion en administrant du jus de pomme, ou du vinaigre de cidre additionné d'eau, ou mieux, de sérum physiologique.
Masser le jabot pour favoriser le flux de la nourriture vers l'estomac,
attention le reflux vers les voies aériennes est fatal.
-> La mise en pratique de ces conseils est d'autant plus délicate que l'oiseau est de petite taille,
ce qui est lae cas de nos mandarins.
-> La ré-hydratation vitale à la survie de la majeure partie des espèces, est moins nécessaire chez le mandarin.

Désinfecter les cages et volières à l'aide de produits (antifongique, antiparasitaire et bactéricide), ou d'un produit cumulant ces propriétés.

Le passage chez un vétérinaire reste souvent nécessaire pour débloquer la digestion, d'autant que l'on ne dispose pas toujours des médicaments qui permettront d'enrayer le désordre qui a causé la stase, et de savoir les administrer correctement.

Méthode vétérinaire
La vidange du jabot consistera généralement à rendre le contenu du jabot plus fluide, par injection d'un fluidifiant si le contenu est trop solide à l'aide d'une sonde, puis d'aspirer le contenu du jabot.
Des médicaments seront administrés, propres à enrayer le problème initiateur de la stase (antibiotique, antiparasitaire ...).
Cette opération sera effectuée par un vétérinaire ayant des compétences dans le domaine aviaire, ou par un éleveur expérimenté.

Désinfecter les cages et volières à l'aide de produits (antifongique, antiparasitaire et bactéricide), ou d'un produit cumulant ces propriétés.

Réintroduction progressive de l'alimentation
L'alimentation après le déblocage du jabot se fera avec une pâtée très peu chargée, par petites rations, en augmentant le nombre de prises de la journée.
Il faudra veiller à ce que le jabot se vide entièrement avant d'effectuer un autre nourrissage.

Prévention
Une hygiène rigoureuse des cages et volières évite nombre des affections à l'origine de la stase du jabot, mais aussi de bien d'autres pathologies.

Additionner du vinaigre de cidre à l'eau des abreuvoirs une fois par semaine, méthode qui vaut de faciliter le transit, de limiter les gaz intestinaux ... etc ...

William Astor a écrit:

J'ai observé que les oiseaux en bonne santé préfèrent boire une solution de 0,6 ml de vinaigre de cidre dans 100 ml d'eau, tandis que les oiseaux malades préfèrent une solution de 12 ml de vinaigre de cidre dans 100 ml d'eau.


http://chti-mandarin.superforum.fr/t801-stase-jabot-boule-suspecte-sur-la-poitrine